Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent
Mercredi 16 décembre 2026
Tous les textes, sans date : temporal et sanctoral
Messe propre (Rorate, cæli) : Mém. de S. Eusèbe & pro Papa. 2 Épîtres. Préf. commune.
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Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
| Prope est iam Dóminus : veníte, adorémus. | Le Seigneur est déjà proche : venez, adorons-le. |
Les Quatre-Temps
L’Église commence à pratiquer en ce jour le jeûne appelé des Quatre-Temps, lequel s’étend aussi au Vendredi et au Samedi suivants. Cette observance n’appartient point à l’économie liturgique de l’Avent : elle est une des institutions générales de l’Année Ecclésiastique. On peut la ranger au nombre des usages qui ont été imités de la Synagogue par l’Église ; car le prophète Zacharie parle du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième et du dixième mois. L’introduction de cette pratique dans l’Église chrétienne semble remonter aux temps apostoliques ; c’est du moins le sentiment de saint Léon, de saint Isidore de Séville, de Rhaban Maur et de plusieurs autres écrivains de l’antiquité chrétienne : néanmoins, il est remarquable que les Orientaux n’observent pas ce jeûne.
Dès les premiers siècles, les Quatre-Temps ont été fixés, dans l’Église Romaine, aux époques où on les garde encore présentement ; et si l’on trouve plusieurs témoignages des temps anciens dans lesquels il est parlé de Trois Temps et non de Quatre, c’est parce que les Quatre-Temps du printemps, arrivant toujours dans le cours de la première Semaine de Carême, n’ajoutent rien aux observances de la sainte Quarantaine déjà consacrée à une abstinence et à un jeûne plus rigoureux que ceux qui se pratiquent dans tout autre temps de l’année.
Les intentions du jeûne des Quatre-Temps sont les mêmes dans l’Église que dans la Synagogue : c’est-à-dire de consacrer par la pénitence chacune des saisons de l’année. Les Quatre-Temps de L’Avent sont connus, dans l’antiquité ecclésiastique, sous le nom de Jeûne du dixième mois ; et saint Léon nous apprend, dans un des Sermons qu’il nous a laissés sur ce jeûne, et dont l’Église a placé un fragment au second Nocturne du troisième dimanche de l’Avent, que cette époque a été choisie pour une manifestation spéciale de la pénitence chrétienne, parce que c’est alors que la récolte des fruits de la terre étant terminée, il convient que les chrétiens témoignent au Seigneur leur reconnaissance par un sacrifice d’abstinence, se rendant d’autant plus dignes d’approcher de Dieu, qu’ils sauront dominer davantage l’attrait des créatures ; « car, ajoute le saint Docteur, le jeûne a toujours été l’aliment de la vertu. Il est la source des pensées chastes, des t résolutions sages, des conseils salutaires. Par la mortification volontaire, la chair meurt aux 0 désirs de la concupiscence, l’esprit se renouvelle dans la vertu. Mais parce que le jeûne seul ne nous suffit pas pour acquérir le salut de nos âmes, suppléons au reste par des œuvres de miséricorde envers les pauvres. Faisons servira la vertu ce que nous retrancherons au plaisir ; et que l’abstinence de celui qui jeûne devienne la nourriture de l’indigent. »
Prenons notre part de ces avertissements, nous qui sommes les enfants de la sainte Église ; et puisque nous vivons à une époque où le jeûne de l’Avent n’existe plus, portons-nous avec d’autant plus de ferveur à remplir le précepte des Quatre-Temps, que ces trois jours, en y joignant la Vigile de Noël, sont les seuls auxquels la discipline actuelle de l’Église nous enjoigne d’une manière précise, en cette saison, l’obligation du jeûne. Ranimons en nous, à l’aide de ces légères observances, le zèle des siècles antiques, nous souvenant toujours que si la préparation intérieure est surtout nécessaire pour l’Avènement de Jésus-Christ dans nos âmes, cette préparation ne saurait être véritable en nous, sans se produire à l’extérieur par les pratiques de la religion et de la pénitence.
Le jeûne des Quatre-Temps a encore une autre fin que celle de consacrer, par un acte de piété, les diverses saisons de l’année ; il a une liaison intime avec l’Ordination des Ministres de l’Église, qui reçoivent le samedi leur consécration, et dont la proclamation avait lieu autrefois devant le peuple à la Messe du Mercredi. Dans l’Église Romaine, l’Ordination du mois de Décembre fut longtemps célèbre ; et il paraît, par les anciennes Chroniques des Papes, que, sauf les cas tout à fait extraordinaires, le dixième mois fut, durant plusieurs siècles, le seul où l’on conférât les saints Ordres à Rome. Les fidèles doivent s’unir aux intentions de l’Église, et présenter à Dieu l’offrande de leurs jeûnes et de leurs abstinences, dans le but d’obtenir de dignes Ministres de la Parole et des Sacrements, et de véritables Pasteurs du peuple chrétien.
Le Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent
En l’Office des Matines, l’Église ne lit rien aujourd’hui du prophète Isaïe ; elle se contente de rappeler le passage de l’Évangile de saint Luc dans lequel est racontée l’Annonciation de la Sainte Vierge, et lit ensuite un fragment du Commentaire de saint Ambroise sur ce même passage. Le choix de cet Évangile, qui est le même que celui de la Messe, selon l’usage de toute l’année, a donné une célébrité particulière au Mercredi de la troisième semaine de l’Avent. On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Comme il est rare que la Messe des Quatre-Temps soit chantée hors des Églises où l’on célèbre l’Office Canonial, et aussi, pour ne pas grossir ce volume outre mesure, nous n’avons pas jugé à propos de donner ici le texte des Messes des Mercredi, Vendredi et Samedi des Quatre-Temps de l’Avent. Nous nous contenterons d’indiquer la Station. Le Mercredi, elle a lieu à Sainte-Marie-Majeure, à cause de l’Évangile de l’Annonciation qui, comme on vient de le voir, a fait pour ainsi dire attribuer à ce jour les honneurs d’une véritable Fête de la Sainte Vierge.
Comme nous devons toucher quelque chose de ce mystère ci-après, dans le Propre des Saints de l’Avent, nous nous contenterons d’insérer ici une Prose du moyen âge, en l’honneur delà glorieuse Vierge saluée par l’Ange, et une prière tirée des anciennes Liturgies.
PROSE EN L’HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE.
(Tirée du Missel de Çluny de 1523.)
Sur le seuil de la demeure virginale, l’Ange apparaît à Marie, et, pour rassurer son effroi, lui dit avec douceur :
Salut, Reine des vierges ! Vous concevrez le Maître du ciel et de la terre, et sans cesser d’être vierge, vous enfanterez le Salut des hommes, ô vous, la porte du ciel, le baume de nos iniquités !
Comment concevrai-je, moi qui ne connais point l’homme ? Comment pourrai-je enfreindre le vœu que mon cœur a juré ?
L’Esprit-Saint, par sa grâce, consommera tous ces mystères ; ne craignez point, mais pleine de joie, rassurez-vous ; car la pudeur en vous demeurera sans tache, par la puissance de Dieu.
Adonc, la noble Vierge répond et dit : Je suis l’humble petite servante du Dieu tout-puissant.
Céleste messager, confident d’un si haut secret, je consens et veux voir accomplie cette parole que j’entends : me voici prête à condescendre au dessein de Dieu.
L’Ange disparut, et soudain le sein très pur de la Vierge montra l’indice de la future maternité.
Son fruit, captif neuf mois dans de si chastes entrailles, en sortit et s’en alla au grand combat, appuyant sur son épaule la croix de laquelle il frappa à mort l’homicide ennemi.
Las ! Mère du Seigneur, qui avez rendu la paix à l’Ange et à l’homme, en mettant le Christ au monde ;
Suppliez votre Fils, qu’il nous soit secourable et qu’il efface nos fautes ; qu’il nous vienne en aide, et nous fasse jouir de la vie bienheureuse, au terme de cet exil. Amen.
PRIÈRE DU MISSEL MOZARABE.
(Au IIᵉ Dimanche de l’Avent, Illatio.)
C’est une chose digne et juste, vraiment équitable et salutaire, de célébrer avec enthousiasme l’Avènement de Jésus-Christ notre Seigneur. Sa naissance au milieu des hommes fut annoncée par un messager céleste. Une Vierge habitante de cette terre entendit un salut merveilleux : l’Esprit-Saint coopérant avec le Verbe de Dieu, le cœur de la Vierge se rassurait au moment même où l’Ange la saluait, et la promesse faite par lui recevait déjà son accomplissement ; la virginité elle-même se sentait féconde, ombragée qu’elle était par la vertu du Très-Haut. L’Ange avait dit : Voilà que vous concevrez et enfanterez un Fils ; Marie avait répondu : Comment cela pourrait-il être ? Mais parce que Marie répondait dans la foi, et non dans le doute, l’Esprit-Saint accomplit ce que l’Ange avait promis. Elle avait été vierge avant la Conception ; elle demeura à jamais vierge après l’enfantement. Elle avait d’abord conçu son Dieu dans son cœur ; plus tard elle le conçut dans ses entrailles. La première de tous, elle reçut le salut du monde, cette Vierge vraiment pleine de la grâce, et, pour cela, choisie pour être la véritable Mère du Fils de Dieu.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Collecte au titre d’Eudoxie. Station à Sainte-Marie-Majeure.
Il semble que le jeûne solennel des Trois-Temps ait été, à l’origine, spécial à l’Église romaine, à laquelle les autres diocèses latins l’empruntèrent plus tard. Saint Léon Iᵉʳ en explique bien la signification, spécialement à l’occasion des jeûnes de décembre, observant que, au terme des saisons, et avant de toucher aux provisions d’hiver, il convient vraiment d’en offrir les prémices à la divine Providence, par une libation volontaire d’abstinence et d’aumône. Dans la circonstance il y avait en outre un motif spécial. Une antique tradition réservait au mois de décembre les ordinations des prêtres et des diacres, et, selon l’usage introduit par les apôtres eux-mêmes, le peuple chrétien devait, ait moyen du jeûne et de la prière, s’associer à l’évêque pour obtenir que le Seigneur fît descendre en abondance les dons sacerdotaux sur la tête des nouveaux ministres de l’autel.
En effet, les intérêts suprêmes du peuple chrétien dépendent en grande partie de la sainteté du clergé ; et puisque l’Écriture nous enseigne que le châtiment le plus terrible infligé par Dieu aux nations prévaricatrices consiste à leur donner des pasteurs et des chefs semblables à elles-mêmes, il est évident que l’ordination des ministres sacrés n’est pas une affaire intéressant exclusivement l’évêque et son séminaire, mais d’une importance décisive et suprême pour toute la famille catholique.
C’est pourquoi les Actes des Apôtres mentionnent les jeûnes solennels et les prières publiques qui précédèrent l’ordination des sept premiers Diacres et, ensuite, la mission de Paul et de Barnabé à l’apostolat parmi les gentils. Aujourd’hui, après tant de siècles, cette discipline n’a subi aucun relâchement essentiel. Les rites, l’appareil extérieur, sont sans doute un peu plus modestes que dans le haut moyen âge à Rome ; toutefois les jeûnes, les stations préparatoires et les prières solennelles de la communauté chrétienne précèdent encore régulièrement la sacramentelle imposition des mains sur les élus au sacerdoce.
Aujourd’hui la station — comme il est de règle le mercredi des Quatre-Temps — est dans la basilique Libérienne, pour mettre les nouveaux lévites sous le céleste patronage de celle que les Pères appelèrent parfois Vierge-Prêtre, temple où le Verbe incarné Lui-même reçut l’onction sacerdotale du divin Paraclet.
Autrefois, la procession du clergé et du peuple se rendait au temple de Libère en partant de Saint-Pierre-aux-Liens et traversait, au chant suppliant de la litanie, la Suburra, le Viminal et l’Esquilin. Après la collecte d’entrée à Sainte-Marie-Majeure, un secrétaire papal (scriniarius) annonçait au peuple, du haut de l’ambon, les noms des futurs ordinands : Auxiliante Domino et Salvatore nostro Iesu Christo, elegimus hos N. N. diaconos in presbyteratum. Si igitur est aliquis qui contra hos viros aliquid scit de causa criminis, absque dubitatione exeat et dicat ; tantum mémento Communionis suae.
Ces solennelles proclamations remplaçaient à Rome le rite antique, si répandu ailleurs, du suffrage populaire lors de l’ordination des ministres sacrés. En quelques endroits, le peuple était consulté : ainsi obéirait-il ensuite de meilleure grâce à ceux qu’il s’était lui-même choisis pour pasteurs. Toutefois, dès l’antiquité, — saint Clément l’atteste aux Corinthiens, — Rome jugeait cette concession trop périlleuse et compromettante, risquant d’être mal interprétée et peu conforme au caractère divinement autoritaire de la hiérarchie sacrée. C’est le Christ qui, au moyen des apôtres et des évêques, doit choisir ses ministres, et non par l’intermédiaire du suffrage populaire, comme cela se faisait au forum pour les magistrats. Dans les ordinations, Rome réservait donc au peuple un rôle honorable, sans doute, mais secondaire et de simple garantie, celui de déposer contre les candidats, s’il les savait juridiquement coupables et indignes. C’est précisément ce qu’exigé l’Apôtre quand il écrit à Timothée qu’il est nécessaire pour les élus au ministère sacerdotal d’avoir testimonium... bonum ab his qui foris sunt, ut non in opprobrium incidant [27].
La messe de ce jour n’est qu’un soupir, un cri ardent de l’âme vers le Messie qui doit venir. Le grand prophète de l’Avent est Isaïe ; c’est pourquoi l’Église relit en ces jours les plus beaux passages de son livre, afin que les fidèles hâtent eux aussi par leurs vœux le règne de Jésus-Christ.
L’introït est tiré du chapitre XLV d’Isaïe (v. 8). Deux brillantes images expriment à merveille le caractère doux et pacifique de cette première venue du Verbe de Dieu sur la terre : les cieux qui distillent la rosée rafraîchissante sur la toison de Gédéon, et la terre qui germe la fleur des champs sur la tige mystique de Jessé. Le psaume 18 vient ensuite ; c’est tout un hymne de la création, des astres du firmament, du soleil, de la lune, des étoiles nocturnes, au Créateur. Le psalmiste y ajoute les louanges de la Loi, reflet lumineux du Verbe éternel du Père.
A l’origine, aux jours de procession stationnale, quand on chantait, le long du chemin, la grande litanie, on omettait l’introït et, une fois arrivés à l’église, le Pape, après le Kyrie final, récitait la collecte. Le diacre invitait d’abord les fidèles à se prosterner à terre pour prier un moment en particulier : Flectamus genua ; puis, quand ils avaient passé quelques instants en oraison, le diacre leur donnait ordre de se lever et le Pontife résumait en une brève formule — collecta — les vœux de l’assemblée pour les présenter à Dieu. Dans celle de ce jour, on supplie la divine clémence de faire que la prochaine fête de Noël nous soit féconde en grâces pour la vie présente, afin de nous disposer à la récompense de la béatitude finale.
Dans la messe actuelle, on conserve encore le rite des trois lectures scripturaires, qui, dans l’antiquité, précédaient ordinairement l’offertoire. La première lecture était généralement prise dans l’Ancien Testament, la seconde dans le Nouveau et la troisième dans l’Évangile ; mais l’ordre primitif fut plusieurs fois troublé. De fait aujourd’hui, les deux premières leçons sont l’une et l’autre d’Isaïe. Dans la première (Is., II, 2-5), l’Église est comparée à une haute montagne que gravissent tous les peuples de la terre ; on y décrit les temps messianiques, l’universalité de la Rédemption, la tranquillité et la paix des nations unies enfin par les liens d’une même foi. Le répons-graduel qui suit est tiré du psaume 23 et décrit l’entrée triomphale du Christ dans son royaume.
La seconde leçon (Is., VII, 10-15) annonce en termes formels le prodige qui va s’accomplir. Plus Dieu est offensé par les crimes du monde, plus grande est sa miséricorde envers les pauvres pécheurs. Il veut leur donner un gage de cette miséricorde, et voici qu’une Vierge va mettre au monde un petit enfant qui s’appellera sans plus ce qu’il est vraiment : Dieu avec nous.
Le répons pris au psaume 144 annonce que le Seigneur est proche de ceux qui se confient en Lui. Dieu est proche de celui qui le veut ainsi et qui l’aime, mais II est loin pour celui qui ne sait que faire de Lui. Il traite les âmes selon leurs dispositions intimes. Toutefois, comme le Seigneur est bon, II rend souvent bonnes par sa grâce nos dispositions mauvaises.
La lecture évangélique (Luc., I, 26-38) contient le message de l’ange Gabriel à la Vierge et le consentement de Marie à accomplir la mission de Mère de Dieu. Quels trésors de générosité, d’humilité, de dévotion, se cachent en ces mots : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole ! »
Au moyen âge, dans les monastères, l’abbé devait donner aujourd’hui aux moines une conférence spéciale sur la lecture évangélique de cette férié ; et nous avons toute une collection d’homélies super missus est faites par saint Bernard au chapitre de ses moines de Clairvaux.
L’antienne d’offertoire est prise du livre d’Isaïe et contient l’annonce de la prochaine venue du Messie. L’Église répète avec insistance cette annonce, afin que l’âme sorte de la léthargie où la plonge la paresse et sente avec toutes ses puissances ce voisinage de Yahweh.
La collecte présente au Seigneur le fruit des jeûnes solennels que tout le troupeau chrétien célèbre en cette semaine. Ils ont pour but de nous faire expier nos fautes passées et de nous préparer convenablement au saint renouveau qui va s’inaugurer avec la venue du Verbe incarné.
L’antienne pour la Communion est tirée de l’annonce d’Isaïe au roi Achaz : « Une vierge concevra un enfant qui aura pour nom Emmanuel, c’est-à-dire Dieu avec nous. » Voilà, bien exprimé, le dogme des deux natures dans le Christ, dogme qui troubla tant la période précédant le Concile d’Éphèse, où la doctrine catholique qui attribuait à Marie le titre de Mère de Dieu fut solennellement proclamée. Le fils engendré par une Vierge ne peut pas ne pas être homme comme nous ; mais le Saint-Esprit l’appelle en même temps Emmanuel, c’est-à-dire Dieu, Par suite, il convient de reconnaître et d’adorer les deux natures, divine et humaine, dans l’unique personne de Jésus-Christ. Sans la nature divine, l’expiation de Jésus-Christ n’aurait pas eu l’efficacité de satisfaire à la justice de Dieu offensée par les péchés du monde ; sans la nature humaine, Dieu n’aurait pas été capable de souffrir. Il fallait donc que la nature humaine fût unie hypostatiquement à la personne du Verbe, pour que la réparation du Christ fût la réparation qu’un Dieu Lui-même rend à Dieu.
Dans la collecte d’action de grâces, nous prions le Seigneur de ne pas nous laisser nous arrêter au goût et à la dévotion sensible que vaut parfois la participation à la table céleste. Il faut, au contraire, tendre au solide, c’est-à-dire à la vertu. Les consolations sensibles sont comme les fleurs d’un arbre ; mais l’agriculteur ne se paie pas de fleurs, il veut des fruits. Il en est de même pour nous : nous ne devons pas nous laisser trop prendre par les douceurs sensibles de la dévotion, mais il convient de viser à l’acquisition des vertus solides, ce qui requiert le détachement des choses du monde et le dépouillement de soi-même, pour ne rien vouloir d’autre que Dieu.
En ce temps de préparation immédiate à Noël, l’Église nous invite à nous serrer près de Marie avec une affection toute spéciale, parce que c’est d’elle-même, qui durant neuf mois porta Jésus dans son sein, que notre Avent tire son origine. Quels ne durent pas être les sentiments de foi, d’amour, de zèle, qui animèrent alors la Vierge unie si intimement à ce Dieu qui s’appelle un feu consumant dans les Écritures ? Le buisson ardent de Moïse symbolise justement Marie toute enflammée de Jésus. Elle est le modèle des véritables amants de Jésus.
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Les Quatre-Temps de l’Avent
Le Roi revêt ses haillons
Nous entrons dans un nouveau stade de la préparation de Noël. On nous a dit d’abord : Le Roi vient, puis : Jérusalem s’apprête, ensuite : il est au milieu de vous. Aujourd’hui, l’Église nous montre le Fils de Dieu sous la forme humaine : le Roi revêt les haillons de l’humaine nature. Les messes des Quatre-Temps nous présentent les antécédents de la naissance et de l’avènement du Seigneur.
Comme introduction à ces solennités d’une antiquité vénérable, donnons ici un sermon de Quatre-Temps du pape saint Léon : « Mes très chers, notre souci pastoral nous porte à vous prêcher conformément au temps et à l’usage liturgique. Nous célébrons le jeûne du dixième mois (décembre, comme son nom l’indique, était le dixième mois). Dans ce jeûne, nous offrons à Dieu, l’auteur de tous biens, après avoir achevé la récolte de tous les fruits, un digne sacrifice de tempérance. Car quelle œuvre peut être plus efficace que le jeûne, par lequel nous nous rapprochons de Dieu, nous résistons au démon, nous triomphons des vices séducteurs ? En effet, toujours le jeûne a été l’aliment de la vertu. La sobriété produit les pensées chastes, les résolutions raisonnables, les conseils salutaires. Par la mortification volontaire on meurt aux convoitises de la chair. L’esprit est renouvelé pour la pratique de la vertu. Mais comme nous ne pouvons pas faire notre salut par le jeûne seul, complétons-le par la miséricorde envers les pauvres. Donnons à la vertu ce que nous enlevons au plaisir. Que la privation de ceux qui jeûnent soit un soulagement pour les pauvres. Efforçons-nous de protéger les veuves, d’aider les orphelins, de réconcilier ceux qui sont en discorde, de recueillir les étrangers, de secourir les affligés, de vêtir ceux qui sont nus, de soigner les malades. Ainsi celui d’entre nous qui aura offert à Dieu, l’auteur de tous biens, le sacrifice de ses œuvres de charité comme un bon travailleur, méritera de recevoir comme salaire le royaume céleste. Ainsi donc, jeûnons mercredi, vendredi et samedi, veillons ensemble (célébrons l’office de nuit) auprès de l’Apôtre saint Pierre, afin que, par son intercession, nous puissions obtenir ce que nous demandons par Notre Seigneur Jésus-Christ qui avec le Père et le Saint-Esprit vit et règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».
Les Quatre-Temps comptent parmi les usages les plus anciens de l’année liturgique et remontent aux tout premiers temps de l’Église romaine. Ils sont plus anciens que l’Avent et le pape saint Léon (vers 450) nous a laissé toute une série de beaux sermons de Quatre-Temps. C’était originairement une fête d’action de grâces pour les récoltes. Il n’yen avait que trois, après chacune des trois récoltes principales : le blé, le vin et l’huile — les plus importants symboles naturels de la liturgie. Les fidèles apportaient à l’Offrande la dîme de leurs récoltes, pour les besoins du Sacrifice, de l’Église et des pauvres — et ceci est un exemple pour nous. Néanmoins ces époques sont aussi des jours de renouvellement spirituel. L’homme, au milieu de ses occupations matérielles, oublie trop facilement ses intérêts éternels ; c’est pourquoi il est bon qu’à chaque saison il se rappelle la pensée de Dieu et fasse réflexion sur l’état de son âme. Si le carême est l’époque de la retraite spirituelle annuelle, les Quatre-Temps sont celle du renouvellement intérieur. Ce sont des semaines de sérieux, mais non de tristesse et de pénitence. Le jeûne est moins une manifestation de pénitence qu’une dîme joyeusement offerte à Dieu et qui doit nous inciter à l’aumône. Le sacrifice de la charité miséricordieuse doit être offert en même temps que celui du jeûne (saint Léon). En devenant jours d’ordination (le samedi), les Quatre-Temps ont revêtu un caractère particulier. Le samedi des Quatre-Temps de décembre était le principal jour d’ordination. (En ce jour les fidèles doivent prier spécialement pour obtenir de Dieu de bons prêtres). Cependant, dans la suite des temps, les Quatre-Temps ont été insérés dans la trame de l’année liturgique et chacune de ces semaines a pris une nuance particulière. Les Quatre-Temps de décembre signifient une préparation plus intense à la fête de Noël.
Les derniers grands préparatifs pour la venue du Christ se font pendant ces semaines, comme l’attente de Noël trouve sa plus haute expression dans les antiennes O.
Le Mercredi des Quatre-Temps
L’Annonciation de la Sainte Vierge.
La messe d’or.
Aujourd’hui nous célébrons le mystère de l’Annonciation de la Sainte Vierge, l’instant solennel où le Verbe divin s’unit à la nature humaine. C’est le commencement de la Rédemption. Le corps mystique a reçu son centre lumineux, les membres peuvent s’y adjoindre. Ce n’est pas seulement le souvenir de ce grand événement que nous célébrons ; à la messe, est mise sous nos yeux l’Incarnation du Christ, puisque l’Incarnation est le commencement de la Passion dont la messe est le renouvellement. Au moment de la consécration, nous pourrions répéter : le Verbe s’est fait chair.
C’est pourquoi, depuis l’antiquité, cette messe a été très appréciée et appelée la messe d’or (missa aurea). Au moyen âge, on la célébrait avec une grande solennité. C’est à l’occasion de cette messe que saint Bernard fit en qualité d’Abbé ses célèbres homélies « super Missus est » qui se trouvent en partie dans le bréviaire. Une des preuves de la considération qu’on avait pour elle, c’est que la messe « Rorate » qui, dans certaines régions, est célébrée pendant tout l’Avent, en procède.
Lecture de l’Avent. — Isaïe nous montre aujourd’hui l’image du Messie souffrant. C’est une des prophéties les plus célèbres de l’Ancien Testament (Chap. LIII).
« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
Et la puissance du Seigneur, à qui a-t-elle été révélée ?
Il (le Rédempteur) s’élève comme un arbrisseau devant lui,
Comme une racine qui sort d’une terre desséchée ;
Il n’a ni forme ni beauté, nous l’avons vu,
Mais ce n’était pas une vue que nous désirions,
Il était méprisé, le dernier des hommes,
Un homme de douleurs connaissant la souffrance ;
Son visage était comme voilé et déshonoré.
Si bien que nous ne faisions de lui aucun cas.
En vérité il a porté nos maladies
Et nos douleurs il les a chargées sur lui.
Nous le considérions comme un lépreux,
Comme un homme frappé et humilié par Dieu.
Il a été blessé à cause de nos méfaits,
Il a été frappé à cause de nos péchés,
Pour notre salut il a été en butte au châtiment
Et par ses meurtrissures nous est venue la guérison.
Comme des brebis, nous étions errants,
Chacun s’écartait de son chemin ;
Le Seigneur a chargé sur lui tous nos méfaits
Il a été sacrifié parce qu’il l’a voulu lui-même ;
Et il n’ouvre pas sa bouche,
Comme un agneau, il est conduit à la tuerie.
Comme une brebis devant celui qui la tond, il se tait
Et n’ouvre pas sa bouche.
Sans protection de jugement, il est enlevé ;
Ne se préoccupe de lui personne de sa race,
En le voyant retranché de la terre des vivants.
A cause des péchés de mon peuple, je l’ai frappé.
Parmi les impies, on fixe son sépulcre,
Mais auprès du riche a été sa demeure. »
La messe (Rorate coeli). — Nous célébrons aujourd’hui la messe avec toute la chrétienté dans la grande église de Sainte-Marie à Rome où se trouve aussi la Crèche qui est pour nous l’image de Bethléem. A l’Introït, nous crions avec toute l’humanité qui implore la Rédemption : « Cieux répandez votre rosée. » Dans le psaume 18, nous voyons sous le symbole du soleil levant, l’accomplissement de nos espérances : « Pour le soleil il a dressé une tente, au ciel, (l’astre) s’avance comme un époux hors de la chambre nuptiale, il s’élance comme un héros qui fournit sa carrière, d’une extrémité du ciel il prend sa course vers l’autre et rien ne peut échapper à sa chaleur. » Le Christ, le divin Soleil de justice est resté caché neuf mois dans sa tente, c’est-à-dire dans le sein de Marie, mais, à Noël, après le solstice d’hiver, il paraît au dehors.
Dans la première Oraison, l’Église demande que « la fête de la Rédemption qui va venir » nous soit utile ici-bas et là-haut. Plus belle encore est la seconde Oraison : « Hâtez-vous, ne tardez plus, Seigneur, relevez-nous par les consolations de votre avènement. » C’est une oraison d’une impétuosité remarquable et qui sort du style ordinaire. La haute antiquité de cette messe apparaît dans les trois leçons (aux tout premiers temps de la liturgie romaine, la plupart des messes avaient au moins trois leçons). Les deux premières sont tirées de notre Prophète de l’Avent : Isaïe ; nous les connaissons déjà toutes les deux. Sion est le lieu de naissance de la Sainte Église, vers elle affluent les Gentils. C’est d’elle que sort la loi et le législateur (nous entendons le mot « Parole » dans le sens de « Verbe »). Sion est le symbole de la Vierge Marie qui a donné au monde le Verbe divin. Sion est aussi le symbole de l’Église et de l’âme. Ainsi trois noms se présentent à nous pendant toute la messe, Marie, l’Église, l’âme. L’Église aussi est mère de Dieu, en ce sens que par le ministère des sacrements, elle enfante et fait croître mystiquement le Christ dans les âmes. Et notre âme, à chaque messe peut être dite en quelque sorte mère du Christ, en tant que par la grâce du Saint Esprit reçue en elle, elle enfante mystique ment le Christ.
Le premier Graduel est un chant d’une grande beauté, c’est une image de Noël : nous nous tenons devant les portes fermées du paradis terrestre, déjà se soulèvent les verrous, déjà se tirent les chaînes ; pleins d’impatience nous crions : « Levez les portes, princes des anges ; ouvrez-vous, portes éternelles et le Roi de gloire fera son entrée. »
Les deux leçons suivantes ont entre elles une conformité merveilleuse. Le Prophète dit : « Voici qu’une Vierge concevra et enfantera un Fils et on l’appellera Emmanuel. » L’évangéliste dit : Je te salue... voici que tu concevras et enfanteras un Fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera appelé le Fils du Très-Haut... Le Saint-Esprit te couvrira de son ombre. »
Cet Évangile, d’une impérissable beauté, compte parmi les plus sublimes révélations que Dieu ait jamais faites à l’humanité. L’avant-messe a, en quelque sorte, parcouru tout l’Avent jusqu’au seuil du mystère de Noël. C’est pourquoi, au commencement du Sacrifice, nous nous voyons déjà le Sauveur venir : « Consolez-vous et ne craignez pas, car voici que notre Dieu apporte la récompense. Il va venir lui-même et nous apporter la Rédemption. Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, les oreilles des sourds ne seront plus fermées ; alors le paralytique bondira comme un cerf, la langue du muet jubilera. Il va venir lui-même et nous apporter la Rédemption »
Au sacrifice et à la communion, nous participons mystiquement au mystère de la Maternité divine, aussi pouvons-nous nous appliquer ce que chante l’Église à la Communion : « Voici qu’une Vierge concevra et enfantera un Fils... » Une fois encore nous chantons le cantique du soleil (psaume 18). — C’est vraiment une messe d’or.
Chants de l’Avent. — Nous restons étonnés devant tous ces chants poétiques qui jaillissent de la lyre de l’Église :
« Crie de toutes tes forces toi qui annonces la paix dans Jérusalem,
Annonce aux villes de Juda et aux habitants de Sion :
Voici que notre Dieu que nous attendions va venir. » (Répons.)
« Une étoile se lèvera de Jacob
Et un homme se lèvera d’Israël qui anéantira tous les chefs des étrangers,
Et toute la terre sera sa possession,
Tous les rois de la terre l’adoreront,
Tous les peuples le serviront. » (Répons.)
Les antiennes du lever et du coucher du soleil indiquent que nous devons nous occuper, toute la journée, des sublimes passages de l’Évangile ; « L’ange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie fiancée à Joseph. » Le soir, nous disons avec Marie : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. »
Office du jour
Office du jour
Office
Leçons des Matines
Lecture du saint Évangile selon saint Luc. Cap. 1, 26-38.
En ce temps-là : Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. Et le reste.
Homélie de saint Ambroise, Évêque.
Première leçon. A la vérité, les secrets et les mystères de Dieu sont cachés, et, selon la parole d’un Prophète, il n’est pas facile aux hommes de pénétrer ses desseins ; cependant, par les autres actions et instructions du Sauveur, nous pouvons comprendre que ce n’est pas sans un dessein particulier que celle-là a été choisie pour enfanter le Seigneur, qui était l’épouse d’un homme. Mais, pourquoi n’a-t-elle pas été mère avant d’être épousée ? De crainte, peut-être, qu’on ne l’accusât d’adultère.
R/. Crie avec force, toi qui annonces la paix dans Jérusalem ; [1] * Dis aux villes de Juda et aux habitants de Sion : Voici notre Dieu que nous attendions, il va venir. V/. Monte sur une haute montagne, toi qui évangélises Sion ; élève avec force ta voix. [2] * Dis.
Deuxième leçon. Or, l’Ange vint vers elle. Reconnaissez la Vierge à ses actes, reconnaissez la Vierge à sa modestie, apprenez à la connaître par l’oracle qui lui est annoncé par le mystère qui s’opère en elle. C’est le propre des vierges de trembler, de s’effrayer à l’approche d’un homme, et de craindre tous ses discours. Que les femmes apprennent à imiter cet exemple de modestie. Marie vit seule dans le secret de sa demeure, se dérobant aux regards des hommes, un Ange seul trouve accès auprès d’elle. Elle est seule, sans compagnie ; seule, sans témoin, de crainte d’être corrompue par un entretien profane ; et l’Ange la salue.
R/. Il se lèvera une étoile de Jacob [3], et il s’élèvera un homme d’ Israël, et il frappera tous les chefs des étrangers : [4] * Et toute la terre sera sa possession. V/. Tous les rois de la terre l’adoreront ; toutes les Nations le serviront. [5] * Et.
Troisième leçon. Ce n’était pas la bouche d’un homme, mais celle d’un Ange, qui devait exposer le mystère d’un tel message. Aujourd’hui, pour la première fois l’on entend : « L’Esprit-Saint surviendra en vous. » On entend et on croit. « Voici, dit Marie, la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. » Voyez son humilité, voyez sa dévotion. Elle se dit la Servante du Seigneur, elle qui est choisie pour sa mère ; et elle ne s’enorgueillit pas de cette promesse inattendue.
R/. Le Seigneur Dominateur viendra bientôt : [6] * Et son nom sera appelé Emmanuel [7]. V/. Dans ses jours s’élèvera la Justice et une abondance de paix [8] * Et. Gloire au Père. * Et.
A LAUDES.
Le Mercredi à partir du 17 décembre
A LAUDES ET AUX HEURES.
Les Antiennes suivantes se disent à Laudes et aux Heures dans les six Féries qui précèdent la Vigile de la Nativité. On les commence le 17 Décembre, par les Antiennes assignées au jour où l’on se trouve. On dit de même, les jours qui suivent, celtes qui sont propres à la Férie où l’on est. Si le 17 Décembre tombe un Dimanche, ces Antiennes se commencent le Lundi, c’est-à-dire le 18. Quant à celles qui devraient se dire les jours où il y a occurrence d’une Fête à neuf Leçons, elles sont omises cette année-là.Ant. 1 Les Prophètes ont prédit * que le Sauveur naîtrait de la Vierge Marie.
Ant. 2 L’Esprit * du Seigneur est sur moi ; il m’a envoyé évangéliser les pauvres. [9]
Ant. 3 A cause de Sion, * je ne me tairai pas, jusqu’à ce que paraisse son juste, comme une éclatante lumière. [10]
Ant. 4 Voici que viendra le Seigneur, * pour s’asseoir avec les princes et occuper un trône de gloire. [11]
Ant. 5 Annoncez * aux peuples et dites : Voici que Dieu, notre Sauveur, viendra. [12]
Capitule. Is. 2, 3. Venez et montons à la montagne du Seigneur et à la maison du Dieu de Jacob, et il nous enseignera ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers, parce que de Sion sortira la loi, et la parole du Seigneur, de Jérusalem.
Ant. au Bénédictus Il fut envoyé, l’Ange* Gabriel, à Marie, vierge qu’avait épousée Joseph. [13]
AUX VÊPRES.
Capitule. Gen. 49, 10. Le sceptre ne sera pas ôté de Juda, ni le prince de sa postérité, jusqu’à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et lui-même sera l’attente des nations.
Ant. au Magnificat Voici la servante du Seigneur, * qu’il me soit fait selon votre parole. [14]
Introduction générale aux Antiennes O, voir ici
Si ce jour tombe les 17, 18, 19 ou 20 décembre, on dit une Antienne O [15]Le 17 Décembre. Ant. au Magnificat
Antienne chantée par Scott Turkington, source NLMLe 18 Décembre. Ant. au Magnificat
Antienne chantée par Scott Turkington, source NLMLe 19 Décembre. Ant. au Magnificat
Antienne chantée par Scott Turkington, source NLMLe 20 Décembre. Ant. au Magnificat
Antienne chantée par Scott Turkington, source NLM
Orémus.
Prions.
Collecte
Secrète
Postcommunion