Saint Nicolas, évêque
6 décembre
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Présentation
Présentation
Messe propre aux Diocèses de Nancy et de Toul et de Saint-Dié.
Saint Nicolas fut proclamé patron de toute la Lorraine en 1120 ; vous pourrez trouver des renseignements plus détaillés sur le site de la paroisse de Saint-Nicolas de Port ou celui de l’association qui s’occupe de promouvoir la célèbre basilique.
Les commentaires pour sa fête se trouvent à l’article concernant la messe du Missel Romain, ici.
Derrière saint Nicolas, on reconnaît sur cette gravure de Jacques Callot, la silhouette de sa basilique à Saint-Nicolas-de-Port
Le culte de saint Nicolas a connu en Lorraine un développement très considérable. Il faut en chercher l’origine au Xᵉ siècle, quand la femme de l’empereur Otton II, Théophanie, qui était d’origine grecque, apporta dans la région rhénane des reliques de l’évêque de Myre. Au milieu du XIᵉ siècle, quelques-unes de ces reliques étaient à l’abbaye de Gorze, qui fonda à Port, sur une terre lui appartenant à côté de Varangéville, une chapelle Saint-Nicolas.
Ce fut cependant sous l’épiscopat de Pibon, 42ᵉ évêque de Toul, en 1087, qu’arriva l’enlèvement du corps de saint Nicolas, évêque de Myre, par des marins marchands de Bari ; puis l’importation en 1090, au village de Port, sur la Meurthe, par un seigneur lorrain nommé Albert, de l’un des doigts du bienheureux pontife.
L’église de Port, dépendant du prieuré de Varangéville devint bientôt le but d’un pèlerinage très fréquenté. Le prieur, qui en avait la charge, la fit réparer et même augmenter en 1110, puis y établit quelques-uns de ses religieux pour aider les pèlerins à satisfaire leur dévotion. Tels furent les commencements du prieuré de Saint-Nicolas. Saint-Nicolas-de-Port fut, à partir de la fin du XIᵉ siècle, un centre de culte très fréquenté ; l’affluence des pèlerins obligea plusieurs fois à reconstruire l’église.
L’édifice actuel, commencé à l’extrême fin du XVᵉ siècle, achevé vers 1550, témoigne par son ampleur de l’importance du pèlerinage à cette époque. Les malheurs de la guerre de 30 ans marquent le début d’une longue décadence. De nos jours, les pèlerins viennent encore nombreux le 5 décembre au soir pour la « Procession du Sire de Réchicourt » (cérémonie votive qui remonte à l’époque des croisades et rappelle que saint Nicolas est le protecteur des prisonniers), et le lundi de la Pentecôte.
Basilique de St Nicolas, Lorraine
Basilique de St Nicolas, Lorraine
Procession à St Nicolas, Lorraine © Antoine Taveneaux
Saint Nicolas, Evêque et Confesseur, Patron de la Lorraine, Dans le Diocèse de Nancy et de Toul, Dans le Diocèse de St Dié
Sancti Nicolai · Ep. et Conf. · Lotharingiæ Patroni · In Diœcesi Nanceiensi et Tullensi · In Diœcesi Sancti Deodati
Cette séquence n’est dite que dans le diocèse de Nancy et de Toul.
Gentis nostræ præsídium,
Corúscans sidus Asiæ,
Celebrémus Nicólaum.
2 Piis paréntum précibus
Sancta proles concéditur :
Iam matris ab ubéribus
Christi miles agnóscitur.
3 Sæcli puer contágia
Vanósque fastus rómovet ;
Matúrus ab infántia,
Virtúti fírme se vovet.
4 In páuperes distríbuit
Pródigus patrimónium :
Deum patrem sic móruit,
Factus pater egéntium.
5 Larga manu virgínibus
Dat quo servátur cástitas :
Probis nubunt coniúgibus
Quas ipsa dotat cáritas.
6 Sed quæ sibi numquam placet,
Placens Deo, modéstia
Latéscere frustra studet :
Luce detégitur sua.
7 Præsul Myræ disquíritur :
Hunc omnis plebs desíderat
Sacras ad aras tráhitur,
Quem iam Deus elégerat.
8 Angélicis dum húmeris
Onus treméndum súscipit,
In cura tanti múneris
Se totum Deo súbicit.
9 Christum résonat córdibus
Voce, quam firmant ópera :
Error fugit e méntibus :
Vana ruunt altáría.
10 Frendet ira gens ǽmula :
Pugil Dei constríngitur ;
O gloriósa víncula !
Impávidus non víncitur.
11 Auro probáto púrius
Probáta fides émicat :
Præco Christi libérius
Par Patri Verbum prǽdicat.
12 Ut iubet, statim pelagi
Sedáta silent ǽquora :
Hunc ut ínvocant náufragi
Optáta tangunt líttora.
13 Quis ore digno te canat ?
In terra si tot éxeris ;
Quali, Deus, cum te beat,
Supérna vi nunc frúeris !
14 Perénnl tu qui glória
Donáris in cæléstibus :
Ora, nos ut in pátria
Iungámur cæli cívibus. Amen. Allelúia.
Le Protecteur de la Lorraine
Et la Lumière de l’Asie
En acclamant saint Nicolas.
2 Aux prières de ses parents
Ce saint enfant est accordé.
A peine hors du sein de sa mère,
Il apparaît soldat du Christ.
3 Enfant, il fuit la contagion
Et les fastes vains de ce monde
Et, déjà mûr pour la vertu,
Il s’y adonne avec ardeur.
4 Prodigue de son héritage,
Il en fait don aux indigents
Et, devenu Père des Pauvres,
Mérite d’avoir Dieu pour Père.
5 Les filles en danger moral
Reçoivent d’abondants secours.
Elles trouvent de bons maris ;
C’est sa charité qui les dote.
6 Sans jamais être satisfaite,
Son humilité plaît à Dieu,
Elle veut en vain le cacher
Il est trahi par son éclat.
7 On cherche un évêque pour Myre ;
Réclamé par le peuple entier,
On le traîne à la cathédrale ;
Dieu l’avait déjà désigné !
8 Sur ses épaules angéliques
Il reçoit la charge accablante.
Pour le soin d’un si grand service
Il fait toute confiance à Dieu.
9 Sa voix, aidée par ses miracles,
Appelle le Christ dans les cœurs ;
L’erreur disparaît des esprits,
Les autels des faux dieux s’écroulent.
10 L’ennemi, frémissant de rage,
Enchaîne l’athlète de Dieu ;
Quelle captivité glorieuse !
Sans peur, il demeure invaincu.
11 Plus pure que l’or éprouvé,
Sa foi éprouvée étincelle,
Héraut du Christ, il ose dire
Que le Verbe est égal au Père.
12 Dès qu’il ordonne, la tempête
Cesse sur les flots en fureur ;
Dès que les naufragés l’invoquent,
Sauvés, ils touchent le rivage.
13 Qui peut te louer dignement ?
Toi, qui fis merveille sur terre,
Quelle puissance n’as-tu pas,
Maintenant que Dieu te couronne !
14 Maintenant, dans le Paradis,
Tu jouis de la gloire éternelle ;
Prie pour que nous soyons unis,
Un jour, aux habitants du Ciel. Amen. Alléluia !
Credo
Præfatio de Sanctis · Préface des Saints.
Dans le Diocèse de Verdun
Missa ut in Missali hac die. · Messe comme au Missel Romain ce jour.
¶ Ubi festum solemnizatur, præfatio de Sanctis. · ¶ La où la fête est solennisée, préface des Saints.
Office du jour
Office (Diocèse de Nancy et de Toul)
AUX DEUXIÈMES VÊPRES.
| Ant. 1 Beátus Nicoláus * adhuc puérulus, multo ieiúnio macerábat corpus. | Le bienheureux Nicolas dès son enfance macérait son corps par des jeûnes. |
| Ant. 2 Ecclésiæ sanctæ * frequéntans límina, sacra péctori condébat mandáta. | Il franchissait souvent le seuil de l’église, pour y savourer au fond du cœur les commandements de Dieu. |
| Ant. 3 Iuste * et sancte vivándo, ad honórem sacerdótii méruit promovéri divínitus. | Sa vie ne respirant que sainteté et justice, il mérita d’être élevé à l’honneur du sacerdoce par une révélation du ciel. |
| Ant. 4 Amícus Dei * Nicoláus, pontificáli decorátus ínfula, ómnibus se amábilem exhíbuit. | Honoré de la dignité pontificale, Nicolas, l’ami de Dieu, se montra l’ami de tous. |
| Ant. 5 O per ómnia laudábilem virum, cuius méritis ab omni clade liberántur, qui ex toto corde ínvocant illum. | O saint, digne en toutes choses de nos louanges, ceux qui vous invoquent de tout leur cœur trouvent par vos mérites la délivrance de tous leurs maux. |
| Capitule. Eccli. 50, 6-7. | Capitule. |
| Ecce Sacérdos magnus, qui quasi stella matutína in médio nébulæ, et quasi luna plena in diébus suis lucet ; et quasi sol refúlgens, sic ille effúlsit in templo Dei. | Voici ce grand prêtre qui brille en sa vie comme l’étoile du matin au milieu de la nuée, comme la lune en son plein. Comme un soleil resplendissant il a jeté son éclat dans le temple de Dieu. |
| Hymnus | Hymne |
| Tanta quæ virtus tua, Nicoláe, Tránstulit nomen géminos ad axes ? Sol tuos surgens videt occidénsque Semper honóres. | Quelles sont, ô Nicolas, ces sublimes vertus qui ont porté jusqu’aux deux pôles la gloire de votre nom ? A son lever comme à son coucher, le soleil est témoin des honneurs qui vous sont rendus. |
| Molle qui corpus puer immolábas, Signa virtútis déderas futúræ. Póntifex, qualis grege pro tuéndo Víctima fies ! | Encore petit enfant, vous mortifiez votre corps délicat, vous donnez des signes frappants de votre sainteté future. Devenu Pontife, jusqu’où ne portez-vous pas l’immolation de vous-même, pour le salut de votre troupeau ? |
| O tuas dicat quis amóris artes, Nube qui densa benefácta celas, Vírginum custos, pater et relíctis Tutor egénis ? | O vous, le gardien des vierges, le père de l’orphelin, le soutien du pauvre ; vous qui couvrez vos bienfaits d’un voile impénétrable, qui pourra dire les industries de votre charité ? |
| Mille porténtis tua fama splendet : Pellis erróres, simulácra sternis ; Dǽmones frendent, sua dum iubéntur Línquere templa. | Mille prodiges portent au loin votre nom. A votre approche l’erreur s’enfuit, les statues des faux dieux sont renversées, et les démons, obligés d’abandonner leurs temples, frémissent de rage. |
| Tuque Nicǽni nova lux senátus, Asseris vindex, Erebo fremente, Par Patri Verbum, genitúmque summo Númine Numen. | Vous êtes une lumière du concile de Nicée, et, vengeant les droits de la vérité, vous établissez, malgré les frémissements de l’enfer, que le Verbe est égal au Père, et qu’il est Dieu, engendré du Dieu suprême. |
| Summa laus Patri ; tibi summa, Nate, Cuius ætérnum bene Nicoláus Víndicat Numen ; tibi par, supérni Nexus amóris. | Gloire infinie au Père ; gloire infinie au Fils, dont saint Nicolas a si bien défendu l’éternelle divinité ; gloire infinie au Saint-Esprit, lien de l’amour divin. |
| Amen. | Ainsi soit-il. |
| V/. Elégit Dóminus servum suum. | V/. Le Seigneur a choisi son serviteur. |
| R/. Páscere hereditátem suam. | R/. Pour gouverner ceux qui forment son héritage. |
| Ant. ad Magnificat Sacérdos Dómini, Nicoláe, adstántem plebem corróbora sancta intercessióne ; ut, qui vitiórum póndere prémimur, beatitúdinis tuæ glória sublevémur ; et, te duce, ætérna prǽmia consequámur. | Ant. au Magnificat O Nicolas, Prêtre du Seigneur, fortifiez par votre sainte intercession le peuple qui est ici devant vous : afin que, malgré le poids des mauvais penchants qui nous accable, nous soyons encouragés par la pensée du bonheur dont vous jouissez dans la gloire ; et que, sous votre conduite, nous puissions obtenir la récompense éternelle. |
| Oratio. | Prière |
| Deus, qui beátum Nicoláum Pontíficem innúmeris decorásti miráculis : tríbue, quǽsumus ; ut, eius meritis et precibus, a gehénnæ incéndiis liberémur. | Dieu qui avez glorifié saint Nicolas, votre Évêque, par d’innombrables miracles, accordez-nous d’échapper aux feux de l’enfer par ses mérites et ses prières. |