Commun de plusieurs Martyrs hors du Temps Pascal II : Sapiéntiam Sanctórum
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Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Cette messe était à l’origine la messe propre des saints médecins Cosme et Damien ; c’est ce qui explique le début de l’Evangile concernant les guérisons opérées par le Seigneur. L’Introït loue également la “sagesse” de ces saints. Plus tard la messe prit place dans le commun.
A l’Introït, “l’assemblée des chrétiens” et les “peuples” venus de loin entrent dans l’église où se trouve le tombeau des saints et admirent leur “sagesse”. En même temps, nous invitons les saints à “se réjouir dans le Seigneur”. Dans l’Epître, c’est encore l’Église qui glorifie les saints : “Les justes vivent pour l’éternité, et leur récompense est auprès du Seigneur...” “C’est pourquoi ils recevront le royaume de sainteté et une précieuse couronne des mains du Seigneur.” Mais les saints seront aussi, dans le combat spirituel qui fait rage jusqu’à la fin autour du royaume de Dieu, des combattants bien armés ; ils nous accorderont aussi leur protection. Au Graduel, nous entendons parler les martyrs : Nous étions comme des passereaux que l’oiseleur a pris dans son filet ; mais le filet a été déchiré ; Dieu nous a délivrés (c’est ainsi qu’ils décrivent leur martyre). A l’Alleluia, nous voyons encore une autre image : nous voyons les justes là-haut, au banquet des noces célestes, dans la joie et la jubilation. Pour comprendre l’Evangile, il faut se rappeler que l’on avait coutume autrefois de porter les malades aux tombeaux des martyrs ; on déposait aussi volontiers les malades sur des linges qui avaient touché le tombeau. On était persuadé qu’une vertu émanait de leurs corps sacrés.
L’Evangile présente aussi un beau mystère en action, c’est-à-dire que la scène se renouvelle sous une forme mystique au Saint-Sacrifice : “Un peuple nombreux” (c’est-à-dire nous) est rassemblé pour être guéri des maladies de l’âme. Jésus descend de la montagne (céleste) dans la plaine (vers nous). “Et tout le peuple cherchait à le toucher et une vertu sortait de lui (de la Sainte Eucharistie).” En même temps, le Seigneur proclame nos saints martyrs bienheureux, car ils ont réalisé dans leur vie les béatitudes, spécialement la quatrième : “Bienheureux serez-vous quand les hommes vous haïront, vous rejetteront, vous couvriront d’injures et vous raviront votre réputation à cause du Fils de l’homme ; réjouissez-vous et exultez car votre récompense est grande dans le ciel.” A l’Offertoire, nous portons un regard sur le ciel et, là, nous voyons cette promesse réalisée : les saints, dans leur demeure céleste, dans la gloire et dans la joie, louant Dieu. A la Communion, le Seigneur nous parle (il nous appelle ses amis) : “Ne craignez pas en présence de vos persécuteurs.” Il nous donne deux motifs (bien que non exprimés) de cette assurance : Regardez les martyrs, ils n’ont pas craint et ils sont maintenant glorifiés ; pensez aussi que je suis avec vous ; l’Eucharistie est votre puissance et votre force. (N’oublions pas que l’antienne de la communion doit être chantée pendant la distribution de la Sainte Eucharistie).
¶ Si fuerint Pontifices, dicitur oratio præcedentis Missæ ; quod et in sequentibus servetur. · ¶ S’ils étaient Évêques, on prend l’oraison de la messe précédente, ce qu’on observera dans les oraisons suivantes.
Post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · Après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :
Post Septuagesimam in fine sequentæ antiphonæ Allelúia omittitur. · Après la Septuagésime, on omet l’Allelúia à la fin de l’antienne qui suit.