Saint Loup, évêque
30 août
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Présentation
Présentation
Au diocèse de Nancy et de Toul avant 1955.
Au temps de St Alchas, ou peut-être de son successeur St Celsin, les deux frères Toulois, St Loup de Troyes et St Vincent de Lérins sont inséparables.
L’Église de Toul a la gloire d’avoir enfanté des prélats et des prêtres dont l’Église universelle a salué la science, proclamé et mis a profit les talents, puis, qu’elle a inscrits dans ses dyptiques après avoir placé leurs mortelles dépouilles sur ses autels. Il y a pour nous religion et patriotisme à les citer, chacun en son lieu, et c’est pour nous acquitter de ce doux et noble devoir que nous allons rappeler la mémoire de deux saints toulois : Loup et Vincent.
Saint Loup fut élevé dans les sciences humaines et dans la piété chrétienne, par les soins d’Allistique, son oncle, qu’en mourant, son père, Epitoque lui avait laissé pour tuteur. Ayant fait d’excellentes études, il parut au barreau et s’y fit une brillante réputation. Il épousa Piméniole, sœur de saint Hilaire d’Arles, qu’il trouva disposée comme il l’était lui-même à servir Dieu avec ferveur. Après qu’ils eurent ensemble passé six années, ils résolurent de mener un genre de vie plus parfait. D’un mutuel consentement, ils se séparèrent et s’engagèrent l’un et l’autre, par vœu, à garder désormais la continence. Loup se retira dans la célèbre abbaye de Lérins où son beau- frère Hilaire l’avait précédé, où son frère Vincent le suivit, et qui alors était gouvernée par saint Honorat. Il y vécut un an dans la plus parfaite régularité, ajoutant encore diverses austérités à celles qui se pratiquaient parmi les frères. Il eut à venir à Mâcon, en Bourgogne, pour s’y défaire d’une terre qu’il possédait dans ce pays, en distribuer le produit aux pauvres, ainsi qu’il en était convenu avec sa femme, avant leur séparation, et se constituer ainsi dans l’état d’une absolue pauvreté. Tous ces projets étant exécutés, il se disposait à retourner à Lérins ; mais les députés de l’Église de Troyes le demandèrent pour évêque, ayant perdu saint Ours, leur pasteur, mort en 426. Loup fit d’inutiles efforts pour s’opposer à son élection,, et fut sacré par les évêques de la province de Sens.
Agricola, disciple de Pelage et de Célestius ayant infesté 1a Grande-Bretagne des erreurs de ces hérésiarques, les catholiques de cette île eurent recours aux évêques des Gaules et les prièrent de leur envoyer des ministres évangéliques qui pussent arrêter chez eux les progrès du mal.
Les prélats assemblés en 429, dans la ville d’Arles, croit-on, élurent Germain d’Auxerre et Loup de Troyes, pour aller combattre l’hérésie. Ces deux saints évêques acceptèrent avec résolution la tâche qui leur était imposée ; ils passèrent dans la Grande-Bretagne d’où, par leurs prières, leurs prédications et les miracles dont Dieu les fit l’instrument, ils bannirent l’erreur après l’avoir démasquée et vaincue.
Rentré dans son diocèse, Loup s’appliqua, plus activement que jamais, à la réformation des mœurs de son troupeau. Il montra, dans cette œuvre, autant de sagesse que de piété : aussi reçut-il les plus beaux éloges de Sidoine-Apollinaire qui l’appelle : « Le père des pères, l’évêque des évêques, le chef des prélats des Gaules, la règle des mœurs, la colonne de la vérité, l’ami de Dieu, le médiateur des hommes auprès du ciel. »
Saint Loup écrivit, à différentes personnes, des lettres qui ne sont point parvenues jusqu’à nous. On a cependant celle qu’il écrivit à saint Sidoine pour le féliciter de sa promotion à l’épiscopat dont, en même temps, il lui montrait les travaux, les difficultés et les dangers. Dans le même temps, l’empire d’Occident fut affligé de diverses calamités par les incursions des barbares. Attila, roi des Huns, fondit sur les Gaules avec une armée innombrable. Ses coups allaient tomber sur Troyes dont les habitants étaient dans la plus grande consternation. Saint Loup intercéda pour son peuple ; il se livra d’abord, pendant plusieurs jours, à de ferventes prières qu’il accompagna de jeûnes et de larmes : puis, confiant en la protection du ciel, il se revêtit de, ses habits pontificaux et se rendit auprès d’Attila qui était à la tète de son armée. Le prince barbare ne put se défendre d’un sentiment de respect à la vue du saint évêque, et comme il se disait « Le fléau de Dieu » : « Nous respectons, répliqua le bon pasteur, ce qui nous vient de la part de Dieu ; mais si vous êtes le fléau par lequel il nous châtie, souvenez-vous de ne faire que ce qui vous est permis. » Attila frappé de ce discours promit d’épargner Troyes. Ainsi les prières de saint Loup, protégèrent une ville dépourvue de tout secours, contre une armée de quatre cent mille hommes qui avait porté, de toutes parts, la terreur et la désolation.
Le roi des Huns s’étant retiré dans la plaine de Méry-sur-Seine, à cinq lieues de Troyes, y fut attaqué et défait par les Romains que commandait Aétius. Forcé d’opérer une retraite, il fit prier saint Loup de l’accompagner jusqu’au Rhin, s’imaginant que la présence d’un si grand serviteur du vrai Dieu serait une sauvegarde pour son armée et pour lui. L’évêque ne crut pas devoir se refuser à cette démarche ; mais elle déplut aux généraux de l’empire qui soupçonnèrent Loup d’avoir favorisé l’évasion des barbares et le poursuivirent jusque là, qu’il fut obligé de s’éloigner de Troyes, pendant deux années. Mais sa patience et sa charité triomphèrent de la malice de ses ennemis. Il lui fut permis de rentrer dans son diocèse, où il mourut en 478, après l’avoir administré pendant cinquante-deux ans. On garde, à Troyes, son corps dans l’église qui porte son nom. Saint Loup forma plusieurs disciples qui méritèrent les honneurs de l’épiscopat : Polychrone de Verdun , Sévère de Trêves, Alpin de Châlons-sur-Marne et Camilien de Troyes. On l’honore le 29 de juillet dans les diocèses de Paris, de Soissons, de Toul [1], de Toulouse et de Metz.
D’après l’Abbé Guillaume, Histoire de diocèse de Toul et de celui de Nancy, t.1, p. 125-129.
Dans le Diocèse de Nancy et de Toul, Saint Loup, Evêque et Confesseur
In Diœcesi Nanceiensi et Tullensi · Sancti Lupi · Ep. et Conf.
Et fit commemoratio Ss. Abdon et Sennen, Mm. : · Et on fait mémoire des Sts Abdon et Sennen, Martyrs :
¶ In missis votivis post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur · ¶ Aux messes votives après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit
Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur : · Pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :
Dans le Diocèse de St Dié
· Dans le calendrier de 1854, St Loup est inscrit comme semi-double le 30 juillet.