Commun des Docteurs
Commentaires
Présentation
Présentation
Pour l’Église catholique romaine, un Docteur de l’Église est un théologien ou un religieux dont les écrits ou l’enseignement sont considérés comme ayant servi la religion de façon exceptionnelle et dont la vie est regardée comme exemplaire au regard des exigences de celle-ci. Cette appellation n’est pas équivalente à celle de Père de l’Église, qui est réservée aux maîtres des tout premiers siècles, et dont la liste n’est d’ailleurs pas officiellement arrêtée. Par ailleurs, tous les Docteurs de l’Église sont pris parmi les saints, ce qui n’est pas le cas de certains Pères (par exemple : Origène, Tertullien ...)
Plusieurs Pères de l’Église grecque sont reconnus comme Docteurs de l’Église.
Tous les Docteurs de l’Église ont été soit canonisés, soit officiellement considérés comme saints pour les plus anciens d’entre eux. Quatre femmes sont reconnues Docteurs de l’Église.
Liste des Docteurs de l’Église
Liste des Docteurs de l’Église
L’Église catholique romaine reconnaît 38 Docteurs de l’Église qui sont les suivants, avec (si elle est connue) la date à laquelle ils ont été proclamés :
Les quatre Docteurs latins de la tradition :
Ambroise de Milan (339 - 394), évêque
Augustin d’Hippone (354 - 430), évêque
Jérôme de Stridon (vers 347 - 420), moine (généralement connu sous le nom de saint Jérôme)
Grégoire Iᵉʳ (540 - 604), pape
Les quatre Docteurs grecs de la tradition :
Athanase d’Alexandrie (vers 296 - 373), patriarche
Basile de Césarée ou Basile le Grand (330 - 379), évêque
Grégoire de Nazianze ou Grégoire le Théologien (329 - 390)
Jean Chrysostome (345 - 407), patriarche
Les Docteurs proclamés par l’Église catholique depuis le XVIᵉ siècle :
Thomas d’Aquin (1225 - 1274) - 1568, dominicain, appelé "docteur commun", "docteur des docteurs" ou "docteur angélique"
Bonaventure de Bagnorea (1221 - 1274) - 1588, franciscain, appelé "docteur séraphique"
Anselme de Cantorbéry (1033 - 1109) - 1720, évêque, appelé "docteur magnifique"
Isidore de Séville (vers 560 - 636)- 1722, évêque
Pierre Chrysologue (vers 380 - 450) - 1729, évêque
Léon Iᵉʳ (406 - 461) - 1754, pape
Pierre Damien (vers 1007 - 1072) - 1828, cardinal
Bernard de Clairvaux (1090 - 1153) - 1830, moine, appelé "docteur savoureux"
Hilaire de Poitiers (315 - 367) - 1851, évêque
Alphonse de Liguori (1696 - 1787) - 1871
François de Sales (1567 - 1622) - 1877, évêque
Cyrille d’Alexandrie (vers 380 - 444) - 1883, patriarche
Cyrille de Jérusalem (? - 387) - 1883, patriarche
Jean Damascène (vers 675 - vers 749) - 1883
Bède le Vénérable (672/3 - 735) - 1899, moine
Éphrem (306 - 373) - 1920, diacre
Pierre Canisius (1521 - 1597) - 1925, jésuite
Jean de la Croix (1542 - 1591) - 1926, carme, appelé "docteur mystique"
Robert Bellarmin (1542 - 1621) - 1931 cardinal, jésuite
Albert le Grand (vers 1193 - 1280) - 1931, dominicain, appelé "docteur universel"
Antoine de Padoue (vers 1195 - 1231) - 1946, franciscain, appelé "docteur évangélique"
Laurent de Brindisi (1559 - 1619) - 1959, capucin, appelé "docteur apostolique"
Thérèse d’Avila (1515 - 1582) - 1970, carmélite
Catherine de Sienne (1347 - 1380) - 1970
Thérèse de Lisieux (1873 - 1897) ou Thérèse de l’Enfant-Jésus - 1997, carmélite
St Jean d’Avila (1499-1569) – 2012, fêté le 10 ami (calendrier moderne)
Sᵗᵉ Hildegarde de Bingen (1098-1179) – 2012, fêtée le 17 septembre (calendrier moderne)
St Grégoire de Narek (951-1003) – 2015, fêté le 27 février (calendrier moderne)
St Irénée de Lyon (vers 120-202) – 2022 « Docteur de l’Unité »
St Jogn Henry Newman (1801-1890) – 2025, fêté le 9 octobre (calendrier moderne)
Les quatre femmes docteurs, ayant été proclamées après l’édition du missel de 1962, ne sont pas concernés par ce formulaire, on utilisera celui des Vierges.
Commentaire du Commun
Commentaire du Commun
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
La messe (In medio) du commun des Docteurs est tout à fait suggestive. L’Église voit dans le prêtre qui célèbre notre Docteur (les textes deviennent ainsi plus intelligibles). Quand le prêtre (autrefois l’évêque) monte à l’autel, revêtu des ornements sacerdotaux, l’Église chante : “Au milieu de l’Église, Dieu ouvre sa bouche, le Seigneur le remplit de sagesse et d’intelligence ; il l’a revêtu du vêtement de gloire” (Intr.). Le Docteur de l’Église nous parle aujourd’hui encore dans l’Église de Dieu. Il nous adresse la parole dans la personne du prêtre ; les ornements sacerdotaux sont l’image de la stola gloriae, du vêtement de gloire. Dans le psaume 91, nous glorifions Dieu dans ses saints. L’Oraison, elle aussi, vaut la peine d’être méditée : le Docteur est pour nous ici-bas un doctor vitae, un maître dé vie (c’est-à-dire de la vie morale et aussi de la vie divine), mais en même temps aussi un intercesseur au ciel.
Dans l’Épître, nous voyons le saint marcher sur les traces de saint Paul ; il fut un soldat et un héraut intrépide et infatigable du royaume de Dieu — à “temps et à contre-temps”, il a “exercé le ministère de l’évangéliste”. En ce jour, celui de sa mort, pour lui celui du retour du Maître, il peut nous dire : “J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé ma course... à présent m’a été réservée la couronne de justice que me donnera en ce jour le Seigneur, le Juge équitable.”
Dans la deuxième Épitre, utilisée pour certains Docteurs, l’Église fait l’éloge du Sage : il s’unit à Dieu dans la prière, il déverse sur les autres l’abondance de ses connaissances, il dirige parfaitement sa conduite et parce qu’il n’a cherché que la gloire du Très-Haut, il est loué pour sa sagesse. (Dom Gaspard Lefèvre, Missel)
Nous pouvons aujourd’hui vivre, en union avec le saint, à la messe, le retour du Maître. Le saint Docteur est le sel de la terre, une lumière de l’Église, une ville sur la montagne (il nous suffit de penser à l’évêque assis dans l’église sur son trône surélevé), une lumière placée sur le chandelier dans la maison de Dieu ; nous pouvons devenir, nous aussi, un petit flambeau, en allumant notre lumière à la sienne. Il est appelé grand dans le royaume des cieux, parce qu’il agit et enseigne (Evang.). Quand nous nous présentons à l’autel pour y apporter nos dons, alors le saint “se développe” en nous : il est comme un palmier ou un cèdre qui “croît” ; nous devenons semblables à lui (Offert.). A la Communion, nous voyons de nouveau dans le célébrant le Docteur de l’Église : Nous voyons en esprit l’évêque de la primitive Église dans son ministère liturgique, comme prédicateur et prêtre ; dans l’avant-messe, nous entendons son enseignement ; au Saint-Sacrifice, nous le voyons distribuer la Céleste Nourriture. Enseignement et Eucharistie sont le double froment de Dieu que l’administrateur de la famille de Dieu distribue “avec prudence et fidélité”. Aujourd’hui encore, ce même froment nous est distribué par le prêtre célébrant dans l’esprit du saint du jour.
¶Item alia Epistola pro Doctoribus : · ¶Autre Epître :
Post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · Après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :
Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur : · Au Temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :