Commun de plusieurs Martyrs pendant le Temps Pascal Sancti tui
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Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
L’honneur particulier que l’Eglise rend aux martyrs trouve son couronnement dans ce fait qu’ils ont un commun spécial dans le temps pascal. L’Eglise veut unir le martyre avec la victoire que le Christ a remportée dans sa Passion, de la manière la plus étroite. La “blanche armée des martyrs” est l’escorte du vainqueur de la mort et de l’enfer. La liturgie veut donc, dans la solennité des martyrs, réaliser la parole de saint Paul : “Si nous participons à ses souffrances, nous participerons aussi à la consolation”. Les deux formulaires (le premier pour un martyr, le second pour plusieurs martyrs) se distinguent par une beauté et une profondeur classiques, et respirent l’esprit triomphant du martyre tel que le connaissait l’ancienne Église.
Cette messe est, comme la messe Protexísti, d’une noble beauté architecturale. L’Introït (Sancti tui) commence par la louange des “saints”. Ce sont les martyrs et nous leur sommes unis. Ce double chœur annonce la “gloire du royaume” du Christ. Le psaume 144 loue Dieu (ou le Christ) à cause de sa grandeur, de sa bonté et de sa fidélité. C’est un des plus beaux psaumes. Il n’est malheureusement guère utilisé dans la liturgie. Quelle magnifique image présente l’Introït : le Christ, le Roi ressuscité, entouré de ses “témoins” ! Cette pensée est continuée dans l’Épître. Par sa résurrection, le Christ nous a assuré un héritage impérissable au ciel. Nous marchons vers cet héritage. Il est vrai que notre chemin passe d’abord à travers les luttes terrestres et les tentations. Mais la tristesse ne dure qu’un peu de temps, “modicum”. L’or doit être purifié dans le feu pour le grand jour de la “manifestation de Jésus-Christ”. Nous assistons par avance à cette manifestation, à la messe, avec les martyrs. Nous voyons de nouveau les saints martyrs devant nous dans leurs vêtements blancs comme les lis ; ils sont parfumés comme le baume dans leur mort précieuse aux yeux de Dieu (Allel.).
L’Évangile est presque le même que dans la messe précédente (seulement le texte commence quelques versets plus loin). La parabole nous montre la vie chrétienne sous son aspect le plus intime : Le Christ est la vigne divine, nous sommes les sarments. Cette parabole nous donne l’essence même de la liturgie. Les saints et les chrétiens d’ici-bas sont dans une communion intime de vie avec le Christ. Nous recevons de lui la sève vitale, le vin divin de l’Eucharistie. C’est dans l’Eucharistie que nous trouvons la force d’accomplir les commandements du Christ et de“porter beaucoup de fruit” (v. l’explication de l’Évangile de la messe précédente). Dans l’allégresse pascale, nous nous avançons vers l’autel, avec les martyrs, pour mourir avec le Christ (Off.) et pour être glorifiés avec lui (Comm.).
Pour plusieurs Martyrs
Pro pluribus Martyribus
1 Pro pluribus Martyribus Pontificibus · 1 Pour plusieurs Martyrs Évêques
2 Pro pluribus Martyribus tantum · 2 Pour plusieurs Martyrs non Évêques
1 Pro pluribus Martyribus Pontificibus · 1 Pour plusieurs Martyrs Évêques
2 Pro pluribus Martyribus tantum · 2 Pour plusieurs Martyrs non Évêques
1 Pro pluribus Martyribus Pontificibus · 1 Pour plusieurs Martyrs Évêques
2 Pro pluribus Martyribus tantum · 2 Pour plusieurs Martyrs non Évêques
3 Item altera postcommunio. · 3 De meme, seconde postcommunion