Sts Vital et Agricola, Martyrs
4 novembre
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Présentation
Présentation
Inscrits au 3 novembre dans le Martyrologe hiéronymien. La découverte de leur corps est mentionnée par St Ambroise en 393. Fête au XIIIᵉ siècle. La messe est la même que celles des deux Martyrs Processus et Martinien au 2 juillet sauf les oraisons.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Offrons notre hommage aux deux Martyrs dont la mémoire précéda celle de Charles Borromée sur le Cycle en ce jour. Vital et Agricola, l’esclave et le maître, montrèrent, par leur rencontre dans l’arène glorieuse, que la vraie noblesse se rit des inégalités sociales. Saint Ambroise, séjournant à Bologne où ils avaient souffert, retrouva leurs corps et célébra leur commun triomphe [1]. L’Église, à la suite de l’abeille de Milan, n’a point cessé de les associer dans une commune gloire.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Le feriale de Bologne est contenu tout entier dans ce vers de saint Paulin :
Vitalem, Agricolam, Procultimque Bononia. condit [2].
Les deux premiers noms, tantôt unis, tantôt séparés, apparaissent à diverses dates dans le martyrologe hiéronymien, par exemple le 3 et le 27 novembre, le 3 décembre, le 29 avril, etc. Il s’agit d’ailleurs des mêmes martyrs, du nom de Vital et d’Agricola, dont les corps furent découverts à Bologne en 393, et à la translation desquels prit part saint Ambroise. Leur culte se répandit ensuite rapidement à travers la chrétienté, en sorte qu’un grand nombre d’évêques de l’antiquité, comme Victrice de Rouen et Namace de Clermont, se procurèrent des fragments de leurs reliques pour leur dédier leurs célèbres églises.
A Rome, au temps d’Innocent Iᵉʳ, la matrone Vestina érigea à saint Vital un titre, au Vico longo, où, maintenant encore, on célèbre la station le vendredi après le IIᵉ dimanche de Carême. Un siècle plus tard, à Ravenne, Justinien et Théodora prodiguèrent leur or pour élever à saint Vital un temple splendide, tout resplendissant de mosaïques, de colonnes et de marbres, qui, aujourd’hui encore, fait l’admiration des archéologues et des artistes.
Les martyrs Vital et Agricola reposaient primitivement dans un cimetière juif de Bologne. Dans la vie de saint Ambroise, Paulin raconte que Dieu révéla leur sépulture à l’Évêque. Auquel ? A celui de Bologne ou à celui de Milan, lequel dit avoir été simplement invité à la fête ? Du texte du biographe de saint Ambroise, rien de clair ne se peut déduire. En tout cas, l’intervention du saint évêque de Milan contribua à donner une plus grande solennité à cette translation de martyrs, d’autant plus qu’à peine parti de Bologne, Ambroise s’étant rendu à Florence pour la consécration d’une église, y déposa quelques reliques des deux saints bolonais récemment découverts.
Rome célèbre une première fois saint Vital le 29 avril, jour indiqué aussi par le martyrologe hiéronymien : Bononiae, Vitalis. La fête des deux martyrs que nous célébrons aujourd’hui manque dans les anciens Sacramentaires, et elle a été introduite plus tard seulement dans la liturgie romaine, à l’époque où Vital fut dédoublé, et où, contrairement au témoignage de saint Pierre Chrysologue, on attribua un Vital à Ravenne, et un autre, compagnon de martyre d’Agricola, à la cité rivale, Bologne.
La messe est la même que le 2 juillet pour les saints Processus et Martinien, sauf les collectes.
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Les saints Vital et Agricola. — Tombeau : à Bologne ; leurs restes furent ensevelis dans le cimetière des Juifs ; découverts plus tard par saint Ambroise, ils furent alors déposés en terre bénite. Vie : Vital, un esclave, et Agricola, son maître, subirent sous Dioclétien un cruel martyre. C’est en vain que l’on chercha par des promesses à faire apostasier l’esclave Vital ; il n’en montra que plus de fermeté dans la confession du Christ ; il fut tourmenté par de cruels supplices qu’il supporta, tous, avec une invincible patience jusqu’à ce qu’il rendit l’âme en priant. Quant à Agricola dont le jugement fut différé dans l’espoir qu’il serait ébranlé par le martyre de son esclave et qu’il renierait le Christ, il se sentit au contraire fortifié par la constance de celui-ci. Il fut cloué en croix et devint ainsi le compagnon et l’associé de Vital dans son héroïque martyre (vers 304). Pratique : N’est-ce pas là un magnifique spectacle : l’esclave et son maître mourant ensemble pour le Christ ! Le christianisme doit aussi rapprocher et ennoblir les classes sociales : l’esclave et le serviteur sont les frères dans le Christ de leur maître, et le maître est l’esclave du Christ. L’esclave obéit au maître comme au représentant du Christ ; le maître honore en son esclave un membre du Christ. Tous deux doivent un jour participer ensemble à la félicité éternelle si chacun a su remplir son devoir.
ce même 4 novembre, Sts Vital et Agricola, Martyrs
eodem die 4 novembris · Ss Vitalis et Agricolæ. · Martyrum
Commemoratio · Commémoraison
¶In Missis votivis post Septuagesimam in fine sequentæ antiphonæ Allelúia omittitur. · ¶ Aux Messes votives après la Septuagésime, on omet l’Allelúia à la fin de l’antienne qui suit.
Office du jour
Office
Leçon des Matines avant 1960
Neuvième leçon. Vital et son maître Agricola, furent arrêtés à Bologne, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien pour avoir prêché Jésus-Christ. Plus on s’efforçait par des prières et des menaces, d’amener Vital à changer de résolution, plus il se déclarait adorateur et serviteur de Jésus-Christ. Torturé par divers genres de supplices, et les endurant tous avec constance, il rendit, en priant, son esprit à Dieu : son exemple eut pour effet d’affermir Agricola, dont le supplice avait été différé pour voir si les tourments de son esclave ne l’amèneraient pas à renoncer au Christ. On l’attacha donc à une croix, et, admis à partager le sort de Vital, son esclave, il devint son compagnon dans un glorieux martyre. Leurs corps qui avaient été inhumés dans le cimetière des Juifs, furent retrouvés par saint Ambroise et transférés dans un lieu bénit et consacré.