Commun d’une Vierge non Martyre Dilexísti
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Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
La troisième messe du Commun des Vierges est bien, parmi les messes du commun, celle qui présente la plus parfaite unité ; une vraie messe nuptiale. L’Église est l’Épouse sans tache du Seigneur, et elle se manifeste dans la vierge que nous fêtons aujourd’hui et qui est mystérieusement présente parmi nous en ce moment. Mais celle-ci est aussi notre modèle, et non seulement nous sommes mystérieusement unis à elle aujourd’hui, mais nous partagerons un jour réellement son sort. Pour terminer l’allégorie, nous sommes aujourd’hui, dans la personne de la vierge, l’épouse du Christ, l’Église. Cette allégorie se développe à travers toutes les parties de la messe. L’Evangile la précise et nous offre en même temps le mystère en action : la sainte et nous, nous sommes les épouses-vierges qui, dans la nuit de cette vie, allons, avec la petite lampe lumineuse de l’amour du Christ, au-devant de l’Époux arrivant pour les noces. Cela sera une réalité au second avènement du Seigneur (et à notre mort) ; pour le moment, à la messe, c’est une anticipation de la réalité. Maintenant nous comprenons la signification profonde de la messe d’aujourd’hui.
A l’Introït, nous chantons le cantique nuptial ; l’arrivée à l’église est aujourd’hui un cortège nuptial : la sainte en tête, nous à sa suite ; représentons-nous l’arrivée solennelle à l’autel de l’évêque revêtu des ornements pontificaux ; pendant ce temps, nous chantons le psaume 44 en entier, le cantique nuptial : le Christ, l’Époux royal — l’Église, la vierge, — moi, l’épouse du Roi. Considérons-nous maintenant comme des épouses du Christ. A l’Epître, on nous adresse de nouveau la parole comme aux épouses du Christ ; l’Époux a pour son épouse un amour jaloux ; il ne veut partager avec personne la possession de l’épouse ; c’est en vierge intacte qu’elle doit se présente au Christ, son époux. Le thème nuptial se poursuit dans tous les morceaux de la messe : Quand le diacre, paré des ornements de fête, monte en une procession solennelle à l’ambon avec l’Evangile (c’est-à-dire le Christ), nous avons de nouveau une représentation du cortège nuptial. Maintenant, c’est le chant de l’Evangile avec l’allégorie si expressive des cinq vierges sages (les cinq vierges folles symbolisent le sombre contraste). Nous sommes ces épouses-vierges (les acolytes portant des cierges allumés pour le chant de l’Evangile nous facilitent cette représentation). Au Saint-Sacrifice, l’Evangile devient réalité. A l’Offertoire, nous nous portons au-devant du Christ comme des épouses-vierges : l’autel est le Christ ; les dons offerts sont les lampes garnies d’huile, l’offrande à l’Époux. A l’Offertoire, on chante de nouveau le cantique nuptial. L’antienne fournit une nouvelle image : l’autel avec sa riche parure (d’or et de diverses couleurs) rappelle l’Épouse-Reine, l’Église ; nous, les épouses-vierges, nous l’entourons à l’offertoire. Au moment du sacrifice (consécration), l’Époux paraît ; et, à la Communion, nous allons de nouveau comme épouses-vierges “obviam Christo Domino” — à la rencontre du Christ, notre Seigneur. “Ecce sponsus venit — Voici que vient l’Époux.” Ouvrons-lui notre cœur ! (Remarquons encore que l’antienne n’a tout son sens qu’en liaison avec la communion). Nous chantons pour la quatrième fois le cantique nuptial.
Post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · Après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :
Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur : · Au Temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :