St Donat, évêque et martyr
7 août
Commentaires
Présentation
Présentation
Évêque et Martyr d’Arezzo (Toscane) en 363. Fête au Xᵉ siècle, ‘simple’ dans le calendrier de St Pie V, réduite à une commémoraison en 1673 lors de l’institution de la fête de St Gaétan.
« La fête de saint Donat, évêque d’Arezzo, était célébrée au VIIᵉ siècle dans quelques églises de Rome, comme en témoigne le sacramentaire gélasien, et au début du IXᵉ siècle on trouve sur l’Aventin un monastère qui est placé sous son vocable. Du sacramentaire romain du VIIᵉ siècle, la mention de saint Donat passa dans les Gélasiano-francs du VIIIᵉ. De son côté le martyrologe hiéronymien annonce le natale de Donat « évêque et confesseur ». Mais la Passio, qui fait de Donat un martyr, devait exercer son influence sur les martyrologes et les calendriers : les martyrologes de Bède, d’Adon et d’Usuard, ainsi que le calendrier de Naples, le présentent comme martyr. Il en va de même dans les calendriers de Saint-Gall du IXᵉ au XIᵉ siècle. Grâce aux sacramentaires héritiers de la tradition des Gélasiens du VIIIᵉ, la fête de saint Donat devait connaitre une grande diffusion dès les IXᵉ et Xᵉ siècles. Il est donc normal qu’on la trouve à Rome au Xᵉ siècle et au cours des siècles suivants » [1].
Jusqu’à l’éditio typica de 1920 sous Benoît XV, la messe de St Donat était la même que celle de St Apollinaire, au 23 juillet, avec des oraisons propres. En 1920, paru un formulaire modifié.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Honorons la mémoire du saint évêque d’Arezzo que la persécution de Julien l’Apostat envoya en ce jour au ciel. La collecte, où l’Église exprime la confiance qu’elle garde toujours en son intercession puissante, se retrouve déjà au Sacramentaire gélasien ; si le titre de Confesseur y tient la place de celui de Martyr [2], on ne saurait pourtant révoquer en doute la mort de Donat pour le Christ.
Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Ce célèbre évêque d’Arezzo fut mis par Grégoire le Grand au nombre des Pères de l’Église et, entre autres miracles opérés par lui, on cite le fait d’avoir rétabli dans son intégrité un calice brisé par les infidèles.
Saint Donat fut jadis l’objet d’une grande dévotion. En Italie, beaucoup de villages et d’églises sont encore aujourd’hui dédiés à saint Donat, dont portaient aussi le nom, dans la Ville éternelle, une petite église située près de l’abbaye de Saint-Blaise, et un monastère voisin du Titre de Prisque sur l’Aventin. Léon III offrit un coffret d’argent du poids de deux livres à ce sanctuaire.
Ce fut peut-être à cause de ces églises de Saint-Donat à Rome que sa fête pénétra dans le Sacramentaire Gélasien et, par lui, jusque dans le Missel romain.
Contrairement aux Actes du Saint, le Martyrologe Hiéronymien et le Sacramentaire Gélasien lui attribuent constamment le titre d’évêque et confesseur et non celui de martyr.
Dans la dernière édition du Missel, on a quelque peu retouché le formulaire du natalis du célèbre saint Donat.
La première lecture est tirée de l’épître de saint Jacques (I, 2-12). La tribulation est une grâce, parce que rien ne nous fait approcher de la perfection comme la patience. Quant à celui qui a besoin de lumière et de force pour porter la croix, qu’il les demande à Dieu avec simplicité et sans hésiter.
Le répons Os iusti est tiré des communs ; suit le verset alléluiatique propre : « Iustus non conturbabitur, quia Dominus firmat manum eius » [3].
La lecture évangélique est tirée de saint Marc (XIII, 33-37) ; c’est la parabole du serviteur prudent qui, la nuit, veille dans l’attente du retour de son maître. Ce serviteur préposé au gouvernement de toute la maison, c’est assurément l’évêque à qui le Saint-Esprit a confié le gouvernement de sa propre Église.
Les deux antiennes pour l’offertoire et pour la Communion sont des Communs.
Telles sont les nouvelles corrections du Missel romain.
Jusqu’alors, la messe était la même que pour saint Apollinaire le 23 juillet. Les collectes n’ont pas été changées.
Prière. — « 0 Dieu, gloire de vos prêtres, accordez-nous d’éprouver l’assistance de votre saint confesseur (martyr) le pontife Donat dont nous célébrons aujourd’hui la fête ». Jésus est la gloire de ses prêtres, parce que le caractère sacerdotal imprime dans l’âme une spéciale conformité au Christ, Pontife éternel. Cette conformité qui, dans la vie présente, confère au ministre sacré la puissance efficace d’agir au nom du Christ dans l’administration des Sacrements, constituera aussi au ciel un titre éclatant de gloire.
Sur les ablations. — « Nous vous demandons, Seigneur, que par l’intercession de votre saint confesseur (martyr) et pontife Donat, en l’honneur de qui nous vous offrons aujourd’hui ces vœux et ces oblations, notre dévotion obtienne son fruit et augmente de plus en plus ».
Après la Communion. — « Seigneur qui nous avez rendus participants et ministres de vos Sacrements, faites que, par les prières de votre bienheureux confesseur (martyr) et pontife Donat, nous imitions sa foi et sa digne vie sacerdotale (— digno servitio) ». Servitium, servus Dei, désignaient jadis l’état sacerdotal et l’action liturgique. En effet, de même que l’union hypostatique fit que l’humanité sainte du Sauveur appartînt toute au Verbe et à Dieu : Christus autem Dei ; ainsi le caractère sacerdotal consacre l’homme tout entier au service de Jésus pour qu’il en dispose comme d’un instrumentum animatum, pour sa gloire et pour le bien des âmes.
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique
Saint Donat. — « A Arezzo, en Toscane, mort de saint Donat, évêque et martyr. Entre autres miracles, d’après le témoignage de Grégoire 1ᵉʳ, il répara par une simple prière un calice qui avait été brisé par les païens. Sous Julien l’Apostat, il eut la tête tranchée ». (Martyrologe). Il mourut vers 363.
La pensée principale contenue dans les oraisons propres de la messe est celle de la dignité du sacerdoce : le Christ y est appelé la « gloire de ses prêtres ». En effet, le caractère sacerdotal donne une ressemblance avec le Christ, Pontife suprême (Or.). Dieu nous rend tous « participants et ministres de ses sacrements » ; puissions-nous bénéficier de l’éminent sacerdoce de notre saint ! (Postcommunion).
ce même 7 août, Saint Donat, Évêque et Martyr
eodem die 7 augusti · Sancti Donati · Ep. et Mart.
Commemoratio · Commémoraison
Office du jour
Office
Leçons des Matines avant 1960.
Aux Matines de St Gaétan avant 1960, on commémorait St Donat par la neuvième leçon
Neuvième leçon. Donat, après que ses parents eurent été martyrisés pour la foi de Jésus-Christ, se retira fugitif, avec un moine nommé Hilarin, à Arezzo en Toscane, et devint Évêque de cette ville. Dans la persécution suscitée par Julien, le préfet Quadratien ayant commandé à l’un et à l’autre d’adorer les idoles, ils se refusèrent à commettre un crime si détestable. Par ordre et en présence de Quadratien, on frappa Hilarin à coups de bâtons, jusqu’à ce qu’il rendît l’âme. Donat fut aussi tourmenté cruellement, et eut enfin la tête tranchée. Les Chrétiens ensevelirent honorablement leurs corps près de la même ville.