ou 24/02 Vigile de St Mathias, apôtre
23 février
Commentaires
Présentation
Présentation
Vigile supprimée en 1955.
Les années bissextiles, la Vigile de saint Mathias est déplacée au 24 février.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Cette vigile fut introduite au XVIᵉ siècle par saint Pie V, qui voulut égaler en tout la fête de saint Mathias à celle des autres membres du Sénat apostolique. Elle n’apparaît donc pas dans les antiques documents liturgiques de Rome, soit parce qu’elle tombe ordinairement en Carême, soit encore parce que, bien que Mathias ait été postérieurement compté au nombre des apôtres, les anciens diptyques romains lui ont plutôt réservé une place parmi les hommes apostoliques, appelés eux aussi apôtres en un sens moins rigoureux, tels Etienne et Barnabé. C’est pourquoi le nom de Mathias, même dans le Canon romain, n’est point compris dans la liste duodénaire des Apôtres (laquelle est complète du fait de la présence de saint Paul). Bien plus, dans la succession même des hommes apostoliques, Mathias n’a que la seconde place, entre le Protomartyr Etienne et l’apôtre Barnabé.
La messe est celle du Commun.
Vigile de St Mathias, Apôtre, Messe Ego autem, du Commun des Vigiles des Apôtres.
In Vigilia S. Matthiæ · Apostoli · Missa Ego autem, de Communi in Vigiliis Apostolorum.
¶ Si hæc Vigilia occurrat in Quadragesima de Vigilia non dicitur Missa conventualis, sed fit tantum Commemoratio in omnibus Missis, præter conventualem de Festo occurrenti, si habeatur, et in Missa de Feria in fine legitur Evangelium eiusdem Vigiliae. Missæ autem privatæ, præterquam in Feria IV Cinerum, dici possunt tum de Feria Quadragesimæ, tum de Vigilia, iuxta Rubricas.
¶ Si cette Vigile tombe en Carême, on ne dit pas la Messe conventuelle de la Vigile, mais on en fait seulement Mémoire à toutes les Messes, sauf à la Messe conventuelle d’une Fête occurrente s’il y en a une. Et à la Messe de la Férie, ont dit à la fin l’Evangile de la Vigile. Et aux Messes privées, sauf le Mercredi des Cendres, ont peut dire soit celle de la Férie de Carême, soit celle de la Vigile, selon les Rubriques.
Eccli. 44, 25-27 ; 45, 2-4 et 6-9.
Office du jour
Office
Leçons des Matines avant 1960
Lecture du saint Évangile selon saint Jean.
En ce temps-là : En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ceci est mon commandement : que vous vous aimiez les uns les autres. Et le reste.
Homélie de saint Grégoire, Pape.
Première leçon. Toutes les paroles du divin Maître renferment des préceptes, pourquoi donc dit-il de la charité, comme d’un commandement unique : « C’est mon commandement que vous vous aimiez les uns les autre » ? Pourquoi ? Sinon parce que tout commandement se rapporte à l’amour, et que touts les préceptes n’en font qu’un, n’ayant tous pour fondement que la seule charité. De même, en effet, que les nombreux rameaux d’un arbre proviennent d’une seule racine, ainsi toutes les vertus procèdent de la seule charité. Le rameau de la bonne œuvre n’a de vie et de verdeur que s’il demeure uni à la racine de la charité.
Deuxième leçon. Il y a donc plusieurs préceptes du Seigneur et il n’y en a qu’un ; il y en a plusieurs, quant à la diversité des actes commandés ; il n’y en a qu’un quant à la racine, qui est la charité. Comment il faut pratiquer cette charité, notre Seigneur nous le fait entendre en nous ordonnant, presque à chaque page de ses saintes Écritures, d’aimer nos amis en Lui et nos ennemis pour Lui. Celui-là, en effet a vraiment la charité qui aime son ami en Dieu et son ennemi pour Dieu. Il s’en rencontre plusieurs qui aiment leurs proches ; mais d’une affection toute naturelle, affection néanmoins que la loi de Dieu ne condamne point. Mais il y a une différence entre ce qu’on accorde spontanément à la nature et ce que l’on fait par amour de l’obéissance due aux divins préceptes du Seigneur.
Troisième leçon. Ceux dont nous parlons aiment certainement leur prochain et toutefois ils n’obtiennent pas les sublimes récompenses promises à la charité, parce que leur amour n’a rien de spirituel : ce n’est qu’un amour charnel. Aussi le Seigneur après avoir dit : « C’est mon commandement que vous vous aimiez les uns les autres » ajoute aussitôt : « comme je vous ai aimés ». Ce qui revient à dire : aimez par le motif même qui m’a porté à vous aimer. Il faut en ceci, mes bien-aimés frères, observer attentivement que l’antique ennemi du genre humain, quand il attire notre âme à l’amour des choses temporelles, se sert contre nous de ce qu’il y a de plus faible parmi les créatures et s’efforce de nous ravir le bien même que nous aimons.