St Jacob, Evêque et Confesseur
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Présentation
Présentation
Saint Jacob (756-767), 24ᵉ évêque de Toul.
On ne saurait révoquer en doute la naissance de Jacob, dans le diocèse de Toul même, et au village de Bertigny (Haute-Marne), où ses parents avaient les propriétés dont il hérita. Ce qui est plus difficile à constater, c’est, s’il fut d’abord religieux au monastère de Gémonde, sur la Sarre, ensuite évêque de Toul, ou bien s’il se retira seulement dans cette abbaye après son abdication de l’épiscopat.
Quoi qu’il en soit, élevé sur le siège épiscopal qu’il devait rendre encore plus respectable et plus saint, Jacob assista, comme évêque, au concile de Compiègne, l’an 757. Il en souscrivit les actes de cette façon : Jacobus, peccator subscripsi. Dans ce concile, auquel prirent part l’évêque Georges et le sacellaire Jean, tous deux légats du Pape, on dressa dix-huit canons, lesquels se rapportent exclusivement au mariage, à l’exception du neuvième qui, d’après la décision du pape Sergius, déclare valide le baptême conféré par un homme qui n’est ni prêtre ni chrétien.
Le roi Pépin s’y trouva. Il y reçut en audience solennelle les ambassadeurs de l’empereur Constantin qui, entre autres présents, lui offrirent des orgues, ce que tous les historiens ont remarqué, parce qu’elles furent les premières qui parurent en France.
Saint Jacob fut appelé, en 761, à la dédicace de l’église de Gorze ; son nom se trouve inscrit, dans le cartulaire de cette abbaye, avec ceux des autres évêques présents à la cérémonie.
Jacob, pressé par l’amour de la retraite, quitta son évêché et se retira au monastère de Gémonde, comme nous l’avons indiqué. Il en sortit l’an 765, pour se rendre au concile d’Attigny (Ardennes) que Pépin y avait convoqué. Son nom se trouve parmi ceux des prélats qui y assistèrent et l’on comprend que l’évêque ait pu l’écrire comme il a fait : Jacob, episcopus de monasterio Gamundias. Il pouvait à son nom ajouter un titre qu’il n’avait pas perdu, et il devait indiquer le lieu de sa résidence actuelle, pour marquer son abdication du siège de Toul, dans lequel il avait alors un successeur.
Plus tard il fit le voyage de Rome. A son retour, il passa par Dijon pour y vénérer les reliques de saint Bénigne, dans l’église du monastère de ce nom. Les religieux le reçurent dans leur abbaye ; mais il y fut attaqué d’une maladie violente qui, en peu de jours, le conduisit au trépas, l’an 767 ou 768. En conformité du désir qu’il avait auparavant manifesté, il fut inhumé, auprès du tombeau du saint martyr qu’il était venu visiter.
Dans le Diocèse de Nancy et de Toul, d’avant 1750 jusqu’en 1860 : le 23 juin, 1860-1914 : le 2 mars, 1914-1955 : le 23 juin, Saint Jacob, Evêque et Confesseur
In Diœcesi Nanceiensi et Tullensi · ante 1750 usq. 1860 : die 23 iunii · 1860-1914 : die 2 martii · 1914-1955 : die 23 iunii · Sancti Iacob · Ep. et Conf.
Et fit commemoratio Vigiliæ Nativitatis S. Ioannis Baptistæ, ut in Missali. · Et on fait mémoire de la Vigile de la Nativité de St Jean-Baptiste, comme au Missel.
¶ In missis votivis post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · ¶ Aux messes votives après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit
Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur : · Pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :
Dans le Diocèse de St Dié