Notre-Dame de Sion
10 septembre
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Présentation
Présentation
« ... Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l’émotion religieuse. Nous y éprouvons soudain le besoin de briser de chétives entraves pour nous épanouir à plus de lumière... Ils nous font admettre insensiblement un ordre de faits supérieurs à ceux où tourne à l’ordinaire notre vie. Ils nous disposent à connaître un sens de l’existence plus secret que celui qui nous est familier... Seuls des yeux distraits ou trop faibles ne distinguent pas les feux de ces éternels buissons ardents. Pour l’âme, de tels espaces sont des puissances comme la beauté ou le génie. Il y a des lieux où souffle l’esprit. » (Maurice Barrès, La Colline inspirée)
Peu de gens aujourd’hui savent encore que la Colline Inspirée chantée par Barrès est le plus grand lieu de pèlerinage lorrain.
Sion est un des lieux du diocèse de Toul où le Christianisme s’établit dès une époque très reculée. On y a trouvé l’épitaphe d’un jeune chrétien, nommé Nicétius, qui vivait au IVᵉ ou Ve siècle. Une église, dédiée à Notre-Dame, y fut élevée, centre d’une très vaste paroisse à l’époque carolingienne. Dans cette paroisse se trouvait Vaudémont, dont les comtes favorisèrent le culte de la Vierge : au début du XIVᵉ siècle, Henri II construisit le chœur de l’église actuelle où il plaça une très belle statue de Notre-Dame allaitant l’Enfant Jésus, détruite en 1793. En 1396, le comte Ferri et sa femme fondèrent, avec 36 seigneurs du pays, la Confrérie des chevaliers de Notre-Dame de Sion. Mais c’est au XVIᵉ siècle surtout que le pèlerinage prit un grand développement, devenant comme le centre religieux du patriotisme lorrain. En 1669, le duc Charles IV, à qui Sion doit beaucoup, fit par acte notarié donation solennelle de ses états à la Vierge Marie, qu’on honora dès lors du titre de Duchesse de Lorraine. Les successeurs de Charles IV ne furent pas moins fidèles à Notre-Dame de Sion ; le roi Stanislas lui-même, très dévot, fit construire la nef de l’église, telle qu’elle existe encore. La Révolution sembla anéantir le pèlerinage : l’antique statue brisée, le sanctuaire déserté. Mais, dès 1797, le culte y fut rétabli et on remplaça l’image disparue par une gracieuse statue provenant de Vaudémont. Le pèlerinage connut au XIXᵉ siècle un développement qu’il n’avait encore jamais atteint, et que ne ralentirent pas les extravagances dans lesquelles tombèrent trois prêtres, les frères Baillard, qui le dirigeaient au milieu du siècle. Pour combattre leurs erreurs, l’évêque de Nancy confia l’église de Sion aux Oblats de Marie Immaculée. Après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, on édifia la tour de l’église dominée par la Statue de Marie-Immaculée. En 1873, le 10 septembre, par ordre du bienheureux Pie IX, la statue du sanctuaire fut couronnée. Dans les époques les plus troublées de notre histoire récente, de 1870 à 1945, N.-D. de Sion fut considérée comme le haut-lieu de l’unité lorraine, perdue et retrouvée à deux reprises. Pie XI érigea le sanctuaire en basilique en 1933.
L’intérieur de la Basilique
La lanterne des morts, monument à Maurice Barrès
Et fit commemoratio S. Nicolai a Tolentino : · Et on fait mémoire de St Nicolas de Tolentino :
¶ In missis votivis post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · ¶ Aux messes votives après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :
Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur : · Pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :
Credo · Credo
Pro S. Nicolao · Pour St. Nicolas
Præfatio de B. Maria Virg. Et te in Festivitáte. · Préface de la Sainte Vierge, Et, en cette fête de la Bse...
Pro S. Nicolao · Pour St. Nicolas