St Menne (Ménas, Minas, Mennas), martyr
11 novembre
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Présentation
Présentation
Au sud d’Alexandrie, déposition de St Menne (St Ménas), martyr. Patron des chameliers et des conducteurs de caravanes, il était extrêmement populaire dans toute l’Égypte et l’on se rendait en foule en pèlerinage dans sa basilique érigée par l’empereur Arcadius (+408). Les Alexandrins de Rome lui élevèrent un sanctuaire. Fête au VIᵉ siècle, plus ancienne que celle de St Martin de Tours, elle entraîna la célébration de l’évêque des Gaules au lendemain, avant que la fête de St Martin Iᵉʳ soit fixée elle aussi au 12 novembre.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Originaire d’Égypte, le soldat Mennas devint, après son martyre, le protecteur d’Alexandrie. Il n’est pas rare de rencontrer, encore aujourd’hui, des ampoules rapportées autrefois par les pèlerins qui les remplissaient de l’huile brûlant à son tombeau. Disons avec l’Église : Accordez à notre prière, Dieu tout-puissant, que nous, qui célébrons la naissance au ciel du bienheureux Mennas votre Martyr, soyons par son intercession fortifiés dans l’amour de votre nom. Par Jésus-Christ.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Station à Saint-Mennas, sur la voie d’Ostie.
Aujourd’hui la station était sur la voie d’Ostie où, entre le premier et le deuxième mille, les nombreux fidèles originaires d’Alexandrie fixés à Rome avaient érigé un sanctuaire à leur martyr national saint Mennas. Le tombeau de ce Saint, gloire de la Libye, se trouvait à neuf milles d’Alexandrie, et, en raison des miracles qui s’y opéraient, il donna naissance à tout un village bâti pour le service des pèlerins, comme il est advenu à Lourdes de nos jours. Il existe des recueils entiers de récits de prodiges qui s’y seraient accomplis ; mais même à défaut de cette curieuse collection, attribuée au patriarche Timothée, nous aurions une idée des foules énormes de fidèles qui accouraient de tous les points du monde au tombeau de saint Mennas, par les nombreuses ampoules ou eulogies de saint Mennas, que nous trouvons actuellement disséminées dans tous les musées d’Europe. Sur ces flacons de terre cuite on voit régulièrement l’image du Saint entre deux chameaux accroupis et cette inscription :
La bénédiction de saint Mennas.
L’importance de la fête de saint Mennas à Rome vient aussi de ce que, malgré l’éloignement de l’église qui lui était dédiée sur la voie d’Ostie, saint Grégoire le Grand s’y transporta pour y célébrer l’anniversaire du martyr. Le Pontife commença d’ailleurs son homélie en assurant le peuple qu’en raison de cet éloignement de la Ville, il prêcherait ce jour-là moins longuement qu’à l’ordinaire [1] ! Au VIIᵉ siècle, saint Mennas avait pris le pas à Rome sur saint Martin lui-même, si bien que, grâce au martyr égyptien, la fête du thaumaturge de Tours fut renvoyée au lendemain.
La messe Laetábitur est du commun, mais les collectes sont empruntées à la messe In virtúte.
La liste de lectures de Würzbourg indique, pour la station de ce jour, le passage évangélique de saint Luc IX, 23-27, qui a totalement disparu aujourd’hui de l’usage liturgique [2].
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Saint Mennas était un soldat chrétien d’Égypte. Il renonça, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, au métier des armes et se retira dans la solitude pour faire pénitence. Au jour anniversaire de l’empereur que le peuple fêtait par des jeux publics, il se rendit au théâtre et y attaqua ouvertement les superstitions païennes. Aussitôt arrêté, il fut cruellement flagellé à cause de sa foi par les ordres du gouverneur Pyrrhus, à Cotyée, en Phrygie. On l’étendit ensuite sur un chevalet, on lui brûla tout le corps avec des torches, on le roula dans des épines, on le frappa de lanières plombées, enfin on le décapita d’un coup de sabre et on jeta son corps dans le feu. Les chrétiens sauvèrent ses restes et leur donnèrent une sépulture honorable. Plus tard, ceux-ci furent transportés à Constantinople. Le saint était très honoré dans l’antiquité chrétienne. Pratique : A coup sûr, Dieu ne nous demande pas un pareil héroïsme. Les saints agissent sous l’impulsion du Saint-Esprit ; nous ne pouvons pas toujours les imiter, mais nous pouvons les admirer et trouver dans leurs exemples la force d’aimer Dieu et de lui obéir.
ce même 11 novembre, St Menne, Martyr
eodem die 11 novembris · S. Mennæ · Martyris
Commemoratio · Commémoraison
Office du jour
Office
Leçon des Matines avant 1960
Neuvième leçon. Pendant il la persécution des empereurs Dioclétien et Maximien, l’Égyptien Menne, soldat chrétien, s’était retiré dans le désert pour se livrer à la pénitence. Le jour de la naissance des empereurs, que le peuple célébrait par des spectacles, il entra tout à coup dans le théâtre et s’éleva hardiment contre les superstitions païennes. Il fut pris, lié et conduit à Cotyée, métropole de la Phrygie, gouvernée alors par le préfet Pyrrhus. Après l’avoir cruellement flagellé avec des lanières de cuir, on le tourmenta sur le chevalet ; on lui brûla les flancs avec des torches, on frotta ses plaies avec un rude cilice, on le traîna pieds et mains liés sur des claies hérissées de pointes de fer, on le meurtrit en le frappant avec des fouets plombés, enfin on le tua d’un coup d’épée et on le jeta dans le feu. Son corps, retiré du feu et inhumé par les Chrétiens, fut dans la suite, transféré à Constantinople.