Invention de St Etienne, protomartyr
3 août
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Présentation
Présentation
La fête de l’Invention des reliques de saint Étienne, ou St Étienne d’été, fut supprimée du calendrier Romain par Jean XXIII. Elle figure néanmoins parmi les messes pro aliquibus locis [*] du missel de 1962.
« Un prêtre de Jérusalem du nom de Lucien déclara avoir découvert les restes de saint Étienne à Caphargamala le 18 décembre 415. On en fit la translation solennelle à Jérusalem dans la Sainte-Sion le 26 décembre suivant [1]. Les reliques du Protomartyr se répandirent aussitôt à travers tout le monde. Au temps de saint Augustin, qui en avait reçu à Hippone, on les vénérait spécialement à Ancône (Italie), où la basilique Saint-Étienne attirait les foules.
Le martyrologe hiéronymien mentionne l’inventio corporis beatissimi Stephani le 3 août. Le martyrologe lyonnais du IXᵉ siècle reproduit cette notice, suivi par Florus et les autres martyrologes. Ceux-ci suscitèrent le culte liturgique. Dès le IXᵉ et le Xᵉ siècle, puis surtout au XIᵉ, il se répandit en France et en Angleterre. On le trouve à Cluny et à Saint-Gall au Xᵉ siècle. Au XIᵉ, le sacramentaire de Vich ainsi que le Rossianum donnent des formulaires pour la messe de la fête. A Rome, si le martyrologe de Saint-Cyriaque en fait état, on n’en trouve pas d’autre mention parmi nos témoins du XIᵉ siècle. Au XIIᵉ, où l’on érigea onze églises sous le vocable de saint Étienne, le collectaire de Saint-Pierre lui attribue une oraison : Deus qui nos hodierna die concedis reliquiarum, tandis que le passionnaire du Latran donne pour titre à sa lecture : Translatio sci Stephani protomartyris. Le missel du Latran, qui mentionne dans son intitulé l’inventio de Gamaliel avec celle d’Étienne, contient le formulaire appelé à passer ensuite dans le missel de la Curie.
La découverte de Caphargamala ayant eu lieu le 18 décembre, d’où vient la fête du 3 août connue du Hiéronymien ? H. Delehaye y voit l’anniversaire de la dédicace de la basilique d’Ancône. Nous pensons plutôt qu’il s’agit d’une dédicace romaine. En effet, au temps de saint Léon le Grand, une femme du nom d’Anicia Démétria érigea une basilique sous le vocable de saint Étienne sur la via Latina [2]. Or, par une confusion des noms, l’évangéliaire de 645 indique la via Latina comme lieu de la station pour la fête du pape saint Étienne le 2 août, alors que celui-ci reposait dans la crypte des Papes au cimetière de Callixte sur la via Appia. Le sacramentaire dee Vérone révèle, en faisant une autre confusion, une tradition romaine du VIᵉ siècle : le 2 août, après avoir indiqué la station du cimetière de Callixte pour le natale du pape Étienne, il donne neuf messes en l’honneur du Protomartyr. Il devait s’agir d’une fête locale, appelée à disparaître en raison de l’éloignement de la basilique puis de sa destruction, la fête principale de saint Étienne étant célébrée depuis longtemps le 26 décembre » [3].
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Sollicité par l’approche du triomphe de Laurent, Étienne se lève pour assister à ses combats ; rencontre toute de grâce et de force, où l’éternelle Sagesse se révèle dans la disposition du Cycle sacré [27]. Mais la fête présente nous réserve aussi d’autres enseignements.
La première résurrection [28], dont nous parlions naguère [29], se poursuit pour les Saints. A la suite de Nazaire et de Celse, après tous les Martyrs que la victoire du Christ a montrés selon la divine promesse participants de sa gloire [30], le porte-enseigne de la blanche armée sort lui-même glorieux du tombeau pour la conduire à de nouveaux triomphes. Les farouches auxiliaires de la colère du Tout-Puissant contre Rome idolâtre, après avoir réduit en poudre les faux dieux, doivent être domptés à leur tour ; et cette seconde victoire sera l’œuvre des Martyrs assistant l’Église de leurs miracles, comme la première fut celle de leur foi méprisant la mort et les tourments [31]. La manière reçue en nos jours d’écrire l’histoire ignore cet ordre de considérations ; ce ne peut être une raison pour nous de sacrifier à l’idole : l’exactitude dont se targue en ses données la science de ce siècle, n’est qu’une preuve de plus que le faux s’alimente d’omissions souvent mieux que d’affirmations directement contraires au vrai. Or, autant le silence est profond aujourd’hui sur ce point, autant pourtant il est assuré que les années qui virent les Barbares s’implanter dans l’empire, et bientôt le renverser, furent signalées par une effusion de la vertu d’en haut comparable de plus d’un côté à celle qui avait marqué le temps de la prédication des Apôtres. Il ne fallait rien moins, d’une part pour rassurer les croyants, de l’autre pour imposer le respect de l’Église à la brutalité de ces envahisseurs qui ne connaissaient que le droit de la force, et n’éprouvaient que mépris pour la race qu’ils avaient vaincue.
L’intention providentielle qui multiplia autour du grand fait de la chute de Rome, en 410, les découvertes des corps saints, se manifeste pleinement dans la plus importante, objet de la fête de ce jour. L’année 415 avait sonné déjà. L’Italie, les Gaules, l’Espagne, dont l’Afrique allait bientôt partager le désastre, étaient en pleine invasion. Dans l’universelle ruine, les chrétiens, qui seuls gardaient avec eux l’espérance du monde, s’adressaient à tous les sanctuaires pour obtenir qu’au moins, selon l’expression du prêtre espagnol Avitus, « le Seigneur donnât mansuétude à ceux qu’il laissait prévaloir » [32]. C’est alors qu’eut lieu la révélation merveilleuse où la sévère critique de Tillemont, convaincue par le témoignage de toutes les chroniques et histoires, lettres et discours du temps [33], reconnaît « l’un des plus célèbres événements du Ve siècle » [34]. L’évêque Jean de Jérusalem recevait, par l’intermédiaire du prêtre Lucien, un message d’Étienne premier martyr et de ses compagnons de sépulture, ainsi conçu : « Ouvre en hâte notre tombe, pour que par nous Dieu ouvre au monde la porte de sa clémence, et qu’il prenne son peuple en pitié dans la tribulation qui est partout ». Et la découverte, accomplie au milieu de prodiges, était notifiée au monde entier comme le signe de salut [35] ; et la poussière du corps d’Étienne, répandue en tous lieux comme un gage de sécurité et de paix [36], produisait d’étonnantes conversions [37], d’innombrables miracles en tout semblables « à ceux des temps anciens » [38], rendant témoignage à cette même foi du Christ que le protomartyr avait quatre siècles plus tôt confessée dans la mort [39].
Tel était le caractère de cette manifestation extraordinaire, où les résurrections elles-mêmes se produisaient en nombre stupéfiant, que saint Augustin, parlant à son peuple, estimait prudent d’élever sa pensée d’Étienne simple serviteur au Christ seul Maître [40]. « Mort, il rend les morts vivants, disait-il, parce qu’en effet il n’est pas vraiment mort [41]. Mais, comme autrefois durant sa vie mortelle, c’est uniquement par le nom du Christ qu’il agit maintenant : tout ce que vous voyez se faire ainsi par la mémoire d’Étienne se fait en ce seul nom, pour que le Christ soit exalté, pour que le Christ soit adoré, pour que le Christ soit attendu comme juge des vivants et des morts » [42].
Terminons par cette louange qu’adressait, quelques années plus tard, à Étienne Basile de Séleucie, et qui résume si bien la raison de la fête : « Il n’est pas de lieu, de territoire, de nation, de lointaine frontière, qui n’ait obtenu le secours de vos bienfaits. Il n’est personne, étranger, citoyen, Barbare ou Scythe, qui n’éprouve par votre intercession le sentiment des réalités supérieures » [43].
Quel complément précieux du récit des saints Livres nous fournit cette histoire de votre Invention, ô Protomartyr ! Nous savons maintenant quels étaient « ces hommes craignant Dieu qui ensevelirent Étienne, et firent ses funérailles avec un grand deuil » [44]. Gamaliel, le maître du Docteur des nations, avait été, comme son disciple et avant lui, la conquête du Seigneur ; inspiré par Jésus à qui en mourant vous remettiez votre âme [45], il honora dans le trépas l’humble athlète du Christ des mêmes soins que Joseph d’Arimathie, le noble décurion , avait prodigués à l’Homme-Dieu, et fit placer votre corps dans le tombeau neuf qu’il s’était aussi préparé pour lui-même. Bientôt le compagnon du pieux labeur de Joseph au grand Vendredi, Nicodème, poursuivi par les Juifs dans cette persécution où vous parcourûtes le premier l’arène, trouvait asile près de vos restes vénérés, en attendant d’y goûter le repos de la mort des saints. Le grand nom de Gamaliel en imposait aux fureurs de la synagogue [46] ; tandis qu’Anne et Caïphe maintenaient par la faveur précaire de Rome le pouvoir sacerdotal aux mains de leurs proches, le petit-fils d’Hillel gardait pour les siens la primauté de la science et voyait sa descendance aînée rester, quatre siècles durant, dépositaire de la seule autorité morale qu’Israël dispersé reconnût encore. Mais pourtant plus heureux fut-il d’avoir, en écoutant les Apôtres et vous-même, ô Étienne, passé de la science des ombres à la lumière des réalités, de la Loi à l’Évangile, de Moïse à celui que Moïse annonçait [47] ; plus heureux que son aîné fut le fils de sa tendresse, Abibas, baptisé avec lui dans sa vingtième année, et qui, passant à Dieu, remplit la tombe qui le reçut près de la vôtre de la très suave odeur d’une pureté digne des cieux : combien touchante n’apparut pas la dernière volonté de l’illustre père, lorsque, son heure venue, il donna ordre qu’on rouvrît pour lui le tombeau d’Abibas et qu’on ne vît plus dans le père et l’enfant que deux frères jumeaux engendrés ensemble à la seule vraie lumière [48] !
La munificence du Seigneur Christ vous avait dignement, ô Étienne, entouré dans la mort. Nous rendons grâces au noble personnage qui vous donna l’hospitalité du dernier repos ; nous le remercions d’avoir lui-même, au temps voulu, rompu le silence gardé alors à son sujet par la délicate réserve des Écritures. C’est bien littéralement qu’ici encore nous constatons l’efficacité de la volonté par laquelle l’Homme-Dieu entend partager avec les siens tout honneur [49]. Votre sépulcre lui aussi fut glorieux [50] ; et quand il s’ouvrit, comme pour celui du Fils de l’homme, la terre aussi trembla, les assistants crurent que le ciel était descendu, le monde délivré d’une sécheresse désolante et de mille maux se reprit à espérer parmi les ruines. Aujourd’hui que notre Occident vous possède, que Gamaliel cède à Laurent ses droits d’hospitalité, levez-vous encore , ô Étienne ; et, de concert avec le grand diacre romain, délivrez-nous des Barbares nouveaux, en faisant qu’ils se convertissent ou disparaissent de la terre donnée par Dieu à son Christ [51].
Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Le corps du Protomartyr fut retrouvé à Caphargamala près de Jérusalem le 5 décembre 415. Ses ossements sacrés furent immédiatement transportés dans l’église de Sion, mais de nombreux fragments furent distribués aussi aux diverses églises de Palestine et d’Afrique où ils opérèrent bien vite de nombreux miracles. Quelques reliques, données par saint Augustin à la Vierge Démétriade, arrivèrent jusqu’à Rome, et ce fut l’origine des deux églises de Saint-Étienne sur la voie Latine, et de Saint-Étienne cata Galla Patricia, au Vatican.
Il semble que la fête du Protomartyr, le 2 ou le 3 août, soit beaucoup plus ancienne que l’invention de ses reliques ; et certains la mettent en relation (entre autres quelques manuscrits du Martyrologe Hiéronymien) avec le fameux sanctuaire de Saint-Étienne à Ancône, dont aujourd’hui aurait eu lieu la dédicace.
En 439, l’impératrice Eudoxie fit transporter le corps du premier martyr à Constantinople — non pas à Rome comme le veut une légende postérieure — et il fut déposé dans la basilique de Saint-Laurent.
La messe est la même que le 26 décembre, en changeant, bien entendu, dans la première collecte, le mot natalitia en Inventionem.
Le Sacramentaire Léonien, d’accord avec les Grecs, semble célébrer la fête de saint Étienne le 2 août. Il contient neuf messes en son honneur, au cours desquelles nous trouvons la préface suivante, qui fut probablement composée pour la dédicace d’une des différentes basiliques romaines dédiées au diacre martyr : Vere dignum... hac festivitate lætantes, qua dicatam nomini tuo basilicam beatus Stephanus martyr suo honore signavit, levita venerandus, castitatis exemplum, fidelis apostolicæ dispensator alimoniæ, Novi Testamenti inter contradicentes promptus assertor, primus cælestis martyrii dedicator. Per Christum etc [52].
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Le courage de la foi et l’amour des ennemis.
Plus de six mois après Noël, et huit jours avant la fête du diacre Laurent, nous commémorons l’Invention des reliques de saint Étienne. Nouvelle occasion pour l’Église de faire admirer cette héroïque figure. Nous avons besoin de ces sublimes modèles qui nous soulèvent au-dessus des misères de la vie terrestre et nous attirent vers les hauteurs de nos illustres aïeux.
L’exemple d’Étienne, cet ardent champion du Christ, rappelle que la vie chrétienne ne consiste pas à se traîner sans vigueur dans la plaine, mais à « courir » par un sentier abrupt « vers les biens que Dieu nous a promis » [53]. Le vrai chrétien est celui qui accepte résolument la lutte et la souffrance, la difficulté et la contradiction. Mais, ne l’oublions pas, nous pouvons compter sur le secours efficace d’en haut ; nous ne sommes pas seuls, le Christ nous accompagne. Surtout lorsque nous nous sommes unis à lui le matin au Saint-Sacrifice, nous aussi nous pouvons dire : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu ». « Debout », parce qu’il nous soutient dans la lutte comme autrefois son serviteur Étienne. La vertu dont l’Église nous propose aujourd’hui l’exemple est l’amour de nos ennemis (Oraison).
1. L’Invention de saint Étienne. — C’est près de Jérusalem, à Kaphardalama, qu’on trouva, le 5 décembre 415, les reliques de saint Étienne. On les transporta solennellement dans l’église de Sion. De nombreuses parcelles en furent distribuées aux églises de Palestine et d’Afrique où elles opérèrent des miracles. La découverte de ces reliques fut un grand événement dans l’univers chrétien. En 439l’impératrice Eudoxie fit transférer le corps du Premier Martyr, non à Rome, mais à Constantinople, en l’église Saint-Laurent.
2. La Messe (Sederunt), sauf la collecte, est la même qu’au jour de la fête de saint Étienne (26 décembre).
3. La prière des Heures. — La sixième leçon de matines donne un passage du célèbre ouvrage de saint Augustin : « La Cité de Dieu ». Nous y lisons le récit de deux miracles obtenus en Afrique par les reliques de saint Étienne. « Lorsque l’évêque Project apporta à Tibilis des reliques du très glorieux martyr Étienne, une foule immense se pressait sur le passage de la châsse. C’est alors qu’une femme aveugle, ayant demandé qu’on lui permît d’approcher de l’évêque qui portait les restes sacrés, présenta des fleurs pour les faire toucher aux reliques. Quand on les lui rendit, elle se les appliqua sur les yeux et recouvra aussitôt la vue. A la stupéfaction de tous, elle se plaça elle-même en tête du cortège sans avoir plus besoin de guide. — On vénère au bourg de Sinite, près d’Hippone, une autre châsse du même martyr. L’évêque du lieu, Lucius, la portait solennellement, un jour, précédé et suivi de la population, quand il fut soudainement guéri, par la vertu de ce précieux fardeau, d’une fistule dont il était incommodé depuis longtemps et qu’il voulait faire ouvrir prochainement par un médecin de ses amis ».
Les portes du ciel ont été ouvertes au martyr du Christ,
Au bienheureux Étienne qui, le premier, a été mis au nombre des Martyrs.
C’est pourquoi il a été couronné, triomphant dans les cieux.
Car il est le premier qui a rendu au Sauveur la mort que notre Sauveur a daigné souffrir pour nous (8ᵉ répons).
La leçon de l’Écriture est empruntée aujourd’hui aux Actes des Apôtres, chapitres 6-8, martyre de saint Étienne.
Office du jour
Office
Aux Vêpres de St Alphonse, commémoraison de l’Invention de St Étienne.
| Ant. Stéphanus autem plenus grátia et fortitúdine, faciébat signa magna in pópulo. | Ant. Or Étienne, plein de grâce et de force, faisait de grands prodiges parmi le peuple [4]. |
| V/. Glória et honóre coronásti eum, Dómine. | V/. Vous l’avez couronné d’honneur et de gloire, Seigneur [5]. |
| R/. Et constítuit eum super ópera mánuum tuárum. | R/. Et vous l’avez établi sur les œuvres de vos mains. |
| Oratio | Prière |
| Da nobis, quǽsumus, Dómine, imitári quod cólimus : ut discámus et inimícos dilígere ; quia eius Inventiónem celebrámus, qui novit étiam pro persecutóribus exoráre Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit. | Nous vous en prions, Seigneur, donnez-nous d’imiter celui que nous célébrons : nous apprendrons ainsi à aimer nos ennemis puisque nous fêtons l’Invention de celui qui a su prier notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils même pour ses bourreaux. |
A Matines.
A Laudes.
| Ant. 1 Lapidavérunt Stéphanum, * et ipse invocábat Dóminum, dicens : Ne státuas illis hoc peccátum. | Ant. 1 Ils lapidèrent Étienne, * mais lui invoquait le Seigneur et disait : Ne leur imputez point ce péché [20]. |
| Ant. 2 Lápides torréntis * illi dulces fuérunt : ipsum sequúntur omnes ánimæ iustæ. | Ant. 2 Les pierres du torrent * lui ont été douces : toutes les âmes justes le suivent. |
| Ant. 3 Adhǽsit ánima mea * post te, quia caro mea lapidáta est pro te, Deus meus. | Ant. 3 Mon âme s’est attachée à vous, * parce que ma chair a été lapidée pour vous, mon Dieu [21]. |
| Ant. 4 Stéphanus vidit * cælos apertos, vidit, et introívit : beátus homo, cui cæli patébant. | Ant. 4 Étienne vit * les Cieux ouverts, il les vit et y entra : heureux mortel, pour qui les Cieux étaient ouverts ! |
| Ant. 5 Ecce vídeo * cælos apertos, et Iesum stantem a dextris virtútis Dei. | Ant. 5 Voici que je vois * les Cieux ouverts, et Jésus se tenant à la droite de la puissance de Dieu [22]. |
| Capitulum Act. 6. 8. | Capitule |
| Stéphanus autem plenus grátia et fortitúdine, faciébat prodígia et signa magna in pópulo. | Or, Étienne, plein de grâce et de force, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. |
| Hymnus | Hymne |
| Invícte Martyr, únicum Patris secútus Fílium, Victis triúmphas hóstibus, Victor fruens cæléstibus. | Martyr invaincu, tu as suivi le Fils unique du Père, tu triomphes de tes ennemis vaincus, victorieux, tu jouis des biens célestes. |
| Tui precátus múnere Nostrum reátum dílue, Arcens mali contágium, Vitæ repéllens tǽdium. | Par le bienfait de ta prière, efface les péchés qui nous accusent, arrête la contagion du mal ; éloigne le dégoût de la vie. |
| Solúta sunt iam víncula Tui sacráti córporis : Nos solve vinclis sǽculi, Dono supérni Núminis. | Les voilà brisés, les liens de ton corps sacré : affranchis-nous des liens du siècle, par un don du Dieu suprême. |
| Deo Patri sit glória, Eiúsque soli Fílio, Cum Spíritu Paráclito, Nunc, et per omne sǽculum. Amen. | Gloire soit à Dieu le Père et à son Fils unique ainsi qu’à l’Esprit Paraclet, maintenant et dans tous les siècles. Amen. |
| V/. Sepeliérunt Stéphanum viri timoráti. | V/. Des hommes pieux ensevelirent Étienne [23]. |
| R/. Et fecérunt planctum magnum super eum. | R/. Et lui firent de grandes lamentations. |
| Ad Bened. Ant. Stéphanus autem * plenus grátia et fortitúdine, faciébat signa magna in pópulo. | Ant. au Benedictus Or Étienne, * plein de grâce et de force, faisait de grands miracles parmi le peuple [24]. |
| Oratio | Prière |
| Da nobis, quǽsumus, Dómine, imitári quod cólimus : ut discámus et inimícos dilígere ; quia eius Inventiónem celebrámus, qui novit étiam pro persecutóribus exoráre Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit. | Nous vous en prions, Seigneur, donnez-nous d’imiter celui que nous célébrons : nous apprendrons ainsi à aimer nos ennemis puisque nous fêtons l’Invention de celui qui a su prier notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils même pour ses bourreaux. |
Aux 1ʳᵉˢ Vêpres de St Dominique, commémoraison de l’Invention de St Étienne.
| Ant. Sepeliérunt Stéphanum viri timoráti, et fecérunt planctum magnum super eum. | Ant. Étienne fut enseveli par des hommes pieux, qui lui firent de solennelles lamentations [25]. |
| V/. Stéphanus vidit cælos apértos. | V/. Étienne vit les Cieux ouverts [26]. |
| R/. Vidit, et introívit : beátus homo, cui cæli patébant. | R/. Il les vit et y entra : heureux mortel, à qui les Cieux étaient ouverts. |
| Oratio | Prière |
| Da nobis, quǽsumus, Dómine, imitári quod cólimus : ut discámus et inimícos dilígere ; quia eius Inventiónem celebrámus, qui novit étiam pro persecutóribus exoráre Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit. | Nous vous en prions, Seigneur, donnez-nous d’imiter celui que nous célébrons : nous apprendrons ainsi à aimer nos ennemis puisque nous fêtons l’Invention de celui qui a su prier notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils même pour ses bourreaux. |