Férie • Mém. de S. Blaise, Évêque & Martyr ou Messe de S. Blaise
Mardi 3 février 2026
Tous les textes, sans date : temporal et sanctoral
Messe du jour
Messe (Circumdederunt me) du Dim. de la Septuagésime : Mém. de S. Blaise & pro Papa. Préf. commune.
Commentaires
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
La sainte Eglise nous rassemble aujourd'hui pour repasser avec nous le lamentable récit de la chute de notre premier père. Un si affreux désastre nous fait déjà pressentir le dénouement de la vie mortelle du Fils de Dieu fait homme, qui a daigné prendre sur lui la charge d'expier la prévarication du commencement et toutes celles qui l'ont suivie. Pour être en mesure d'apprécier le remède, il nous faut sonder la plaie. Cette semaine sera donc employée à méditer la gravité du premier péché, et toute la suite des malheurs qu'il a entraînés sur l'espèce humaine.
Autrefois l'Eglise lisait en ce jour, à l'Office de Matines, la narration simple et sublime par laquelle Moïse a initié toutes les générations à ce triste événement. La disposition actuelle de la Liturgie n'amène pas cette lecture avant le Mercredi de cette semaine, les jours qui précèdent étant employés à lire le récit des six jours de la création. Nous placerons néanmoins dès aujourd'hui cette importante lecture, comme le fondement des enseignements de la semaine.
Du Livre de la Genèse. Chap. III.
Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait formés sur la terre. Il dit à la femme : Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne pas manger du fruit de tous les arbres du jardin ? La femme lui répondit : Nous mangeons du fruit des arbres qui sont dans le jardin ; mais, pour ce qui est du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu nous a commandé de n'en point manger, et de n'y point toucher, de peur que nous ne mourrions. Le serpent dit à la femme : Assurément, vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que le jour où vous en aurez mangé, vos yeux seront ouverts, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme donc considéra que le fruit de cet arbre était bon à manger, qu'il était beau et agréable à la vue, et, en ayant pris, elle en mangea, et en donna à son mari qui en mangea aussi. Et en même temps , leurs yeux furent ouverts à tous deux.
Ayant reconnu leur nudité, ils entrelacèrent des feuilles de figuier, et s'en firent des ceintures. Et ayant entendu la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin après midi, à l'heure où il s'élève un vent doux, Adam et son épouse se cachèrent sous l'ombrage des arbres du jardin, pour fuir la face du Seigneur Dieu. Et le Seigneur Dieu appela Adam, et lui dit : Où es tu ? Il répondit : J'ai entendu votre voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que j'étais nu ; c'est pourquoi je me suis caché. Le Seigneur reprit : Qui t'a appris que tu étais nu, si ce n'est que tu as mangé du fruit de l'arbre dont je t'avais commandé de ne pas manger ? Et Adam répondit : La femme que vous m'avez donnée pour compagne m'a présenté du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. Et le Seigneur Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? Elle répondit : Le serpent m'a trompée , et j'en ai mangé.
Et le Seigneur Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu es maudit entre tous les animaux et les bêtes de la terre. Tu ramperas sur ton ventre, et tu mangeras la terre tous les jours de ta vie. Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne : elle t'écrasera la tête, et tu tâcheras de la mordre au talon. Il dit aussi à la femme : Je multiplierai tes angoisses après que tu auras conçu ; tu enfanteras tes fils dans la douleur ; tu seras sous la puissance de l'homme, et il te dominera. Il dit ensuite à Adam : Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé du fruit de l'arbre dont je t'avais commandé de ne pas manger, la terre sera maudite à cause de ce que tu as fait : tu tireras d'elle ta nourriture à force de travail, tous les jours de ta vie. Elle te produira des épines et des ronces, et tu te nourriras de l'herbe de la terre. Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu'à ce que tu retournes en la terre dont tu as été tiré : car tu es poussière, et tu rentreras dans la poussière.
La voilà cette page terrible des annales humaines. Elle seule nous explique la situation présente de l'homme sur la terre. Par elle aussi, nous apprenons l'attitude qui nous convient à l'égard de Dieu. Nous reviendrons sur ce lugubre récit dans les jours qui vont suivre ; dès à présent, il doit faire le principal objet de nos réflexions. Reprenons maintenant l'explication de la Liturgie d'aujourd'hui.
Dans l'Eglise grecque, le Dimanche que nous appelons de la Septuagésime est désigné sous le nom de Prosphonésime, c'est-à-dire Proclamation, parce qu'il annonce au peuple le jeûne du Carême qui doit bientôt commencer. Il est aussi appelé le Dimanche de l'Enfant prodigue, parce qu'on y lit cette parabole, comme une invitation aux pécheurs de recourir à la miséricorde de Dieu. Il faut observer néanmoins que ce Dimanche est le dernier jour de la semaine appelée Prosphonésime, laquelle commence dès le lundi précédent, selon la manière de compter des Grecs.
A LA MESSE.
La Station, à Rome, est dans l'Eglise de Saint-Laurent-hors-les-Murs. Les anciens liturgistes font remarquer la relation qui existe entre le juste Abel, dont le sang répandu par son frère fait l'objet d'un des Répons des Matines d'aujourd'hui, et le courageux martyr sur le tombeau duquel l'Eglise Romaine vient ouvrir la Septuagésime.
L'Introït de la Messe exprime les terreurs de la mort auxquelles Adam et sa race tout entière sont en proie, depuis le péché. Cependant un cri d'espérance se fait entendre, au milieu de cette suprême désolation. Adam et sa race peuvent encore implorer la miséricorde céleste. Le Seigneur a fait une promesse, au jour même de la malédiction; qu'ils confessent leur misère, et le Dieu même qu'ils ont offensé deviendra leur libérateur.
INTROÏT.
Les gémissements de la mort m'ont environné, les douleurs de l'enfer m'ont assiégé ; j'ai invoqué le Seigneur dans ma tribulation, et, de son saint temple, il a écouté ma voix.
Ps. Je vous aimerai, Seigneur, qui êtes ma force ; le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur. Gloire au Père. Les gémissements.
Dans la Collecte, l'Eglise reconnaît que ses enfants ont mérité les châtiments qui sont la suite du péché, et demande pour eux cette miséricorde qui délivre.
COLLECTE.
Nous vous supplions, Seigneur, d'exaucer dans votre clémence les prières de votre peuple, afin que nous qui sommes justement affligés pour nos péchés, soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre Nom. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
SECONDE COLLECTE.
PRÉSERVEZ-NOUS, s'il vous plaît, Seigneur, de tous les périls de l'âme et du corps ; et vous laissant fléchir par l'intercession de la bienheureuse et glorieuse Mère de Dieu Marie toujours Vierge, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. (on nomme ici le Saint titulaire de l'Eglise) et de tous les Saints, accordez-nous, dans votre bonté, le salut et la paix, afin que toutes les erreurs et les adversités étant écartées, votre Eglise vous serve dans une liberté tranquille.
Le Prêtre ajoute une troisième Collecte, à son choix.
ÉPÎTRE.
Lecture de l'Epître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Corinthiens. Chap. IX.
Mes Frères, ne savez-vous pas que, quand on court dans la lice, tous courent, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous le remportiez. Or, tout athlète garde en toutes choses la tempérance, et ils ne le font que pour gagner une couronne corruptible ; la nôtre au contraire sera incorruptible. Pour moi, je cours, mais non pas comme au hasard ; je combats, mais non pas en donnant des coups en l'air ; je châtie mon corps, et je le réduis en servitude ; de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne devienne moi-même réprouvé. Je ne veux pas que vous ignoriez, mes Frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé la mer ; qu'ils ont tous été baptisés sous la conduite de Moïse, dans la nuée et dans la mer ; qu'ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle et bu le même breuvage spirituel. Car ils buvaient de l'eau de la Pierre spirituelle qui les suivait ; et cette Pierre était Jésus-Christ. Mais cependant, sur un si grand nombre, il y en eut peu qui fussent agréables à Dieu.
La parole énergique de l'Apôtre vient augmenter encore l'émotion que nous apportent les grands souvenirs qui se rattachent à ce jour. Il nous dit que ce monde est une arène dans laquelle il faut courir, et que le prix n'est que pour ceux dont la marche est agile et dégagée. Gardons-nous donc de ce qui pourrait appesantir notre course et nous faire manquer la couronne. Ne nous faisons pas illusion : rien n'est sûr pour nous, tant que nous ne sommes pas au bout de la carrière. Notre conversion n'a pas été plus sincère que celle de saint Paul, nos œuvres plus dévouées et plus méritoires que les siennes; toutefois, il le confesse lui-même, la crainte de devenir réprouvé n'est pas entièrement éteinte dans son cœur. Il châtie son corps, et il le réduit en servitude. L'homme dans l'état actuel n'a plus cette volonté droite qu'avait Adam avant son péché, et dont cependant il sut faire un si malheureux usage. Un penchant fatal nous entraîne, et nous ne pouvons garder l'équilibre qu'en sacrifiant la chair à l'esprit. Cette doctrine paraît dure au grand nombre, et c'est pour cela que beaucoup n'arriveront pas au terme de la carrière, et n'auront pas part à la récompense qui leur était destinée. Comme les Israélites dont parle ici l'Apôtre, ils mériteront d'être ensevelis dans le désert, et ne verront pas la terre promise. Néanmoins, les mêmes merveilles dont turent témoins Josué et Caleb s'étaient accomplies sous leurs yeux ; mais rien ne guérit l'endurcissement d'un cœur qui s'obstine à mettre tout son espoir dans les choses de la vie présente, comme si leur périlleuse vanité ne se révélait pas d'elle-même à chaque heure.
Mais si le cœur se confie en Dieu, s'il se fortifie par la pensée que le secours divin ne manque jamais à celui qui l'implore, il parcourra sans faiblir l'arène de cette vie, et il arrivera heureusement au terme. Le Seigneur a les yeux constamment ouverts sur celui qui travaille et qui souffre. Tels sont les sentiments exprimés dans le Graduel.
GRADUEL.
Vous êtes, Seigneur, notre appui dans le besoin et dans la tribulation : que ceux qui vous connaissent espèrent en vous ; car vous n'abandonnez pas ceux qui vous cherchent.
V/. Le pauvre ne sera pas toujours en oubli ; les souffrances du pauvre ne seront pas perdues pour l'éternité : levez-vous, Seigneur, et que l'homme ennemi ne prévale pas.
Le Trait envoie vers Dieu un cri, du fond de l'abîme de notre déchéance. L'homme est profondément humilié par sa chute ; mais il sait que Dieu est plein de miséricorde, et que sa bonté l'empêche de traiter nos iniquités comme elles le méritent ; autrement, nul de nous ne pourrait espérer le pardon.
TRAIT
Des profondeurs de l'abîme,j'ai crié vers vous, Seigneur ! Seigneur, écoutez ma voix.
V/. Que vos oreilles soient attentives à la prière de votre serviteur.
V/. Seigneur ! si vous considérez mes iniquités : Seigneur ! qui soutiendra votre jugement ?
V/. Mais la miséricorde est en vous ; c'est pourquoi, à cause de votre parole, je vous ai attendu, Seigneur.
EVANGILE.
La suite du saint Evangile selon saint Matthieu. Chap. XX.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole: Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Etant demeuré d'accord avec eux d'un denier pour leur journée, il les envoya dans sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place sans rien faire, et il leur dit : Allez-vous-en aussi dans ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. Et ils y allèrent. Il sortit encore sur la sixième et la neuvième heure, et il fit la même chose. Enfin étant sorti sur la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient là, et il leur dit : Pourquoi demeurez-vous ici le long du jour sans travailler ? Et ils lui dirent : Parce que personne ne nous a loués. Il leur dit : Allez-vous-en aussi dans ma vigne. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et donne-leur le salaire, en commençant par les derniers et finissant par les premiers. Ceux donc qui n'étaient venus que vers la onzième heure, s'étant approchés, reçurent chacun un denier. Ceux qui étaient venus les premiers pensèrent qu'ils allaient recevoir davantage ; mais ils ne reçurent que chacun un denier. Et en le recevant, ils murmuraient contre le père de famille et disaient: Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et vous leur avez donné autant qu'à nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur. Mais il répondit à l'un d'eux: Mon ami, je ne vous fais point de tort. N'êtes-vous pas convenu avec moi d'un denier? Prenez ce qui vous appartient et vous en allez ; mais je veux donner à ce dernier autant qu'à vous. Est-ce qu'il ne m'est pas permis de faire ce que je veux? Votre œil est-il mauvais parce que je suis bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers, parce qu'il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Il importe de bien saisir ce célèbre passage de l'Evangile, et d'apprécier les motifs qui ont porté l'Eglise à le placer en ce jour. Considérons d'abord les circonstances dans lesquelles le Sauveur prononce cette parabole, et le but d'instruction qu'il s'y propose directement. Il s'agit d'avertir les Juifs que le jour approche où leur loi tombera pour faire place à la loi chrétienne, et de les disposer à accueillir favorablement l'idée que les Gentils vont être appelés à former alliance avec Dieu. La vigne dont il est ici question est l'Eglise sous ses différentes ébauches, depuis le commencement du monde, jusqu'à ce que Dieu vînt lui-même habiter parmi les hommes et constituer sous une forme visible et permanente la société de ceux qui croient en lui. Le matin du monde dura depuis Adam jusqu'à Noé ; la troisième heure s'étendit de Noé jusqu'à Abraham ; la sixième heure commença à Abraham pour aller jusqu'à Moïse ; la neuvième heure fut l'âge des Prophètes, jusqu'à l'avènement du Seigneur. Le Messie est venu à la onzième heure, lorsque le monde semblait pencher à son déclin. Les plus grandes miséricordes ont été réservées pour cette période durant laquelle le salut devait s'étendre aux Gentils par la prédication des Apôtres. C'est ce dernier mystère par lequel Jésus-Christ veut confondre l'orgueil judaïque. Il signale les répugnances que les Pharisiens et les Docteurs de la Loi éprouvaient en voyant l'adoption s'étendre aux nations, par les remontrances égoïstes que les ouvriers des premières heures osent faire au Père de famille. Cette obstination sera punie comme elle le mérite. Israël, qui travaillait avant nous, sera rejeté à cause de la dureté de son cœur; et nous, Gentils, qui étions les derniers, nous deviendrons les premiers, étant faits membres de cette Eglise catholique, qui est l'Epouse du Fils de Dieu.
Telle est l'interprétation donnée à cette parabole par les saints Pères, notamment par saint Augustin et saint Grégoire le Grand; mais cet enseignement du Sauveur présente encore un autre sens également justifié par l'autorité de ces deux saints Docteurs. Il s'agit ici de l'appel que Dieu adresse à chaque homme pour l'inviter à mériter le Royaume éternel par les pieux labeurs de cette vie. Le matin, c'est notre enfance ; la troisième heure, selon la manière de compter des anciens, est celle où le soleil commence à monter dans le ciel: c'est l'âge de la jeunesse ; la sixième heure, par laquelle on désignait ce que nous appelons Midi, est l'âge d'homme; la onzième heure précède de peu d'instants le coucher du soleil : c'est la vieillesse. Le Père de famille appelle ses ouvriers à ces différentes heures ; c'est à eux de se rendre, dès qu'ils ont entendu sa voix ; mais il n'est pas permis à ceux qui sont conviés dès le matin de retarder leur départ pour la vigne, sous le prétexte qu'ils se rendront plus tard, lorsque la voix du Maître se fera entendre de nouveau. Qui les a assurés que leur vie se prolongera jusqu'à la onzième heure ? Lorsque la troisième sonne, peut-on compter même sur la sixième ? Le Seigneur ne convoquera au travail des dernières heures que ceux qui seront en ce monde lorsqu'elles viendront à sonner; et il ne s'est point engagé à adresser une nouvelle invitation à ceux qui auront dédaigné la première.
A l'Offertoire, l'Eglise nous convie à célébrer les louanges de Dieu. Le Seigneur a voulu que, dans cette vallée de larmes, les chants à sa gloire fussent notre consolation.
OFFERTOIRE.
Il est bon de louer le Seigneur, et de chanter votre Nom, ô Très-Haut !
SECRÈTE.
En recevant nos dons et nos prières , Seigneur, daignez nous purifier par vos célestes Mystères, et nous exaucer dans votre clémence. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
SECONDE SECRETE.
Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et, par la vertu de ce Sacrement, défendez-nous de tous les ennemis de l'âme et du corps, nous accordant votre grâce en cette vie et votre gloire en l'autre.
Le Prêtre ajoute une troisième Secrète, à son choix.
Dans l'Antienne de la Communion, l'Eglise demande que l'homme, régénéré par l'aliment céleste, retrouve la ressemblance de Dieu, selon laquelle il avait été créé dans le principe. Plus notre misère est grande, plus nous devons espérer en celui qui est descendu jusqu'à nous pour nous faire remonter jusqu'à lui.
COMMUNION.
Renouvelez votre ressemblance en votre serviteur, et sauvez-moi dans votre miséricorde. Seigneur ! Que je ne sois pas confondu, puisque je vous ai invoqué.
POSTCOMMUNION.
Que vos fidèles soient fortifiés par vos dons, afin que, en les recevant, ils ne cessent pas de les rechercher, et qu'en les recherchant, ils les reçoivent pour l'éternité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
SECONDE POSTCOMMUNION.
Que l'oblation du divin Sacrifice nous purifie et nous protège, Seigneur, nous vous en supplions ; et, par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. et de tous les Saints , qu'elle soit pour nous l'expiation de tous nos péchés, et la délivrance de toute adversité.
Le Prêtre ajoute une troisième Postcommunion, à son choix.
A VÊPRES.
Les Psaumes, le Capitule, l’Hymne et le Verset ci-dessus, pages 83 et suivantes.
Antienne de Magnificat.
Ant. Le père de famille dit à ses ouvriers : Pourquoi demeurez-vous ici tout le long du jour sans travailler? Et ils lui répondirent : Parce que personne ne nous a loués. — Allez-vous-en aussi dans ma vigne ; et je vous donnerai ce qui sera juste.
ORAISON
Nous vous supplions, Seigneur, d'exaucer dans votre clémence les prières de votre peuple, afin que nous, qui sommes justement affligés pour nos péchés, soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre Nom. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Nous plaçons à chacun des jours de cette semaine quelques-unes des stances que la Liturgie grecque consacre à déplorer la chute du premier homme, dans l'Office du Dimanche qui précède le jeûne du Carême.
IN DOMINICA TYROPHAGI.
Pour avoir transgressé le précepte du Seigneur et goûté, dans son intempérance, un mets rempli d'amertume, Adam fut banni du jardin de délices, et condamné à cultiver la terre d'où il avait été tiré, et à manger son pain après beaucoup de sueurs ; nous donc, aspirons à la tempérance, dans la crainte d'être réduits comme lui à pleurer hors du Paradis, et méritons d'être admis dans son sein. Le Seigneur, mon créateur, ayant façonné la poussière de la terre, m'anima d'un esprit de vie, il me donna l'empire sur toutes les créatures visibles de la terre avec la compagnie des Anges ; mais Satan plein d'artifice, empruntant la forme du serpent, m'a séduit par un fruit, m'a repoussé loin de la gloire de Dieu, et m'a livré à la mort dans les abîmes de la terre ; vous, qui êtes le Seigneur et rempli de bonté, rappelez-moi de mon exil.
Malheureux que je suis ! pour avoir violé par la fraude de l'ennemi votre commandement, Seigneur, je me suis vu dépouillé du vêtement que vous m'aviez divinement tissu ; maintenant je n'ai pour me couvrir que des feuilles de figuier et des tuniques de peau, .l'ai été condamné à manger au prix de mes sueurs le pain du travail ; la terre maudite ne porte plus pour moi que des épines et des ronces : mais vous qui, dans les derniers temps, avez pris chair au sein d'une Vierge, rappelez-moi, dans le Paradis, et rétablissez-moi dans mon premier état.
Paradis, séjour digne de tout honneur, beauté incomparable , tabernacle dressé par la main de Dieu, asile des délices éternelles, toi qui es la gloire des justes, la joie des Prophètes, l'habitation des Saints : supplie par le bruit de tes feuilles le Créateur de l'univers de m'ouvrir les portes que j'ai fermées par ma prévarication ; qu'il me rende digne de manger le fruit de l'arbre de vie, et de recouvrer les joies que je goûtais si douces dans ton enceinte.
Dimanche de la Septuagésime, Station à St-Laurent-hors-les-murs
Dominica in Septuagesima · Statio ad S. Laurentium extra muros
Non dicitur Glória in excélsis in Missis de Tempore ab hac Dominica usque ad Feriam IV Maioris Hebdomadæ inclusive, neque in Dominicis neque in Feriis. · On ne dit pas le Gloria depuis ce dimanche jusqu’au Jeudi Saint, excepté quand on dit la messe d’une fête.
A Septuagesima usque ad Feriam III post Dominicam Quinquagesimæ inclusive, quando in Feriis resumitur Missa Dominicæ, non dicitur Tractus, sed tantum Graduale. · En semaine, qunad on reprend la messe du dimanche, on dit le graduel sans le trait.
Credo
Ses oraisons ne sont pas encore disponibles.
Ou
ou Messe (Sacerdotes Dei) de S. Blaise (4ᵉ cl./Rouge). Gloria. Or. pro Papa. Trait. Préf. commune.
Textes du Commun : le propre du saint manque encore (« N. » à la place de son nom).

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Présentation
Présentation
La passion latine de St Blaise indique le 3 février pour sa mort et c’est à ce jour qu’il apparaît dans les calendriers au IXᵉ siècle, tandis que les byzantins le fêtent le 11.
A partir du Xᵉ et du XIᵉ siècles, son culte connu une exceptionnelle diffusion due à un passage de sa passion, et à la bénédiction des cierges pour guérir les maux de gorges (voir ici)
A Rome la première mention du saint est de 955 par une bulle du pape Agapit II.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Maintenant que l’Église a clos pour nous la touchante Quarantaine de la Naissance du Sauveur, et qu’elle nous a ouvert la source des fortes et sérieuses méditations qui doivent nous préparer pour la pénitence, chaque Fête des Bienheureux doit nous apporter une impression propre à nourrir en nous l’esprit de ce saint Temps. Dans la période dont nous sortons, tous les amis de Dieu que nous avions à fêter, nous apparaissaient rayonnants des joies de la Naissance de l’Emmanuel ; ils formaient sa cour radieuse et triomphante. D’ici à la Résurrection du Fils de Dieu, nous aimerons à les considérer surtout dans les labeurs du pèlerinage de cette vie. Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de voir et d’étudier comment ils ont vaincu le monde et la chair. « Ils allaient, dit le Psalmiste, et ils jetaient la semence sur le sillon, l’arrosant de leurs pleurs ; mais ils reviendront dans l’allégresse, chargés des gerbes que leurs sueurs auront produites [1]. » Espérons qu’il en sera de même pour nous, à la fin de cette laborieuse carrière, et que le Christ ressuscité nous saluera comme ses membres vivants et renouvelés. Dans la période que nous avons présentement à traverser, les Martyrs abondent, et nous débutons aujourd’hui par un des plus célèbres. Sébaste, en Arménie, fut honorée par ses vertus pastorales et par sa glorieuse Passion ; bientôt la même ville nous fournira dans un seul jour quarante soldats Martyrs. La dévotion envers saint Blaise est demeurée très vive en Orient, surtout en Arménie, et son culte, introduit de bonne heure dans les Églises de l’Occident, y a toujours été très populaire. Sa fête n’étant néanmoins que du degré simple, l’Église Romaine n’a consacré à son honneur que la courte Légende que nous donnons ici.
Blaise fleurissait en toute sorte de vertus à Sébaste en Arménie, lorsqu’il fut élu évêque de cette ville. Au temps où Dioclétien exerçait son insatiable cruauté contre les Chrétiens, le saint se retira dans une caverne du mont Argée, où il demeura caché jusqu’à ce qu’ayant été découvert par des soldats du gouverneur Agricolaüs, qui se livraient à la chasse, il fut conduit devant ce magistrat et jeté en prison par son ordre. Là, il guérit plusieurs malades qu’on lui amena, à cause de la réputation de sainteté dont il jouissait, et entre autres un enfant qui se mourait pour avoir avalé une arête qui lui était demeurée de travers dans le gosier, en sorte que les médecins désespéraient de le sauver. Biaise comparut deux fois devant le gouverneur, sans que l’on pût, ni par caresses, ni par menaces, le persuader de sacrifier aux idoles. Il fut donc d’abord battu de verges, ensuite déchiré avec des peignes de fer sur le chevalet, et enfin il eut la tête tranchée, rendant un glorieux témoignage au Seigneur Jésus-Christ, le trois des nones de février.
Nous unissons nos voix au concert de louanges que vous adressent toutes les Églises qui sont sous le ciel, ô glorieux Martyr ! En retour de nos hommages, du sommet de la gloire où vous régnez, abaissez vos regards sur nous, et voyez les fidèles de la chrétienté tout entière qui se préparent aux saintes expiations de la pénitence, et qui songent à revenir au Seigneur leur Dieu par les larmes et la componction. Souvenez-vous de vos propres combats, et assistez-nous dans le travail de renouvellement que nous allons entreprendre. Vous n’avez pas craint les tourments de la mort ; et quelque rude qu’ait été l’épreuve, vous l’avez subie avec courage. Obtenez-nous la constance dans une carrière moins périlleuse. Nos ennemis ne sont rien auprès de ceux qu’il vous a fallu vaincre ; mais ils sont perfides, et si nous les ménageons, ils peuvent nous abattre. Obtenez-nous le secours divin par lequel vous avez triomphé. Nous sommes les fils des Martyrs ; que leur sang ne dégénère pas en nous. Souvenez-vous aussi, saint Pontife, des heureuses contrées que vous arrosâtes de votre sang. La foi pour laquelle vous avez donné votre vie s’y était altérée ; des jours meilleurs semblent briller enfin. Par vos prières paternelles, rendez l’Arménie à l’Église catholique, et consolez, par le retour de leurs frères, les fidèles qui ont su s’y conserver orthodoxes, parmi tant de périls.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Ce saint évêque, martyrisé à Sébaste de Cappadoce sous Licinius, est entré dans le calendrier romain vers le XIᵉ siècle, en raison du grand développement que prit alors son culte dans la Ville éternelle, où s’élevèrent en son honneur trente-cinq églises au moins. La plus célèbre était celle ad caput seccutae, près de l’actuelle via Giulia, et qui, refaite en 1072 par l’abbé Dominique, atteint une telle renommée qu’elle fut mise au nombre des vingt-quatre abbayes privilégiées de Rome.
Voici la curieuse épigraphe léonine qui rappelle la construction de cette église :
HOC • FVIT • INCOEPTVM • RENOVARI • TEMPORE • TEMPLVM
VRBIS • ALEXANDRI • ROMANI • PRAESVLIS • ANNIS
ANNVS • ERAT • DVODENVS • ET • IPSE • SECVNDVS
ANNVS • MILLENVS • GEMINVS • TVNC • SEPTVAGENVS
TEMPORE • QVO • VERBVM • CONCEPIT • VIRGO • SVPERNVM
ANNVS • IN • AVGVSTO • CVRREBAT • MENSE • PERVSTO
SEXTA • DIADENA • ET • FVERAT • INDICTIO • DENA
ABBAS • DOMINICVS • MERITIS • ET • NOMINE • DIGNVS
HANC • AEDEM • COEPIT • PLENE • COMPLEVIT • ET IDEM
HICQVE • CRVCIS • LIGNVM • POSVIT • VENERABILE • DIGNVM
ET • VESTEM • DIVAE • GENITRICIS • QVIPPE • MARIAE
ANDREAS • SCI • BLASII • DARIAEQVE • CRISANTHI
PAPAE • SYLVESTRI • DIONYSII • NECNON • SEVERI
HONORI • STEPHANI • MARCI • MARCELLIQVE
TRANQV1LLINI • NICOSTRATI • CAESARISQVE
AC • AQVILAE • NEREI • VEL • ACHILLEI
VEL • ERASMI • ATQVE • CATHARINAE • SEV • SANCTORVM • XL • SCE • CAECILIAE
PRISCAE • ZOESQVE • SOPHIAE
HAE • SVNT • RELIQVIAE • QVIBVS • ALMVS • FIT • LOCVS • ISTE
NECNON • MVLTORVM • NESCIMVS • NOMINA • QVORVM
Les Orientaux célèbrent la fête de ce célèbre évêque de Sébaste le 11 février.
On dit que l’on conserve, dans la basilique vaticane, parmi les saintes reliques, la gorge du Martyr, transportée là sous Eugène IV, de l’abbaye ad caput seccutae, où on la conservait auparavant. Dans une autre église de la région Arenula, S. Blasius arcariorum, on conservait au moyen âge — du moins le croyait-on alors — l’anneau épiscopal du saint, aujourd’hui gardé dans l’église de Saint-Charles a’ Catinari, qui lui a succédé à peu près sur le même emplacement.
La messe est entièrement celle du Commun des martyrs pontifes, Sacerdótes Dei.
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Bénédiction de saint Blaise.
1. Saint Blaise. — Jour de mort : 3 février, vers 316. Tombeau : à Paris. Image : On le représente en évêque avec un séran de fer (l’instrument de son supplice), avec deux cierges dans la main. Sa vie : Le martyrologe relate : « A Sébaste, en Arménie (Asie Mineure), la mort de saint Blaise, évêque et martyr ; il avait accompli plusieurs miracles, quand le gouverneur Agricolaus le fit battre très longtemps de verges et le fit étendre sur un chevalet de bois. Là, avec des peignes de fer, on lui arracha la chair des os et ensuite on l’enferma dans un horrible cachot. Après avoir essayé en vain de le noyer dans un lac, le juge dont on a parlé le fit décapiter avec deux jeunes compagnons. Déjà avant lui, sept femmes, qu’on avait arrêtées comme chrétiennes, au moment où elles recueillaient, comme une relique, le sang du martyr qui coulait à terre, furent mises à mort par le glaive, après de terribles tortures. » (Cette relation est en grande partie légendaire). Blaise, avant son élévation à l’épiscopat, exerçait la médecine et, en imitation du Sauveur, l’unissait, pour des motifs de zèle pastoral, au ministère sacerdotal. Il souffrit probablement sous Licinius (316). Il compte, comme thaumaturge, parmi les quatorze saints auxquels on a recours dans les besoins extrêmes ; on l’invoque particulièrement dans la détresse spirituelle causée par des péchés graves non avoués, ainsi que contre les maux de gorge. On recourt à lui, dans ce dernier cas, à cause de la guérison miraculeuse d’un enfant qui avait avalé une arête de poisson. C’est pour la même raison que, dans nos régions, on donne, le jour de sa fête, la bénédiction de saint Blaise, contre tous les maux de gorge.
2. La messe (Sacerdótes Dei). — La messe est la seconde du commun d’un martyr pontife. L’entrée du cortège sacerdotal symbolise le vénérable évêque. L’Église exhorte non seulement les prêtres mais encore les laïcs de cœur saint et humble » à louer Dieu et, dans le Benedicite qui suit, toute la création s’unit à ce chant de louange. Les deux lectures représentent le martyr, toutes deux sont riches d’enseignements. Immédiatement après la profession solennelle de saint Pierre, près de Césarée de Philippe, Notre Seigneur entreprend de préparer les siens à sa mort sur la Croix. Il prédit pour la première fois sa Passion et donne son premier sermon de la Croix. Dans ce sermon, il fait un pas de plus. Il ne suffit qu’il souffre lui-même, ses disciples doivent, eux aussi, se charger de leur croix et le suivre. L’Église nous adresse ce sermon de la Croix en la fête de notre saint martyr pontife, car celui-ci l’a mis en pratique dans sa vie. Il s’est renoncé lui-même, il s’est chargé de la croix et il a haï sa vie sur la terre, c’est pourquoi, il a part à la promesse : le Fils de l’Homme viendra dans la majesté de son Père, entouré de ses anges et il donnera la récompense (Év.). Notre saint, au jour de sa mort, a vu le Seigneur venir à lui. A l’Épître, le saint martyr se tient devant nous et nous dit : ce n’est qu’en participant à mes souffrances que vous aurez part à ma « consolation ». Ainsi, nous déposons, à l’Offertoire, notre croix sur l’autel et nous recevons, à la Communion, le gage de la céleste « couronne ornée de pierres précieuses » (Comm.).
3. Les sacramentaux. — Aujourd’hui, l’Église nous donne la bénédiction de saint Blaise. Ceci nous invite à penser aux bénédictions. L’amour maternel de l’Église ne se manifeste pas seulement dans les riches dons, qu’elle nous accorde à pleines mains dans le Sacrifice eucharistique, dans les sacrements et dans le Saint-Office ; il se montre encore dans le souci qu’elle a de nos petits besoins journaliers. Elle nous suit dans nos occupations les plus simples et nous aide dans nos besoins personnels. Et cela, elle le fait au moyen des sacramentaux, que nous appelons aussi bénédictions. Nous Pouvons distinguer trois sortes de sacramentaux : ceux qui nous facilitent la voie de la sainteté, ceux qui rehaussent pour nous le culte divin et ceux qui nous accompagnent dans la vie quotidienne. Les premiers sont les bénédictions d’objets qui servent au culte ; ce dont on se sert pour Dieu doit être séparé du monde qui se trouve encore sous la malédiction du péché, mis à part et sanctifié. Les seconds ont pour objet de donner au culte divin plus d’attrait et d’édification pour notre foi ; à ce second genre appartiennent : tout l’ensemble des cérémonies, l’encens, les lumières, l’eau bénite, les ornements et les vases précieux. Le troisième groupe essaie de faire dériver le flot de la Rédemption jusque dans les occupations ordinaires de la vie de chaque jour. Ce dernier groupe n’est pas encore assez connu et honoré. L’Église a, pour presque chaque objet d’usage dans la vie, pour chaque action et chaque démarche du chrétien, une bénédiction spéciale, pour chaque mal, un adoucissement et une guérison. Dans cette catégorie rentrent : la bénédiction de saint Blaise d’aujourd’hui, en partie la bénédiction des cierges d’hier, la bénédiction des maisons le jour de l’Épiphanie, la bénédiction du vin à la fête de Saint-Jean, la bénédiction des aliments à Pâques, etc. Assurément le chrétien obéit à la parole du Seigneur : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu », la vie divine de la grâce est ce qui lui tient le plus au cœur et il se soumet de bon gré à la volonté de Dieu même lorsque quelque désagrément le menace ; mais il sait aussi que la seconde partie de la parole du Sauveur s’applique à lui : « tout le reste vous sera donné par surcroît. » 
Office du jour
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Leçons des Matines avant 1960
Troisième leçon. Blaise brillait par toutes les vertus, à Sébaste en Arménie, lorsqu’il fut élu Évêque de cette ville. A l’époque où Dioclétien exerçait son insatiable cruauté contre les Chrétiens, le Saint se retira dans une caverne du mont Argée, et il y demeura caché jusqu’à ce que, découvert par les soldats du gouverneur Agricola qui se livraient à la chasse, il fut conduit devant ce magistrat et jeté, par son ordre, en prison. Là il guérit beaucoup de malades qu’on lui amenait à cause de sa réputation de sainteté ; parmi ces malades se trouva un enfant qui se mourait parce qu’une arête s’était fixée transversalement dans sa gorge : les médecins avaient désespéré de le guérir. Blaise comparut à deux reprises devant le gouverneur, et comme ni les flatteries ni les menaces ne pouvaient le déterminer à sacrifier aux idoles, il fut d’abord battu de verges, ensuite déchiré avec des peignes de fer sur le chevalet ; il eut enfin la tête tranchée, et donna ainsi un glorieux témoignage de sa foi au Christ, notre Seigneur, le trois des nones de février.
Pour un Martyr Évêque, Seconde Messe
Pro Martyre Pontifice · Altera Missa