Journées provinciales 2018

La deuxième semaine du mois d’avril, les 33 chanoines de la Province de France ont pu se retrouver pour 4 journées dans le Pays-Basque, entourés par Mgr Gilles Wach, notre Prieur général, et Mgr Michael Schmitz, notre Vicaire général et Provincial de France.

Au programme : visites, conférences, repas conviviaux et bien sûr, au centre de ces journées, la Messe et l’Office divin chantés par nos chanoines. Cela a permis à vos chanoines de se retrouver et de mieux se connaître, particulièrement pour les plus anciens d’entre eux avec les jeunes prêtres ordonnés récemment. Ils ont aussi pu écouter une belle conférence donnée par S. Exc. R. Monseigneur Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Ces journées furent donc bien remplies par la vie fraternelle et les instructions spirituelles ; de quoi nourrir l’âme, détendre l’esprit, et reposer le corps de vos chanoines.

Vous trouverez ci-dessous quelques photos prises pendant ces journées :

Semaine Sainte 2018

Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale, on l’oblige à porter lui-même l’instrument de son supplice. Ainsi s’accomplissait l’oracle du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du bois de la croix, de ce bois qu’il allait transformer en sceptre de sa force, c’était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un mystère étonnant : le vainqueur glorieux du démon, l’adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le trophée de sa victoire, le signe du salut, à l’adoration de tous les peuples.

Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce transfert préfigurait la foi des nations, pour qui la croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une gloire.

En vérité, le Christ, notre Pâque, a été immolé. Il s’est offert au Père en sacrifice nouveau et véritable de réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à l’extérieur et hors du camp, pour qu’à la place des victimes anciennes dont le mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que la croix du Christ fût cet autel, non plus du Temple, mais du monde.

Devant le Christ élevé en croix, il nous faut dépasser la représentation que s’en firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse : Votre vie sera suspendue sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie. Pour nous, accueillons d’un coeur libéré la gloire de la croix qui rayonne sur le monde. Pénétrons d’un regard éclairé par l’Esprit de vérité le sens de la parole du Seigneur annonçant l’imminence de sa Passion : C’est maintenant le jugement du monde, c’est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi.

O admirable puissance de la croix ! O gloire inexprimable de la Passion ! En elle apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié ! Oui, Seigneur, tu as tout attiré à toi ! Alors que tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu’il devait rendre gloire à ta majesté. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque, le voile du Temple déchiré, le saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son accomplissement, la Loi à l’Evangile. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le mystère qui jusqu’alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l’unique offrande de ton corps et de ton sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, toi qui enlèves le péché du monde. L’ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier : au lieu d’une multitude de victimes, il n’y a plus qu’un unique sacrifice.

Sermon de Saint Léon le Grand sur la Passion

 

Retrouvez quelques photos de la semaine sainte dans différents apostolats de l’Institut :

Retrouvez aussi les photos de la Semaine Sainte au séminaire, en présence de S. E. R. le Cardinal Burke.

Visite de Monseigneur Schmitz dans notre apostolat de Nice

Les fidèles de notre apostolat de Nice ont eu la joie de recevoir ce week-end du 17 et 18 février Monseigneur Schmitz, Vicaire général et Provincial de France de notre Institut. Cela fait maintenant plus de 20 ans que cet apostolat a été confié à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, pour y assurer l’aumônerie de la Confrérie des Pénitents Rouges au centre de Nice.

C’est depuis 2012, année d’érection canonique de la maison Saint-Hospice, que nos chanoines desservent l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur (dite « le Gesù ») afin d’y vivre leur vie canoniale au cœur du Vieux-Nice, par la vie en communauté et le chant de l’Office divin. L’église a été construite au XVIIème siècle sur commande de la Compagnie de Jésus. La richesse de son chœur, de ses chapelles latérales et de ses voûtes, de style baroque, permet au fidèle d’élever son esprit et son âme jusqu’à la majesté de Dieu.

Les chanoines Marchadier et Rodié, actuellement à Nice, assurent en parallèle l’aumônerie des Pénitents Rouges et travaillent à la Curie épiscopale en la Chancellerie et l’Officialité.

Lors de cette visite, Monseigneur Schmitz célébra la Messe dominicale dans la chapelle de la Très-Sainte-Trinité et du Saint-Suaire, chapelle de la Confrérie des Pénitents Rouges, où nos chanoines assurent la messe chaque dimanche. Cette Confrérie, dont l’existence remonte au XVIème siècle, s’est installée à Nice au XIXème. Association de pieux laïcs érigée en vue d’œuvrer à la sanctification des âmes, la Confrérie des Pénitents Rouges de Nice, prenant conscience de la décomposition morale et du recul de la Religion catholique à laquelle elle assiste, se propose de mettre en œuvre dans les domaines qui relèvent de la mission propre des laïcs (famille, profession, cité) cet exercice supérieur de la charité qui consiste à annoncer la Rédemption par Jésus-Christ.

Pour retrouver les différentes activités proposées par cet apostolat, et les horaires des Messes et des Offices qui y ont lieu, n’hésitez pas à consulter leur page ou leur site.

Prises d’habit de 5 postulantes pour nos Sœurs Adoratrices

Lundi 29 janvier dernier, jour de la fête de Saint François de Sales, Patron secondaire de notre Institut, Son Excellence Révérendissime Monseigneur Campbell, évêque de Lancaster, est venu remettre l’habit à 5 de nos postulantes chez les Sœurs adoratrices du Cœur Royal, branche féminine et contemplative de notre Institut. Ce fût à nouveau une grande joie pour nos supérieurs, et avec eux pour toute la communauté, d’accueillir les réponses généreuses de ces 5 jeunes filles, se consacrant au service de Dieu dans l’adoration de son Divin Cœur dans le Saint-Sacrement.

La petite communauté des sœurs s’agrandit chaque année, et peut compter aujourd’hui près de quarante membres, dans 3 couvents : la maison-mère en Italie, maison de formation des postulantes, près de Gricigliano ; la maison du Cœur-Eucharistique au Noirmont, dans le Jura Suisse ; et le couvent Maria Engelport en Allemagne. Nos sœurs y accueillent régulièrement de nombreux hôtes et retraitants, qui viennent profiter du calme et du silence de leurs maisons pour se recentrer sur l’essentiel. L’été, nos sœurs reçoivent aussi deux colonies pour jeunes filles de 8 à 17 ans, dont une colonie musicale, dans leur couvent en Suisse.

Nouvelle église pour notre apostolat lillois

Le dimanche 3 décembre dernier fut un jour de grâce pour notre apostolat lillois. En ce premier dimanche de l’Avent et début de l’année liturgique, et après plusieurs années durant lesquelles les Messes avaient lieu dans une chapelle d’université, rue d’Angleterre, S. Exc. R. Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, nous a offert la possibilité de transférer nos Messes et activités dans l’église Saint-Etienne.

Idéalement placée au cœur du centre-ville, très bien desservie par les transports en commun, l’église donne sur le centre historique de Lille et les rues commerçantes les plus vivantes.

L’Eglise est originellement la chapelle du collège des Jésuites de Lille. Elle est une imitation de leur église romaine du Jésus dans un style baroque, unique en Flandre. Elle est aussi consacrée au départ à l’Immaculée Conception, et ce n’est qu’à la destruction de la paroisse Saint-Etienne qu’elle en prend le nom à la fin du XVIIIème siècle.

L’Orgue dont elle jouit a près de deux milles tuyaux et trente-neuf jeux. Il fut réalisé au XIXème siècle avec l’aide des facteurs d’orgue Cavaillé-Coll, Daublaine et Callinet. Il est un des plus imposants de la région.

La chaire a été conçue par François Rude (1784-1855). Elle reprend les caractéristiques des chaires du XVIIème siècle, et est composée d’un abat-voix orné de motifs imitant des draperies.

Pour retrouver le détail des activités et Messes qui auront lieu dans cette église, rendez-vous sur le site internet et la page Facebook de l’apostolat.

Ci-dessous, quelques photos de la première Messe dans l’église, le premier dimanche de l’Avent.

La pratique de l’Avent avec Dom Guéranger

Si la sainte Église, notre mère, passe le temps de l’Avent dans cette solennelle préparation au triple avènement de Jésus-Christ ; si à l’exemple des vierges sages, elle tient sa lampe allumée pour l’arrivée de l’Époux, nous qui sommes ses membres et ses enfants, nous devons participer aux sentiments qui l’animent, et prendre pour nous cet avertissement du Sauveur : « Que vos reins soient ceints d’une ceinture comme ceux des voyageurs ; que des flambeaux allumés brillent dans vos mains ; et soyez semblables à des serviteurs qui attendent leur maître 11  ». En effet, les destinées de l’Église sont les nôtres ; chacune de nos âmes est, de la part de Dieu, l’objet d’une miséricorde, d’une prévenance, semblables à celles dont il use à l’égard de l’Église elle-même. Elle n’est le temple de Dieu, que parce qu’elle est composée de pierres vivantes ; elle n’est l’Épouse, que parce qu’elle est formée de toutes les âmes qui sont conviées à l’éternelle union. S’il est écrit que le Sauveur s’est acquis l’Église par son sang 12 , chacun de nous peut dire en parlant de soi-même, comme saint Paul : Le Christ m’a aimé et s’est livré pour moi 13 . Les destinées étant donc les mêmes, nous devons nous efforcer, durant l’Avent, d’entrer dans les sentiments de préparation dont nous venons de voir que l’Église elle-même est remplie.

Et d’abord, c’est pour nous un devoir de nous joindre aux Saints de l’ancienne Loi pour demander le Messie, et d’accomplir ainsi cette dette du genre humain tout entier envers la divine miséricorde. Afin de nous animer à remplir ce devoir, transportons-nous, par la pensée, dans le cours de ces quatre mille ans, représentés par les quatre semaines de l’Avent, et songeons à ces ténèbres, à ces crimes de tout genre au milieu desquels l’ancien monde s’agitait. Que notre cœur sente vivement la reconnaissance qu’il doit à celui qui a sauvé sa créature de la mort, et qui est descendu pour voir de plus près et partager toutes nos misères, hors le péché. Qu’il crie, avec l’accent de la détresse et de la confiance, vers Celui qui voulut sauver l’œuvre de ses mains, mais qui veut aussi que l’homme demande et implore son salut. Que nos désirs et notre espérance s’épanchent donc dans ces ardentes supplications des anciens Prophètes, que l’Église nous met à la bouche en ces jours d’attente ; prêtons nos cœurs, dans toute leur étendue, aux sentiments qu’ils expriment.

Ce premier devoir étant rempli, nous songerons à l’Avènement que le Sauveur veut faire en notre cœur : Avènement, comme nous avons vu, plein de douceur et de mystère, et qui est la suite du premier, puisque le bon Pasteur ne vient pas seulement visiter le troupeau en général, mais qu’il étend sa sollicitude à chacune des brebis, même à la centième qui s’était perdue. Or, pour bien saisir tout cet ineffable mystère, il faut se rappeler que, comme nous ne pouvons être agréables à notre Père céleste qu’autant qu’il voit en nous Jésus-Christ, son Fils, ce Sauveur plein de bonté daigne venir en chacun de nous, et, si nous y voulons consentir, nous transformer en lui, en sorte que nous ne vivions plus de notre vie, mais de la sienne. Et tel est le but du Christianisme tout entier, de diviniser l’homme par Jésus-Christ : telle est la tâche sublime imposée à l’Église. Elle dit aux Fidèles avec saint Paul : « Vous êtes mes petits enfants ; car je vous donne une « seconde naissance, afin que Jésus-Christ soit formé en vous 14 . »

Mais, de même que, dans son apparition en ce monde, le divin Sauveur s’est d’abord montré sous la forme d’un faible enfant, avant de parvenir à la plénitude de l’âge parfait qui était nécessaire pour que rien ne manquât à son sacrifice, il tend à prendre en nous les mêmes développements. Or, c’est à la fête de Noël qu’il aime à naître dans les âmes, et qu’il répand par toute son Église une grâce de Naissance, à laquelle, il est vrai, tous ne sont pas fidèles.

Car voici la situation des âmes à l’approche de cette ineffable solennité. Les unes, et c’est le petit nombre, vivent avec plénitude de la vie du Seigneur Jésus qui est en elles, et aspirent à chaque heure après l’accroissement de cette vie. Les autres, en plus grand nombre, sont vivantes, il est vrai, par la présence du Christ ; mais elles sont malades et languissantes, faute de désirer le progrès de cette vie divine ; car leur charité s’est refroidie 15 . Le reste des hommes ne jouit point de cette vie, et ils sont dans la mort ; car le Christ a dit : Je suis la vie16 .

Or, dans les jours de l’Avent, le Sauveur s’en va frappant à la porte de toutes ces âmes, tantôt d’une manière sensible, tantôt d’une manière cachée. Il vient leur demander si elles ont place pour lui, afin qu’il naisse en elles. Mais, quoique la maison qu’il réclame soit à lui, puisqu’il l’a bâtie et la conserve, il s’est plaint que les siens ne l’ont pas voulu recevoir 17  ; au moins le grand nombre d’entre eux. « Quant à ceux qui l’ont reçu, il leur a donné de devenir fils de Dieu, et non plus enfants de la chair et du sang 18 . »

Préparez-vous donc à le voir naître en vous plus beau, plus radieux, plus fort encore que vous ne l’avez connu, ô vous, âmes fidèles qui le gardez en vous comme un dépôt chéri, et qui, dès longtemps, n’avez point d’autre vie que sa vie, d’autre cœur que son cœur, d’autres œuvres que ses œuvres. Sachez démêler, dans les paroles de la sainte Liturgie, ces mots cachés qui vont à votre amour, et qui charmeront le cœur de l’Époux.

Dilatez vos portes pour le recevoir dans sa nouvelle entrée, vous qui déjà l’aviez en vous, mais sans le connaître ; qui le possédiez, mais sans le goûter. Il revient avec une nouvelle tendresse ; il a oublié vos dédains ; il veut renouveler toutes choses 19 . Faites place à l’Enfant divin ; car il voudra croître en vous. Le moment approche : que votre cœur donc se réveille ; et dans la crainte que le sommeil ne vous ait surpris quand il passera, veillez et chantez. Les paroles de la liturgie sont aussi pour vous ; car elles parlent de ténèbres que Dieu seul peut dissiper, de plaies que sa bonté seule peut guérir, de langueurs qui ne cesseront que par sa vertu.

Et vous, Chrétiens, pour qui la bonne nouvelle est comme si elle n’était pas, parce que vos cœurs sont morts par le péché ; soit que cette mort vous retienne dans ses liens depuis longues années, soit que la blessure qui l’a causée ait été plus récemment portée à votre âme : voici venir celui qui est la vie. « Pourquoi donc voudriez-vous mourir ? Il ne veut pas la mort du pécheur, mais bien qu’ils se convertisse et qu’il vive 20 . » La grande Fête de sa Naissance sera un jour de miséricorde universelle pour tous ceux qui voudront bien lui donner entrée. Ceux-là recommenceront à vivre avec lui ; toute autre vie antérieure sera abolie, et la grâce surabondera, là même où avait abondé l’iniquité 21 .

Que si la tendresse, la douceur de cet Avènement mystérieux ne vous séduisent pas, parce que votre cœur appesanti ne saurait encore comprendre la confiance, parce que, ayant longtemps avalé l’iniquité comme l’eau, vous ne savez ce que c’est que d’aspirer par l’amour aux caresses d’un père dont vous aviez méprisé les invitations ; songez à l’Avènement plein de terreur, qui suivra celui qui s’accomplit silencieusement dans les âmes. Entendez les craquements de l’univers à l’approche du Juge redoutable ; voyez les cieux s’enfuir devant lui, et se rouler comme un livre à sa vue 22  ; soutenez, si vous pouvez, son aspect, ses regards étincelants ; regardez sans frémir le glaive à deux tranchants qui s’élance de sa bouche 23  ; écoutez enfin ces cris lamentables : Montagnes, tombez sur nous ; rochers, couvrez-nous, dérobez-nous sa vue effrayante 24  ! Ces cris sont ceux que feront entendre, en vain, les âmes infortunées qui n’ont pas su connaître le temps de la visite 25 . Pour avoir fermé leur cœur à cet Homme-Dieu qui pleura sur elles, tant il les aimait ! elles descendront vivantes dans ces ardeurs éternelles, dont la flamme est si vive qu’elle dévore le germe de la terre et les fondements les plus cachés des montagnes 26 . C’est là que l’on sent le ver éternel d’un regret qui ne meurt jamais 27 .

Que ceux-là donc que n’attendrit pas la douce nouvelle de l’approche du céleste Médecin, du généreux Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, méditent pendant l’Avent sur l’affreux et pourtant incontestable mystère de la Rédemption rendue inutile par le refus que l’homme fait trop souvent de s’associer à son propre salut. Qu’ils sondent leurs forces, et s’ils dédaignent l’Enfant qui va naître 28 , qu’ils voient s’ils seront en mesure de lutter avec le Dieu fort, au jour où il viendra non plus sauver, mais juger. Pour le connaître de plus près, ce Juge devant qui tout doit trembler, qu’ils interrogent la sainte Liturgie : là, ils apprendront à le craindre.

Au reste, cette crainte n’est pas seulement le propre des pécheurs, elle est un sentiment que tout chrétien doit éprouver. La crainte, si elle est seule, fait l’esclave ; si elle balance l’amour, elle convient au fils coupable, qui cherche le pardon de son père qu’il a irrité ; même quand c’est l’amour qui la chasse dehors 29 , elle revient parfois comme un éclair rapide ; et jusqu’en ses fondements le cœur fidèle en est heureusement ébranlé. Il sent alors se rÈveiller le souvenir de sa misère et de la gratuite miséricorde de l’Époux. Nul ne doit donc se dispenser, dans le saint temps de l’Avent, de s’associer aux pieuses terreurs de l’Église qui, tout aimée qu’elle est, dit chaque jour, dans l’Office de Sexte : Percez ma chair, Seigneur, de l’aiguillon de votre crainte ! Mais cette partie de la Liturgie sera utile surtout à ceux qui commencent à se donner au service de Dieu.

De tout ceci, on doit conclure que l’Avent est un temps principalement consacré aux exercices de la Vie Purgative ; ce qui est signifié par cette parole de saint Jean-Baptiste, que l’Église nous répète si souvent dans ce saint temps : Préparez la voie du Seigneur ! Que chacun donc travaille sérieusement à aplanir le sentier par lequel Jésus-Christ entrera dans son âme. Que les justes, suivant la doctrine de l’Apôtre, oublient ce qu’ils ont fait dans le passe 30 , et travaillent sur de nouveaux frais. Que les pécheurs se hâtent de rompre les liens qui les retiennent, de briser les habitudes qui les captivent ; qu’ils affaiblissent la chair, et commencent le dur travail de la soumettre à l’esprit ; qu’ils prient surtout avec l’Église ; et quand le Seigneur viendra, ils pourront espérer qu’il ne franchira pas le seuil de leur porte, mais qu’il entrera ; car il a dit, en parlant de tous : « Voici que je suis à la porte et que je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre, j’entrerai chez lui 31  ».

Le mois de novembre et la dévotion aux âmes du Purgatoire

C’est pendant ce mois de novembre, mois consacré à la prière aux intentions des fidèles défunts, que nous devons prier plus instamment pour la délivrance des âmes du Purgatoire. La Foi nous apprend que les pécheurs qui n’ont pas expié leurs fautes dans ce monde devront s’en acquitter après la mort, dans ce lieu terrible appelé « Purgatoire ».  
Les peines endurées au Purgatoire sont la séparation de Dieu, dont on aperçoit les perfections et auquel on voudrait être uni, la vue de nos péchés commis, et l’action d’un feu surnaturel. Saint Augustin qualifie les douleurs du Purgatoire de cruelles et inexprimables et ne craint pas de dire qu’elles sont au-dessus de toutes les souffrances de cette vie. 
Nous pouvons et nous devons venir en aide à ces âmes et abréger leurs souffrances, en vertu de l’admirable communion des Saints ! Les motifs qui nous engagent à secourir les âmes du Purgatoire sont tout d’abord la compassion et la charité, en raison des souffrances qu’endurent ces âmes pour se purifier. De plus nous devons obéir à l’Église qui prescrit ces prières et encourage cette dévotion aux âmes du Purgatoire. C’est également en vue de notre propre intérêt car ces âmes prieront pour nous, surtout quand elles seront au ciel.
Si nous devons prier tous les jours pour la délivrance des âmes du Purgatoire, car tel est bien le vœu de la charité et le devoir des vrais enfants de l’Église, que ne devons-nous pas faire pendant ce mois de novembre ? C’est l’occasion de prendre la résolution d’appliquer à la délivrance de ces âmes souffrantes toutes nos bonnes œuvres, toutes nos prières, de faire offrir le Saint Sacrifice de la Messe, qui est la plus excellente des prières, de faire des aumônes… Mais cette dévotion ne doit pas se borner au seul mois de novembre ! La prise de conscience des souffrances du Purgatoire, des motifs et des moyens de soulager les âmes du Purgatoire doit nous inspirer la résolution de ne pas laisser passer un jour de notre vie sans songer à elles et sans les assister.
La confrérie de la Consolation sera un excellent moyen d’agir auprès du bon Dieu pour la délivrance de ces pauvres âmes. N’hésitez pas à vous y inscrire pour œuvrer toujours plus efficacement à leur délivrance. Pour cela, contactez-nous à l’adresse : consolation(Replace this parenthesis with the @ sign)icrsp.org
 
Pour faire une offrande messe, cliquez ici.

Confirmations à Montauban

Le dimanche 12 novembre dernier, S. Exc. R. Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, nous a fait la grande joie et l’honneur de venir conférer le sacrement de confirmation à dix jeunes de notre apostolat. 
La magnifique église Saint-Jacques était bien parée pour l’occasion. La veille, de nombreux fidèles étaient venus prêter main forte à la communauté pour un grand ménage, l’installation du trône pour l’évêque, la préparation des fleurs et quelques autres derniers préparatifs. 
 
L’Institut est présent dans le diocèse de Montauban de façon stable depuis presque dix ans, et Mgr Ginoux nous a confié l’église Saint-Jacques en centre-ville depuis fin 2015. Dans son homélie, il a redit sa joie de voir cette grande église desservie par l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, qui s’occupe de la vie liturgique et pastorale du lieu, en même temps qu’elle prend soin de maintenir l’édifice en état, en lien avec l’évêque et la commune. L’église est aujourd’hui desservie par le chanoine Christian Mahlberg, depuis notre maison provinciale, sous la responsabilité du chanoine Louis Valadier, prieur de notre maison de Labarde.
 
Après avoir conféré le sacrement de confirmation, Mgr Ginoux a assisté pontificalement à la Messe Solennelle célébrée par Mgr Rudolf Michael Schmitz, Vicaire général et Provincial de France de notre Institut. Belle cérémonie, qui manifeste bien le lien qui doit toujours unir le clergé avec son évêque, chef, père et pasteur de l’Eglise locale. Toutes les bénédictions de la messe sont réservées à l’évêque, et en particulier la dernière bénédiction pontificale.
Cette magnifique liturgie s’est achevée sur le parvis de l’église où tous les fidèles ont pu partager un verre convivial autour de Mgr Ginoux et de Mgr Schmitz.
 
Deo Gratias !

Première Messe solennelle du chanoine Benoît Beligné

Les échos endormis des voûtes de l’abbatiale Saint-Philibert de Tournus ont été réveillés, ce vendredi 18 août, par les chants grégoriens et polyphoniques qui accompagnèrent la Première Messe solennelle célébrée par le chanoine Benoit Beligné, entouré de notre Prieur Général, Monseigneur Wach, de plusieurs confrères, de sa famille et de très nombreux amis.
 
Le chanoine Beligné, en même temps que cinq autres de ses confrères, a été ordonné le jeudi 6 juillet par l’imposition des mains de S.E.R. le cardinal Burke, en l’église des Saints-Michel-et-Gaëtan, à Florence.
 
C’est toujours pour les âmes une grande grâce de pouvoir assister à la Messe d’un prêtre nouvellement ordonné, puisque l’Église, dans sa miséricorde, y attache la possibilité de gagner une indulgence plénière.
 
Ayons particulièrement à cœur de prier pour le chanoine Beligné et ses confrères ordonnés avec lui, afin que le Seigneur bénisse le début de leur ministère sacerdotal, au service de la gloire de Dieu et du bien des âmes. 

Journées Provinciales 2017

Du 24 au 28 avril dernier, ont eu lieu les traditionnelles Journées Provinciales, moments de vie fraternelle rassemblant tous les chanoines de la Province autour de leurs Supérieurs, Mgr Wach, Prieur Général, et Mgr Schmitz, Vicaire Général Provincial de France.

Cette année, ces journées se sont déroulées dans le cadre grandiose de Rocamadour, sous le regard maternel de la Vierge Noire.

Elles furent l’occasion de développer la vie liturgique, par la Messe solennelle célébrée par Mgr Wach dans la basilique de Rocamadour; par le chant des Vêpres dans la chapelle de la Vierge Noire et dans l’Abbatiale de Moissac; par le salut solennel du Saint-Sacrement et le chant du Te Deum qui clôturèrent en beauté ces journées provinciales. Elles permirent en outre de favoriser la vie fraternelle, par des repas conviviaux à Rocamadour ou encore dans nos Maisons de Baladou et de Labarde. La formation intellectuelle ne fut pas non plus oubliée, puisque de belles conférences furent données par Mgr Schmitz et un intervenant extérieur. Enfin, la découverte de la région se fit par la visite de Moissac, berceau de l’Institut, où nous avons chanté les Vêpres, et de Cahors.

Vous trouverez ci-dessous quelques photos illustrant les temps forts de ces journées provinciales.

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