Sᵗᵉ Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal, Veuve
Vendredi 21 août 2026
Tous les textes, sans date : temporal et sanctoral
Messe (Cognovi) des Sᵗᵉˢ Femmes : Gloria. Or. pro Papa. Préf. commune.
Textes du Commun : le propre du saint manque encore (« N. » à la place de son nom).
Commentaires
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Les saintes femmes, c’est-à-dire celles qui ont vécu dans l’état du mariage, spécialement les saintes veuves, ont, elles aussi, un commun spécial avec deux formulaires différents, l’un pour les martyres, l’autre pour. les non martyres.
La Messe “ Cognovi ”
La messe du commun d’une sainte femme présente les deux aspects de la vie féminine : la vie intérieure de la vierge et le dévouement de la mère ; l’amour de l’épouse pour le Christ et l’apostolat courageux : l’immanence et la transcendance du christianisme (c’est-à-dire le contact avec les choses du monde, tout en se tenant au-dessus du monde), les occupations de Marthe et le détachement de Marie. La messe débute, comme souvent, par une parole de la sainte : Elle jette un regard sur sa vie passée ; Dieu lui a envoyé mainte épreuve, mainte humiliation (veuvage, incompréhension) ; maintenant elle reconnaît que tout cela était bien et elle demande un martyre non sanglant. Puisse la crainte surnaturelle de Dieu l’attacher à la croix ! Les deux lectures constituent une opposition évidente. La Leçon décrit l’idéal de la femme et de la mère de famille tout entière absorbée par ses devoirs ; elle se dépense pour son époux, ses enfants, ses serviteurs ; elle a pour les pauvres un cœur plein de miséricorde ; c’est donc une femme qui de ses deux pieds tient à la terre. Les deux allégories de l’Evangile (du trésor et de la perle) nous montrent la femme dont le cœur est tout entier au Christ ; tout ce qui est terrestre, elle l’abandonne pour la perle précieuse du royaume de Dieu, pour l’amour du Christ. Et pourtant l’idéal du chrétien est de savoir unir harmonieusement ces deux devoirs opposés : l’immanence et la transcendance du christianisme. La Leçon est un magnifique portrait de la femme que toute femme devrait avoir toujours sous les yeux : “Une femme forte, qui la trouvera ?” Dans notre sainte nous l’avons trouvée. “La grâce est vaine, la beauté passe ; une femme qui craint Dieu est digne de toute louange.” L’Evangile nous découvre la source de la grandeur et de la beauté des âmes : c’est le trésor de l’amour du Christ.
L’Eucharistie nous donne force et grâce pour atteindre ce double résultat : trouver le trésor et accomplir virilement son devoir. L’Eucharistie maintiendra vivant en nous le feu de l’amour du Christ, mais nous donnera aussi la force de répandre ce feu au dehors. A travers les trois morceaux suivants retentit le cantique nuptial de l’Église (le psaume 44) qui chante l’union du Christ avec l’Église. Notre sainte n’est-elle pas précisément une figure de l’Église, à la fois mère et vierge ? Les deux lectures ne découvrent-elles pas la nature intime de l’Église ? Nous devons reproduire les traits de notre mère.
Ce formulaire dispose d’une deuxième Epître pour les Veuves, commentaire de Dom Lefebvre, Missel :
Dès les premiers temps, l’Église organisa la charité à l’égard des veuves. Et l’Apôtre dit ce que la veuve chrétienne doit être. Puis, passant à la veuve mondaine et frivole, il dit que sous les apparences d’une vie extérieure très agitée, son âme, de fait, est morte. Il termine en disant à quelles conditions on acceptait alors que la veuve s’occupât d’un ministère secondaire, analogue à celui des diaconesses. L’Église a donc en grande estime l’état de viduité.
Commun des Saintes Femmes, Pour une sainte Femme non Martyre
Commune non Virginum · Pro nec Virgine nec Martyre
¶ Item alia Epistola pro Vidua : · ¶ Autre Epître pour les Veuves :