Fête-Dieu ou Fête du Très Saint Sacrement
Textes de la Messe
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Présentation
Présentation
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Après le dogme de la Sainte Trinité, c’est celui de l’Incarnation de Jésus que le Saint-Esprit nous rappelle, en nous faisant célébrer, avec l’Église, le Sacrement par excellence qui, en résumant toute la vie du Sauveur, donne à Dieu une gloire infinie et applique aux âmes, à toutes les époques, les fruits de la Rédemption (Or.). C’est sur la croix que Jésus nous a sauvés, et l’Eucharistie, instituée la veille de la passion du Christ, en est restée le mémorial (Or.). L’autel est le prolongement du Calvaire, la messe « annonce la mort du Seigneur » (Epître). Jésus y est en effet à l’état de victime, car les paroles de la double consécration nous montrent que le pain n’est changé qu’au corps du Christ, et le vin n’est changé qu’en son sang, de telle sorte que par cette double action aux effets différents, qui constitue le sacrifice de la messe, les espèces du pain ont un titre spécial à s’appeler le corps du Christ, bien qu’elles contiennent Jésus tout entier puisqu’il ne peut plus mourir, et les espèces du vin un titre spécial à s’appeler le sang du Christ, alors qu’elles contiennent aussi Jésus tout entier. Et ainsi le Sauveur lui-même, qui est le prêtre principal à la messe, offre d’une façon non sanglante, en même temps que ses prêtres, son corps et son sang qui ont été séparés réellement sur la croix et qui ne le sont que d’une manière représentative ou sacramentelle (matières différentes, paroles et effets différents) sur l’autel. Par où l’on voit que l’Eucharistie fut instituée sous forme de nourriture (All.), afin que nous puissions nous unir à la victime du Calvaire. L’hostie sainte devient ainsi « le froment qui nourrit nos âmes » (Intr.) Et comme le Christ, en devenant Fils de Dieu, reçut la vie éternelle du Père, de même les chrétiens participent à cette vie éternelle (Év.) en s’unissant à Jésus par le Sacrement qui est le Symbole de l’unité (Secr.). Aussi cette possession anticipée de la vie divine sur terre par l’Eucharistie est-elle le gage et le commencement de celle dont nous jouirons pleinement au ciel (Postc.), « Le même pain des anges que nous mangeons maintenant sous les voiles sacrés, dit le Concile de Trente, nous le mangerons au ciel sans voile ».
Considérons la messe comme le centre de tout le culte de l’Église envers l’Eucharistie, et voyons dans la Communion le moyen établi par Jésus pour que nous participions plus pleinement à ce divin sacrifice. De la sorte notre dévotion envers le Corps et le Sang du Sauveur nous obtiendra efficacement les fruits de sa rédemption (Or.).
Au sujet de la procession qui suit la messe, rappelons comment les Israélites honoraient l’Arche d’alliance qui symbolisait la présence de Dieu parmi eux : Quand ils exécutaient leurs marches triomphales, l’arche sainte s’avançait, portée par des lévites, au milieu d’un nuage d’encens, au son des instruments de musique, des chants et des acclamations d’une foule enthousiaste. Nous avons, nous chrétiens, un trésor autrement précieux, car dans l’Eucharistie nous possédons Dieu lui-même. Soyons donc saintement fiers de lui faire escorte et relevons, autant qu’il est en notre pouvoir, son triomphe.
Fête du Très Saint Corps du Christ
In Festo Sanctissimi Corporis Christi
Credo
Post 1960 : Præfatio Communis. · Après 1960 : Préface commune.
ante 1960 : Præfatio de Nativitate, · Avant 1960 : Préface de la Nativité,
ante 1955 : quæ dicitur per totam Octavam, iuxta rubricas. · Avant 1955 : que l’on dit pendant tout l’Octave selon les rubriques.
In aliquibus diœcesibus : præfatio de Ssmo Sacramento. · Dans certains diocèses, préface du St Sacrement.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre,
nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
per Christum Dóminum nostrum. · Il est vraiment juste et nécessaire,
c’est notre devoir et c’est notre salut,
de vous rendre grâces toujours et partout,
Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :
par le Christ notre Seigneur.
Qui, remótis carnálium victimárum (inánibus) umbris,
corpus et sánguinem suum nobis in sacrifícium commendávit,
ut in omni loco offerátur nómini tuo,
quæ tibi sola complácuit, oblátio munda. · Qui, écartant les (vains) symboles des bêtes immolées,
nous a confié le sacrifice de sa chair et de son sang
pour qu’en tout lieu soit faite à votre gloire
l’offrande pure qui seule vous agrée.
In hoc ígitur inscrutábilis sapiéntiæ et imménsæ caritátis mysterio,
idípsum quod semel in Cruce perfécit, non cessat mirabíliter operári,
ipse ófferens, ipse et oblátio.
Et nos, unam secum hóstiam efféctos,
ad sacrum invítat convívium,
in quo ipse cibus noster súmitur,
recólitur memória Passiónis eius,
mens implétur grátia,
et futúræ glóriæ nobis pignus datur. · C’est ainsi qu’en ce mystère d’insondable sagesse et d’immense charité,
ce qu’une fois il accomplit sur la croix, il ne cesse pas de l’opérer d’un manière admirable,
étant lui-même celui qui offre et celui qui est offert.
Et nous, qui lui sommes associés dans l’unité d’une même offrande,
il nous convie à ce festin sacré où il se fait lui-même notre aliment,
où se renouvelle le mémorial de sa passion,
où l’âme se remplit de grâce
et où nous est donné le gage de la gloire future.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis,
cum Thronis et Dominatiónibus,
cumque omni milítia cæléstis exércitus,
hymnum glóriæ tuæ cánimus,
sine fine dicéntes. · C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges,
avec les Trônes et les Dominations,
avec la troupe entière de l’armée céleste,
nous chantons une hymne à votre gloire,
redisant sans fin
In aliquibus diœcesibus : altera præfatio de Ssmo Sacramento. · Dans certains diocèses, autre préface du St Sacrement.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre,
nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
per Christum Dóminum nostrum,
verum æternúmque Pontíficem,
et solum sine peccáti mácula Sacerdótem. · Il est vraiment juste et nécessaire,
c’est notre devoir et c’est notre salut,
de vous rendre grâces toujours et partout,
Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :
par le Christ notre Seigneur,
le véritable et l’éternel pontife,
et le seul prêtre que n’atteigne la souillure d’aucun péché.
Qui in novíssima cena formam sacrifícii perénnis instítuens,
hóstiam se tibi primum óbtulit, et primus dócuit offérri.
Cuius carne pro nobis, immoláta dum páscimur, roborámur,
et fuso sánguine dum potámur, ablúimur. · Qui, instituant à la dernière cène le rite du sacrifice qui ne doit plus cesser,
s’offrit lui-même à vous et nous initia lui-même à cette offrande ;
sa chair immolée pour nous, quand nous la mangeons, nous fortifie,
et son sang pour nous répandu, quand nous le buvons, nous purifie.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis,
cum Thronis et Dominatiónibus,
cumque omni milítia cæléstis exércitus,
hymnum glóriæ tuæ cánimus,
sine fine dicéntes. · C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges,
avec les Trônes et les Dominations,
avec la troupe entière de l’armée céleste,
nous chantons une hymne à votre gloire,
redisant sans fin
¶ Post 1960 : Septem sequentibus diebus, ubi fit processio, permittuntur duæ Missæ de Ssma Eucharistia, ad modum Missæ votivæ II classis. · ¶ Après 1960 : Les sept jours qui suivent, quand on fait la procession, sont permisses deux Messes de la très sainte Eucharistie, comme Messe votive de IIᵉ classe [2].
Office du jour
Office
AUX PREMIÈRES VÊPRES.
| Ant. 1 Sacérdos in ætérnum * Christus Dóminus secúndum órdinem Melchísedech, panem et vinum óbtulit. | Ant. 1 Prêtre à jamais * selon l’ordre de Melchisédech [3], le Christ Seigneur a offert le pain et le vin [4]. |
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| Ant. 2 Miserátor Dóminus * escam dedit timéntibus se in memóriam suórum mirabílium. | Ant. 2 Le Seigneur miséricordieux * a donné, en mémoire de ses merveilles, une nourriture à ceux qui le craignent [5]. |
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| Ant. 3 Cálicem salutáris * accípiam : et sacrificábo hóstiam laudis. | Ant. 3 Le calice du salut, * je le prendrai, et je sacrifierai une hostie de louange [6]. |
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| Ant. 4 Sicut novéllæ olivárum, * Ecclésiæ fílii sint in circúitu mensæ Dómini. | Ant. 4 Comme de jeunes plants d’olivier, * qu’ainsi soient les enfants de l’Église autour de la table du Seigneur [7]. |
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| Ant. 5 Qui pacem * ponit fines Ecclésiæ, fruménti ádipe sátiat nos Dóminus. | Ant. 5 Celui qui dans la paix * établit le territoire de l’Église, le Seigneur, nous rassasie de la fleur du froment [8]. |
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| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [9] |
| Pange, lingua, gloriósi Córporis mystérium, Sanguinísque pretiósi, Quem in mundi prétium Fructus ventris generósi Rex effúdit Géntium. | Chante, ô ma langue, le mystère du corps glorieux et du sang précieux que pour la rançon du monde, le fruit d’un sein généreux, le Roi des nations a versé. |
| Nobis datus, nobis natus Ex intácta Vírgine, Et in mundo conversátus, Sparso verbi sémine, Sui moras incolátus Miro clausit órdine. | Il nous fut donné ; pour nous il est né de la Vierge sans tache ; il vécut dans le monde, il y a jeté la semence de sa parole, il acheva son séjour ici-bas par une admirable institution. |
| In suprémæ nocte cænæ Recúmbens cum frátribus, Observáta lege plene Cibis in legálibus, Cibum turbæ duodénæ Se dat suis mánibus. | Dans la nuit de la dernière cène, attablé avec ses frères, ayant pleinement observé la loi avec les nourritures légales, au groupe des douze il se donne en aliment de ses propres mains. |
| Verbum caro, panem verum Verbo carnem éfficit ; Fitque sanguis Christi merum ; Et si sensus déficit, Ad firmándum cor sincérum Sola fides súfficit. | Le Verbe fait chair, par son Verbe, fait de sa chair le vrai pain ; et le vin devient le sang du Christ ; si la raison défaille ici, pour rassurer le cœur pur [10] la foi seule suffit. |
| ¶ Sequens stropha, si coram Sanctissimo exposito Officium persolvatur, dicitur flexis genibus. | ¶ La strophe suivante, si l’Office est célébré devant le Saint Sacrement exposé, est dite à genoux. |
| Tantum ergo Sacraméntum Venerémur cérnui : Et antíquum documéntum Novo cedat rítui : Præstet fides suppleméntum Sénsuum deféctui. | Un si grand Sacrement adorons donc, prosternés : que l’ancienne alliance cède la place à ce rite nouveau : et que la foi supplée à la défaillance des sens. |
| Genitóri, Genitóque Laus et iubilátio, Salus, honor, virtus quoque Sit et benedíctio : Procedénti ab utróque Compar sit laudátio. Amen. | Au Père et au Fils louange et acclamation, salut et honneur et puissance en même temps que bénédiction : à Celui qui procède des deux soit un hommage égal. Amen. |
| V/. Panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | V/. Vous leur avez donné le pain du ciel [11], alléluia. |
| R/. Omne delectaméntum in se habéntem, allelúia. | R/. Ayant en lui toutes délices, alléluia. |
| Ad Magnificat Ant. O quam suávis est, * Dómine, spíritus tuus, qui, ut dulcédinem tuam in fílios demonstráres, pane suavíssimo de cælo prǽstito, esuriéntes reples bonis, fastidiósos dívites dimíttens inánes. | Ant. au Magnificat Qu’il est suave * votre Esprit, ô Seigneur ! Voulant montrer votre tendresse pour vos enfants, vous comblez de biens, par un pain très doux venu du ciel, ceux qui ont faim, laissant partir vides les riches dédaigneux [12]. |
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| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
A MATINES
A LAUDES.
| Ant. 1 Sapiéntia * ædificávit sibi domum, míscuit vinum et pósuit mensam, allelúia. | Ant. 1 La sagesse * s’est bâti une maison, elle a mêlé le vin [48] et dressé la table, alléluia [49]. |
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| Ant. 2 Angelórum esca * nutrivísti pópulum tuum, et panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | Ant. 2 De l’aliment des Anges * vous avez nourri votre peuple, et vous leur avez donné le pain du ciel, alléluia [50]. |
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| Ant. 3 Pinguis est panis * Christi, et præbébit delícias régibus, allelúia. | Ant. 3 Il est nourrissant le pain * du Christ, et il fournira des délices aux rois [51], alléluia [52]. |
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| Ant. 4 Sacerdótes sancti * incénsum et panes ófferunt Deo, allelúia. | Ant. 4 Des prêtres saints * offriront à Dieu l’encens et le pain du sacrifice, alléluia [53]. |
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| Ant. 5 Vincénti dabo * manna abscónditum, et nomen novum, allelúia. | Ant. 5 Au vainqueur je donnerai * la manne cachée et un nom nouveau [54], alléluia [55]. |
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| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [56] |
| Verbum supérnum pródiens, Nec Patris linquens déxteram, Ad opus suum éxiens, Venit ad vitæ vésperam. | Le Verbe, descendant des cieux, sans quitter la droite du Père, sortant pour accomplir son œuvre, arriva au soir de sa vie. |
| In mortem a discípulo Suis tradéndus ǽmulis, Prius in vitæ férculo Se trádidit discípulis. | Un disciple doit le livrer à ses envieux ennemis pour la mort, lui, le prévenant, se livra à ses disciples comme aliment de vie. |
| Quibus sub bina spécie Carnem dedit et sánguinem ; Ut dúplicis substántiæ Totum cibáret hóminem. | A ceux-ci, sous deux apparences il donna sa chair et son sang ; afin de nourrir tout entier l’homme composé de deux substances. |
| Se nascens dedit sócium, Convéscens in edúlium, Se móriens in prétium, Se regnans dat in prǽmium. | En naissant, il s’est fait compagnon, dans son repas, il s’est fait aliment, en mourant, il s’est fait rançon, dans son royaume, il se fait récompense. |
| O salutáris hóstia, Quæ cæli pandis óstium, Bella premunt hostília ; Da robur, fer auxílium. | O victime salutaire, qui ouvrez la porte du ciel, l’ennemi nous presse par ses attaques ; donnez la force, apportez le secours. |
| Uni trinóque Dómino, Sit sempitérna glória : Qui vitam sine término Nobis donet in pátria. Amen. | Au Seigneur unique et trine soit une gloire éternelle : qu’il nous donne en la patrie la vie qui n’aura pas de fin. Amen. |
| V/. Pósuit fines tuos pacem, allelúia. | V/. Il a établi la paix sur tes frontières, alléluia [57]. |
| R/. Et ádipe fruménti sátiat te, allelúia. | R/. Qu’il te rassasie de la fleur du froment, alléluia. |
| Ad Bened. Ant. Ego sum * panis vivus, qui de cælo descéndi : si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum, allelúia. | Ant. au Benedictus Je suis * le pain vivant, qui descends du ciel : si quelqu’un mange de ce pain il vivra éternellement, alléluia [58]. |
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| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
AUX DEUXIÈMES VÊPRES.
| Ant. 1 Sacérdos in ætérnum * Christus Dóminus secúndum órdinem Melchísedech, panem et vinum óbtulit. | Ant. 1 Prêtre à jamais * selon l’ordre de Melchisédech [59], le Christ Seigneur a offert le pain et le vin [60]. |
| <popup844|width=500|height=250> | |
| Ant. 2 Miserátor Dóminus * escam dedit timéntibus se in memóriam suórum mirabílium. | Ant. 2 Le Seigneur miséricordieux * a donné, en mémoire de ses merveilles, une nourriture à ceux qui le craignent [61]. |
| <popup845|width=500|height=250> | |
| Ant. 3 Cálicem salutáris * accípiam : et sacrificábo hóstiam laudis. | Ant. 3 Le calice du salut, * je le prendrai, et je sacrifierai une hostie de louange [62]. |
| <popup966|width=500|height=250> | |
| Ant. 4 Sicut novéllæ olivárum, * Ecclésiæ fílii sint in circúitu mensæ Dómini. | Ant. 4 Comme de jeunes plants d’olivier, * qu’ainsi soient les enfants de l’Église autour de la table du Seigneur [63]. |
| <popup967|width=500|height=250> | |
| Ant. 5 Qui pacem * ponit fines Ecclésiæ, fruménti ádipe sátiat nos Dóminus. | Ant. 5 Celui qui dans la paix * établit le territoire de l’Église, le Seigneur, nous rassasie de la fleur du froment [64]. |
| <popup968|width=500|height=250> | |
| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [65] |
| Pange, lingua, gloriósi Córporis mystérium, Sanguinísque pretiósi, Quem in mundi prétium Fructus ventris generósi Rex effúdit Géntium. | Chante, ô ma langue, le mystère du corps glorieux et du sang précieux que pour la rançon du monde, le fruit d’un sein généreux, le Roi des nations a versé. |
| Nobis datus, nobis natus Ex intácta Vírgine, Et in mundo conversátus, Sparso verbi sémine, Sui moras incolátus Miro clausit órdine. | Il nous fut donné ; pour nous il est né de la Vierge sans tache ; il vécut dans le monde, il y a jeté la semence de sa parole, il acheva son séjour ici-bas par une admirable institution. |
| In suprémæ nocte cænæ Recúmbens cum frátribus, Observáta lege plene Cibis in legálibus, Cibum turbæ duodénæ Se dat suis mánibus. | Dans la nuit de la dernière cène, attablé avec ses frères, ayant pleinement observé la loi avec les nourritures légales, au groupe des douze il se donne en aliment de ses propres mains. |
| Verbum caro, panem verum Verbo carnem éfficit ; Fitque sanguis Christi merum ; Et si sensus déficit, Ad firmándum cor sincérum Sola fides súfficit. | Le Verbe fait chair, par son Verbe, fait de sa chair le vrai pain ; et le vin devient le sang du Christ ; si la raison défaille ici, pour rassurer le cœur pur [66] la foi seule suffit. |
| ¶ Sequens stropha, si coram Sanctissimo exposito Officium persolvatur, dicitur flexis genibus. | ¶ La strophe suivante, si l’Office est célébré devant le Saint Sacrement exposé, est dite à genoux. |
| Tantum ergo Sacraméntum Venerémur cérnui : Et antíquum documéntum Novo cedat rítui : Præstet fides suppleméntum Sénsuum deféctui. | Un si grand Sacrement adorons donc, prosternés : que l’ancienne alliance cède la place à ce rite nouveau : et que la foi supplée à la défaillance des sens. |
| Genitóri, Genitóque Laus et iubilátio, Salus, honor, virtus quoque Sit et benedíctio : Procedénti ab utróque Compar sit laudátio. Amen. | Au Père et au Fils louange et acclamation, salut et honneur et puissance en même temps que bénédiction : à Celui qui procède des deux soit un hommage égal. Amen. |
| V/. Panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | V/. Vous leur avez donné le pain du ciel [67], alléluia. |
| R/. Omne delectaméntum in se habéntem, allelúia. | R/. Ayant en lui toutes délices, alléluia. |
| Ad Magnificat Ant. O sacrum convívium, * in quo Christus súmitur : recólitur memória passiónis eius : mens implétur grátia : et futúræ glóriæ nobis pignus datur, allelúia. | Ant. au Magnificat O banquet sacré, * où est reçu le Christ : et renouvelée la mémoire de sa passion : où l’âme est remplie de grâce : et le gage de la gloire future nous est donné, alléluia. |
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| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
AUX PREMIÈRES VÊPRES.
| Ant. 1 Sacérdos in ætérnum * Christus Dóminus secúndum órdinem Melchísedech, panem et vinum óbtulit. | Ant. 1 Prêtre à jamais * selon l’ordre de Melchisédech [3], le Christ Seigneur a offert le pain et le vin [4]. |
| Ant. 2 Miserátor Dóminus * escam dedit timéntibus se in memóriam suórum mirabílium. | Ant. 2 Le Seigneur miséricordieux * a donné, en mémoire de ses merveilles, une nourriture à ceux qui le craignent [5]. |
| Ant. 3 Cálicem salutáris * accípiam : et sacrificábo hóstiam laudis. | Ant. 3 Le calice du salut, * je le prendrai, et je sacrifierai une hostie de louange [6]. |
| Ant. 4 Sicut novéllæ olivárum, * Ecclésiæ fílii sint in circúitu mensæ Dómini. | Ant. 4 Comme de jeunes plants d’olivier, * qu’ainsi soient les enfants de l’Église autour de la table du Seigneur [7]. |
| Ant. 5 Qui pacem * ponit fines Ecclésiæ, fruménti ádipe sátiat nos Dóminus. | Ant. 5 Celui qui dans la paix * établit le territoire de l’Église, le Seigneur, nous rassasie de la fleur du froment [8]. |
| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [9] |
| Pange, lingua, gloriósi Córporis mystérium, Sanguinísque pretiósi, Quem in mundi prétium Fructus ventris generósi Rex effúdit Géntium. | Chante, ô ma langue, le mystère du corps glorieux et du sang précieux que pour la rançon du monde, le fruit d’un sein généreux, le Roi des nations a versé. |
| Nobis datus, nobis natus Ex intácta Vírgine, Et in mundo conversátus, Sparso verbi sémine, Sui moras incolátus Miro clausit órdine. | Il nous fut donné ; pour nous il est né de la Vierge sans tache ; il vécut dans le monde, il y a jeté la semence de sa parole, il acheva son séjour ici-bas par une admirable institution. |
| In suprémæ nocte cænæ Recúmbens cum frátribus, Observáta lege plene Cibis in legálibus, Cibum turbæ duodénæ Se dat suis mánibus. | Dans la nuit de la dernière cène, attablé avec ses frères, ayant pleinement observé la loi avec les nourritures légales, au groupe des douze il se donne en aliment de ses propres mains. |
| Verbum caro, panem verum Verbo carnem éfficit ; Fitque sanguis Christi merum ; Et si sensus déficit, Ad firmándum cor sincérum Sola fides súfficit. | Le Verbe fait chair, par son Verbe, fait de sa chair le vrai pain ; et le vin devient le sang du Christ ; si la raison défaille ici, pour rassurer le cœur pur [10] la foi seule suffit. |
| ¶ Sequens stropha, si coram Sanctissimo exposito Officium persolvatur, dicitur flexis genibus. | ¶ La strophe suivante, si l’Office est célébré devant le Saint Sacrement exposé, est dite à genoux. |
| Tantum ergo Sacraméntum Venerémur cérnui : Et antíquum documéntum Novo cedat rítui : Præstet fides suppleméntum Sénsuum deféctui. | Un si grand Sacrement adorons donc, prosternés : que l’ancienne alliance cède la place à ce rite nouveau : et que la foi supplée à la défaillance des sens. |
| Genitóri, Genitóque Laus et iubilátio, Salus, honor, virtus quoque Sit et benedíctio : Procedénti ab utróque Compar sit laudátio. Amen. | Au Père et au Fils louange et acclamation, salut et honneur et puissance en même temps que bénédiction : à Celui qui procède des deux soit un hommage égal. Amen. |
| V/. Panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | V/. Vous leur avez donné le pain du ciel [11], alléluia. |
| R/. Omne delectaméntum in se habéntem, allelúia. | R/. Ayant en lui toutes délices, alléluia. |
| Ad Magnificat Ant. O quam suávis est, * Dómine, spíritus tuus, qui, ut dulcédinem tuam in fílios demonstráres, pane suavíssimo de cælo prǽstito, esuriéntes reples bonis, fastidiósos dívites dimíttens inánes. | Ant. au Magnificat Qu’il est suave * votre Esprit, ô Seigneur ! Voulant montrer votre tendresse pour vos enfants, vous comblez de biens, par un pain très doux venu du ciel, ceux qui ont faim, laissant partir vides les riches dédaigneux [12]. |
| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
A MATINES
A LAUDES.
| Ant. 1 Sapiéntia * ædificávit sibi domum, míscuit vinum et pósuit mensam, allelúia. | Ant. 1 La sagesse * s’est bâti une maison, elle a mêlé le vin [48] et dressé la table, alléluia [49]. |
| Ant. 2 Angelórum esca * nutrivísti pópulum tuum, et panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | Ant. 2 De l’aliment des Anges * vous avez nourri votre peuple, et vous leur avez donné le pain du ciel, alléluia [50]. |
| Ant. 3 Pinguis est panis * Christi, et præbébit delícias régibus, allelúia. | Ant. 3 Il est nourrissant le pain * du Christ, et il fournira des délices aux rois [51], alléluia [52]. |
| Ant. 4 Sacerdótes sancti * incénsum et panes ófferunt Deo, allelúia. | Ant. 4 Des prêtres saints * offriront à Dieu l’encens et le pain du sacrifice, alléluia [53]. |
| Ant. 5 Vincénti dabo * manna abscónditum, et nomen novum, allelúia. | Ant. 5 Au vainqueur je donnerai * la manne cachée et un nom nouveau [54], alléluia [55]. |
| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [56] |
| Verbum supérnum pródiens, Nec Patris linquens déxteram, Ad opus suum éxiens, Venit ad vitæ vésperam. | Le Verbe, descendant des cieux, sans quitter la droite du Père, sortant pour accomplir son œuvre, arriva au soir de sa vie. |
| In mortem a discípulo Suis tradéndus ǽmulis, Prius in vitæ férculo Se trádidit discípulis. | Un disciple doit le livrer à ses envieux ennemis pour la mort, lui, le prévenant, se livra à ses disciples comme aliment de vie. |
| Quibus sub bina spécie Carnem dedit et sánguinem ; Ut dúplicis substántiæ Totum cibáret hóminem. | A ceux-ci, sous deux apparences il donna sa chair et son sang ; afin de nourrir tout entier l’homme composé de deux substances. |
| Se nascens dedit sócium, Convéscens in edúlium, Se móriens in prétium, Se regnans dat in prǽmium. | En naissant, il s’est fait compagnon, dans son repas, il s’est fait aliment, en mourant, il s’est fait rançon, dans son royaume, il se fait récompense. |
| O salutáris hóstia, Quæ cæli pandis óstium, Bella premunt hostília ; Da robur, fer auxílium. | O victime salutaire, qui ouvrez la porte du ciel, l’ennemi nous presse par ses attaques ; donnez la force, apportez le secours. |
| Uni trinóque Dómino, Sit sempitérna glória : Qui vitam sine término Nobis donet in pátria. Amen. | Au Seigneur unique et trine soit une gloire éternelle : qu’il nous donne en la patrie la vie qui n’aura pas de fin. Amen. |
| V/. Pósuit fines tuos pacem, allelúia. | V/. Il a établi la paix sur tes frontières, alléluia [57]. |
| R/. Et ádipe fruménti sátiat te, allelúia. | R/. Qu’il te rassasie de la fleur du froment, alléluia. |
| Ad Bened. Ant. Ego sum * panis vivus, qui de cælo descéndi : si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum, allelúia. | Ant. au Benedictus Je suis * le pain vivant, qui descends du ciel : si quelqu’un mange de ce pain il vivra éternellement, alléluia [58]. |
| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
AUX DEUXIÈMES VÊPRES.
| Ant. 1 Sacérdos in ætérnum * Christus Dóminus secúndum órdinem Melchísedech, panem et vinum óbtulit. | Ant. 1 Prêtre à jamais * selon l’ordre de Melchisédech [59], le Christ Seigneur a offert le pain et le vin [60]. |
| Ant. 2 Miserátor Dóminus * escam dedit timéntibus se in memóriam suórum mirabílium. | Ant. 2 Le Seigneur miséricordieux * a donné, en mémoire de ses merveilles, une nourriture à ceux qui le craignent [61]. |
| Ant. 3 Cálicem salutáris * accípiam : et sacrificábo hóstiam laudis. | Ant. 3 Le calice du salut, * je le prendrai, et je sacrifierai une hostie de louange [62]. |
| Ant. 4 Sicut novéllæ olivárum, * Ecclésiæ fílii sint in circúitu mensæ Dómini. | Ant. 4 Comme de jeunes plants d’olivier, * qu’ainsi soient les enfants de l’Église autour de la table du Seigneur [63]. |
| Ant. 5 Qui pacem * ponit fines Ecclésiæ, fruménti ádipe sátiat nos Dóminus. | Ant. 5 Celui qui dans la paix * établit le territoire de l’Église, le Seigneur, nous rassasie de la fleur du froment [64]. |
| Capitulum 1 Cor. 11. 23-24. | Capitule |
| Fratres : Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit : Accípite et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. | Mes frères : j’ai appris du Seigneur ce que je vous ai moi-même transmis : que le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. |
| Hymnus | Hymne [65] |
| Pange, lingua, gloriósi Córporis mystérium, Sanguinísque pretiósi, Quem in mundi prétium Fructus ventris generósi Rex effúdit Géntium. | Chante, ô ma langue, le mystère du corps glorieux et du sang précieux que pour la rançon du monde, le fruit d’un sein généreux, le Roi des nations a versé. |
| Nobis datus, nobis natus Ex intácta Vírgine, Et in mundo conversátus, Sparso verbi sémine, Sui moras incolátus Miro clausit órdine. | Il nous fut donné ; pour nous il est né de la Vierge sans tache ; il vécut dans le monde, il y a jeté la semence de sa parole, il acheva son séjour ici-bas par une admirable institution. |
| In suprémæ nocte cænæ Recúmbens cum frátribus, Observáta lege plene Cibis in legálibus, Cibum turbæ duodénæ Se dat suis mánibus. | Dans la nuit de la dernière cène, attablé avec ses frères, ayant pleinement observé la loi avec les nourritures légales, au groupe des douze il se donne en aliment de ses propres mains. |
| Verbum caro, panem verum Verbo carnem éfficit ; Fitque sanguis Christi merum ; Et si sensus déficit, Ad firmándum cor sincérum Sola fides súfficit. | Le Verbe fait chair, par son Verbe, fait de sa chair le vrai pain ; et le vin devient le sang du Christ ; si la raison défaille ici, pour rassurer le cœur pur [66] la foi seule suffit. |
| ¶ Sequens stropha, si coram Sanctissimo exposito Officium persolvatur, dicitur flexis genibus. | ¶ La strophe suivante, si l’Office est célébré devant le Saint Sacrement exposé, est dite à genoux. |
| Tantum ergo Sacraméntum Venerémur cérnui : Et antíquum documéntum Novo cedat rítui : Præstet fides suppleméntum Sénsuum deféctui. | Un si grand Sacrement adorons donc, prosternés : que l’ancienne alliance cède la place à ce rite nouveau : et que la foi supplée à la défaillance des sens. |
| Genitóri, Genitóque Laus et iubilátio, Salus, honor, virtus quoque Sit et benedíctio : Procedénti ab utróque Compar sit laudátio. Amen. | Au Père et au Fils louange et acclamation, salut et honneur et puissance en même temps que bénédiction : à Celui qui procède des deux soit un hommage égal. Amen. |
| V/. Panem de cælo præstitísti eis, allelúia. | V/. Vous leur avez donné le pain du ciel [67], alléluia. |
| R/. Omne delectaméntum in se habéntem, allelúia. | R/. Ayant en lui toutes délices, alléluia. |
| Ad Magnificat Ant. O sacrum convívium, * in quo Christus súmitur : recólitur memória passiónis eius : mens implétur grátia : et futúræ glóriæ nobis pignus datur, allelúia. | Ant. au Magnificat O banquet sacré, * où est reçu le Christ : et renouvelée la mémoire de sa passion : où l’âme est remplie de grâce : et le gage de la gloire future nous est donné, alléluia. |
| Oratio | Prière |
| Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti : tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári ; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis iúgiter sentiámus : Qui vivis et regnas. | Dieu, vous nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en prions, de vénérer les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang ; de manière à ressentir toujours en nous le fruit de votre rédemption. |
AUX PREMIÈRES VÊPRES.
Invitatoire
Invitatorium
Et ex præcórdiis sonent præcónia ;
Recédant vétera, nova sint ómnia,
Corda, voces, et ópera.
que du fond des cœurs résonne les louanges ;
loin de nous la vétusté, que tout soit nouveau,
les cœurs, les voix et les œuvres.
Qua Christus créditur agnum et ázyma
Dedísse frátribus, iuxta legítima
Priscis indúlta pátribus.
de cette nuit où nous savons que le Christ
partagea aux frères l’agneau et les azymes,
selon les rites légaux donnée à leurs pères [14].
Corpus Domínicum datum discípulis,
Sic totum ómnibus, quod totum síngulis,
Eius fatémur mánibus.
le corps du Seigneur fut donné aux disciples
tout entier à tous, tout entier à chacun,
par ses mains : c’est notre foi.
Dedit et trístibus sánguinis póculum,
Dicens : Accípite quod trado vásculum ;
Omnes ex eo bíbite.
aux tristes, il donna son sang en boisson,
disant : Prenez la coupe que je livre ;
buvez-en tous.
Cuius offícium commítti vóluit
Solis presbýteris, quibus sic cóngruit,
Ut sumant, et dent céteris.
dont il a voulu que le ministère
fût confié aux seuls prêtres : à eux il appartient
de s’en nourrir et d’en donner aux autres.
Dat panis cǽlicus figúris términum ;
O res mirábilis : mandúcat Dóminum
Pauper servus et húmilis.
le pain du ciel met fin aux figures ;
o prodige admirable : il mange son Seigneur,
le pauvre, l’esclave, le tout petit.
Sic nos tu vísita, sicut te cólimus :
Per tuas sémitas duc nos quo téndimus,
Ad lucem quam inhábitas.
Amen.
visitez-nous en ce jour où nous vous honorons ;
et, par vos sentiers [15], conduisez-nous au but auquel nous tendons,
vers la lumière que vous habitez !
Amen.