Sᵗᵉ Hedwige, Veuveabstinence

Textes liturgiques

Samedi dans l’Octave du Sacré-Cœur (avant 1955)

Commentaires

Présentation

Présentation

Les commentaires du jour-même de la Fête du Sacré-Cœur se trouvent ici

En 1955, le Décret de simplification des rubriques a supprimé l’Octave du Sacré-Cœur institué en 1929. Les jours dans l’octave sont devenus des féries du Temps après la Pentecôte, où l’on reprend la Messe de la Sᵗᵉ Vierge au samedi, celle du 3ᵉ dimanche après la Pentecôte du lundi au vendredi. Au bréviaire, l’Office est réduit à la lecture de l’Écriture occurrente (ancien premier nocturne des Matines), la psalmodie est celle du jour de la semaine et non plus celle du Jour de la Fête.

Le Code des Rubriques de 1960 a entériné cet état de fait.

L’Octave de la Fête était de IIIᵉ ordre [1] : c’est-à-dire que les jours pendant l’Octave cédaient la place aux fêtes doubles, le jour Octave ne le cédait qu’aux fêtes de Iʳᵉ ou de IInde classe.

Nous donnerons donc ici l’Office des Matines avec les deux lectures propres à chaque jour(Merci à Alexandre du FC pour les traductions des lectures patristiques du 3ᵉ Nocturne des Matines), et les commentaires habituels.

Le 1ᵉʳ nocturne des Matines était consacré (sauf le jour de la fête : lecture du Prophète Isaïe) à la lecture continue de l’Écriture comme il convient en temps de férie (lecture continue du Iᵉʳ Livre des Rois.

Le 2ᵈ nocturne, qui le jour de la Fête était consacré à un historique de la dévotion au Sacré-Cœur, est consacré le reste de l’Octave à la lecture de l’Encyclique de Pie XI Miserentissimus Redemptor, sauf le jour Octave où l’on trouve un sermon de St Bernard.

Le 3ᵉ nocturne concerne bien sûr (sauf le Dimanche qui a son Évangile propre) l’Évangile du jour de la fête (Jean. 19, 31-37.) et son commentaire :
le samedi : St Jean Chrysostome, homélie 85/84 sur St Jean.
le lundi : St Laurent Justinien
le mardi : St Bernardin de Sienne
le mercredi : St Pierre Canisius
le jeudi : St Cyrille d’Alexandrie
le vendredi, jour Octave : St Augustin

Le Dimanche dans l’Octave, pour commenter l’Évangile de saint Luc sur la brebis perdue, le bréviaire fait appel à St Grégoire (Homélie 34).

Dom Gaspard Lefebvre, La Croisade Liturgique.

Dom Gaspard Lefebvre, La Croisade Liturgique.

Institué en 1929, l’Octave du Sacré-Cœur ne peut pas avoir été commenté dans l’Année Liturgique de Dom Guéranger ; le Bhx Cardinal Schuster, ne commentant que les textes du Missel, ne donne qu’un commentaire de la Messe qu’on retrouvera ici. Quand à Dom Pius Parsch, il n’en parle que pour le Dimanche dans l’Octave pour relier l’évangile de la brebis perdue et du bon Pasteur au thème du Sacré-Cœur.

C’est pourquoi nous donnons ici des commentaires glanés ci et là…

Préambule [38]

Le cœur étant le symbole de l’amour, c’est l’ardent amour de Jésus qu’on honore en vénérant son Cœur de chair.

Cet amour s’est particulièrement manifesté lors de la passion du Sauveur car il a dit lui-même : « Personne n’a de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’il aime » [39].

Sa vie il l’a offerte pour nous sur la croix en expiation de nos fautes, pour nous réconcilier avec son Père en nous obtenant son pardon et la vie de la grâce qui est celle des enfants de Dieu.

C’est ainsi que le Cœur de Jésus nous est représenté blessé par la lance d’un soldat et répandant du sang et de l’eau, symboles des sacrements par lesquels la grâce divine se répand dans nos âmes.

Pie XII a particulièrement insisté, dans son Encyclique Haurietis aquas (1956) sur ce cœur transpercé qui met en évidence le caractère sacerdotal et sacrificiel de l’œuvre rédemptrice, consommée sur la croix et dont le Christ, glorieux dans les cieux, renouvelle l’oblation par le ministère de ses prêtres sur les autels du monde entier.

Cette œuvre à la fois d’amour (cœur) et de réparation (blessure) exige de notre part, comme le dit l’oraison de ce jour : « Que nous lui rendions le fervent hommage de notre amour et que nous lui offrions aussi le devoir d’une juste satisfaction ».

Par la liturgie de la parole et du sacrifice puisons :

1 et 2 : Aux sources de l’Ancien et du Nouveau Testament.

La liturgie fait ressortir l’amour miséricordieux, qui émane du Cœur de Jésus et nous a valu le salut, en puisant dans le psautier quelques-uns des éléments du propre de la messe de ce jour :

Introït : Psaume 32, 11-19. « Les desseins de son cœur subsistent d’âge en âge ; arracher leur âme à la mort, et les faire vivre au temps de la famine ».

Le cœur de Dieu, par où on entend son amour, a formé de toute éternité le dessein d’arracher le genre humain à la mort éternelle, juste châtiment de la faute d’Adam et des hommes qu’il avait prévue dans sa préscience divine.

Au cours des âges ce miséricordieux dessein de Dieu a toujours prévalu malgré l’opposition que lui ont faite les pécheurs.

Et aux temps messianiques, ainsi préparés par la Providence divine, cette charité toute gratuite de Dieu s’est manifestée avec surabondance par tous les événements de la vie du Fils de Dieu fait homme dont l’Église poursuit l’œuvre et la poursuivra jusqu’à la fin des temps.

Le sacrifice du Calvaire et son prolongement par le sacrifice de la messe sont les deux foyers de cette immense charité du Cœur du Christ. La mort du divin crucifié, nous préserve de la mort du péché et de ses conséquences funestes. L’Eucharistie alimente nos âmes et les préserve de la mort spirituelle.

Verset : Psaume 32, 1. « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur, la louange sied aux cœurs droits ».

A la pensée de cet amour immense et incessant de Dieu et de son Christ à notre égard, comment ne pas exulter de joie et glorifier le Seigneur.

Graduel : Psaume 24, 8-9. « Le Seigneur est bon et juste ; aux égarés il montre le chemin. Il fait marcher les humbles dans la droiture ; aux malheureux il enseigne sa voie ».

David exprima dans ce psaume combien grande était sa confiance en Dieu qui lui a toujours fait connaître ses voies et donné ses enseignements comme règle de vie.

L’Église fait nôtres ces élans de l’âme du Roi-Prophète car le divin Maître a dit : Alléluia, Matth. 11, 29 : « Venez à moi, vous tous qui êtes las et surchargés et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ».

Offertoire : PS. 68, 21. « L’opprobre m’a brisé le cœur, je suis perdu ; j’attendais la pitié, mais en vain, des consolateurs et je n’en ai point trouvé ».

Ce psaume est une douloureuse lamentation d’un serviteur de Dieu persécuté par ses ennemis.

C’est un psaume messianique qui traduit la grande souffrance du Christ au cours de sa passion.

Assumant devant son Père la responsabilité de tous les péchés des hommes, ses frères en humanité, il ressentit très vivement quel abîme les sépare du Dieu de toute sainteté. Et pour les en délivrer en expiant en toute justice à leur place, il voulut souffrir en quelque façon ce redoutable isolement qu’accentuèrent encore la haine de ses ennemis, la trahison de Judas, l’abandon de ses apôtres et l’indifférence ou la faiblesse de ceux qui, au lieu de lui venir en aide, le lâchèrent ou l’accablèrent de leurs injustes sarcasmes et avanies. Il prévit aussi à ce moment l’ingratitude future des hommes à son égard et l’inutilité de ses souffrances pour ceux qui, au cours des siècles, le rejetteront volontairement en mourant en état de péché mortel et en se détournant ainsi à jamais de lui-même et de son Père.

Ce refoulement de l’amour de Dieu par les pécheurs endurcis transperça, plus encore que la lance, son divin Cœur.

Jean parle en témoin dans l’Évangile, et le caractère d’authenticité qu’il donne à ce témoignage indique l’importance qu’il attache à ce que nous y croyons.

Il s’agit, en effet, de la réalisation de deux prophéties qui montrent aux fidèles que la nouvelle alliance dans le sang de Jésus, conclue sur le Golgotha, fait suite à l’ancienne alliance, conclue aussi dans le sang, au pied du Sinaï, et qu’en contemplant avec le regard de la foi la divine Victime qu’ils auront transpercée et en se lamentant sur elle, les hommes y trouveront une source de salut.

« Car, explique saint Jean, cela est arrivé pour que s’accomplît cette parole de l’Écriture : « Au-un de ses os ne sera brisé » ; et cette autre encore, qui dit : « ils cegarderont celui qu’ils auront transpercé ».

Le premier oracle se rapporte à l’agneau pascal dont il était interdit de briser les os [40] en raison même du caractère prophétique de cette victime qui figurait le véritable Agneau de Dieu, immolé sur la croix et reçu en nourriture à la table du Seigneur.

Jésus ne devait pas subir comme nous la décomposition du tombeau. Il devait y être déposé intact et ressusciter sans qu’il ait subi de mutilation.

Le second oracle fait allusion à un texte de Zacharie qui est messianique. « En ce jour-là je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de bienveillance et de supplication. Ils regarderont vers Celui qu’ils ont transpercé ; ils se lamenteront sur lui comme on le fait pour un fils unique et ils pleureront comme on pleure un premier-né... En ce jour-là il y aura une source ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem, pour le péché et l’impureté » [41].

Ce Fils unique, ce premier-né d’entre beaucoup de frères, comme l’appelle saint Paul, c’est Jésus dont le côté et le cœur transpercé sont pour tous les hommes une source salutaire.

Le sang est l’instrument de propitiation [42].

Il fut répandu au calvaire pour notre rédemption et il est offert à Dieu chaque fois qu’on réalise le sacrifice eucharistique.

L’eau est le symbole de l’Esprit qui donne la fécondité spirituelle. « Celui qui croit en moi, a dit Jésus, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. Il disait cela de l’Esprit que rêvaient recevoir ceux qui croiraient en lui » [43].

Et c’est en « naissant de l’eau et de l’Esprit » [44] par le baptême que les âmes sont purifiées et remplies de la vie surnaturelle de la grâce.

Les Pères ont donc vu à juste titre dans ce sang et cette eau, qui ont jailli du côté de Jésus, le symbole des deux sacrements grâce auxquels l’Église, nouvelle Ève sortant du côté du nouvel Adam, vit, est nourrie et se propage.

3 : Aux sources de l’Église par le ministère de laquelle le Christ, unique grand-prêtre, continue l’œuvre de notre salut et nous y fait participer activement.

L’œuvre toute d’amour de Jésus, qui consista à arracher les âmes au démon pour les ramener, à titre d’enfants, dont il est comme homme aîné, à Dieu son Père dans le royaume des cieux, fut accomplie très méritoirement dans le passé, mais elle doit être mise à présent à notre portée pour que nous puissions en bénéficier.

C’est à l’Église qu’il revient de le faire sous la conduite de l’Esprit-Saint par lequel, du haut du ciel et dans l’eucharistie, Jésus lui-même continue inlassablement à travailler à notre salut.

La célébration des mystères du Sauveur dans le cadre des fêtes du cycle liturgique a été établie dans ce but, et l’Église convie tous les fidèles à y prendre part au moins chaque dimanche par une assistance active à la Sainte Messe.

Le calvinisme au XVIᵉ siècle et le jansénisme au XVIIᵉ, ayant prôné un christianisme où l’amour de Dieu pour tous les hommes était essentiellement défiguré, l’Église affirma le caractère universel et constant de cet amour en instituant la fête du Sacré-Cœur. Un premier office et une messe du Sacré-Cœur furent composés au XVIIᵉ siècle par Jean Eudes. A la suite des apparitions de notre Seigneur à Sᵗᵉ Marguerite-Marie Alacoque en 1675, la fête du Sacré-Cœur, fut célébrée le Vendredi qui suit le 2ᵉ dimanche après la Pentecôte (et qui venait à cette époque après l’octave de la Fête-Dieu).

Étendue à toute l’Église par Pie IX en 1856, elle fut portée par Pie XI à un rang plus élevé.

Cette solennité récapitule toutes les phases de l’existence du Sauveur célébrées depuis l’Avent jusqu’à la Fête-Dieu. Ce Cœur que l’on adore, en tant qu’appartenant au Fils de Dieu auquel est dû le culte de latrie, fut formé dans le sein de la Vierge (Temps de l’Avent). C’est celui qui battait déjà d’amour pour nous dans la poitrine de l’enfant de la crèche et qui élaborait, dans l’atelier de Nazareth, le sang généreux qui circulait dans les veines du divin ouvrier (Temps de Noël) ; c’est celui que dévorait le zèle de la maison de Dieu et du salut des âmes lors des tournées apostoliques du Sauveur en Palestine (Temps du Carême) ; c’est celui qui ressentit les angoisses de l’agonie sanglante au jardin des Oliviers et qui, après avoir été transpercé (Temps de la Passion) ressuscita à une vie nouvelle et glorieuse (Pâques) ; et c’est celui enfin qui monta au ciel (Ascension) et qui chaque jour se rend présent sur nos autels où on le vénère dans l’Eucharistie (Fête-Dieu).

Le Cœur de Jésus, symbole de son amour, résume donc toute l’œuvre de la rédemption accomplie par le Sauveur. Sa fête, venant à la suite de la célébration de tous les mystères du Christ au cours de l’année, montre que c’est à l’immense charité du Fils de Dieu que nous devons notre salut. Elle évoque, dans une plénitude saisissante « la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur » de cette charité » comme le dit l’épître de ce jour où saint Paul reprend les expressions suggérées par l’admiration de Job devant la sagesse divine [45].

L’apôtre, écrivant aux Éphésiens, évoque, en effet le mystérieux dessein du salut des hommes conçu de toute éternité par Dieu dont l’amour miséricordieux est sans limites.

C’est dans et par le Christ que cet amour du Père nous est révélé et c’est dans le Christ et par l’Esprit-Saint que cette incomparable œuvre de salut se réalise au sein de l’Église.

Unis vitalement au Christ, comme des membres à leur Chef, tous les hommes sans exception sont appelés à participer à la filiation du Verbe incarné et à devenir par lui, avec lui et en lui enfants du Père.

Cette paternité divine n’exclut personne. Par le Fils tous doivent aller au Père dans l’unité de l’Esprit. Unité de foi et d’amour qui constitue ce que saint Paul appelle l’homme intérieur et qui nous remplit, par l’effet de la grâce surnaturelle, de la plénitude même de Dieu.

C’est à cet Apôtre des Gentils qu’il revint de leur annoncer ce mystérieux dessein d’amour dont les anges eux-mêmes n’ont la révélation qu’au fur et à mesure de sa réalisation au cours des siècles. Et il en bénit le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ de qui il tire son nom toute paternité aux cieux et sur la terre.

Voilà du reste son contexte qui met en plein relief l’amour de Dieu en Jésus-Christ, objet formel de la fête de ce jour : « Oui, frères, à moi, le plus infime de tous les saints, a été donnée cette grâce d’annoncer aux païens l’insondable richesse du Christ, et de mettre en lumière le plan de ce mystère, tenu caché depuis l’origine des siècles en Dieu le créateur de toutes choses, afin que, par le moyen de l’Église soit maintenant révélée aux principautés et dominations qui sont dans les cieux la sagesse infiniment diverse de Dieu. Et cela, conformément à l’éternel dessein qu’il a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur, qui nous donne, si nous avons foi en lui, la hardiesse de nous approcher de Dieu avec confiance. C’est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui tire son nom toute paternité aux cieux et sur la terre. Qu’il vous accorde, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit, pour que grandisse en vous l’homme intérieur ; que le Christ habite en vos œuvres par la foi ; soyez enracinés dans la charité et fondés sur elle, afin de pouvoir comprendre avec tous les saints ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur et al profondeur, et connaître l’amour du Christ, qui défie toute connaissance. Ainsi serez-vous remplis de la plénitude même de Dieu » [46].

Si toute l’œuvre du Christ est une œuvre d’amour qui se concentre dans le Calvaire, puisque c’est là surtout qu’il a donné sa vie pour nous, ainsi que le montre son Cœur transpercé, c’est maintenant dans le Sacrifice eucharistique que cette charité divine se manifeste avec le plus d’intensité et d’efficacité puisque Jésus lui-même, par le ministère des prêtres, continue à s’y offrir pour que ses mérites soient appliqués à nos âmes.

L’Eucharistie est le sacrement suprême de l’amour qui unit toute la communauté chrétienne dans les liens de la charité du Christ et qui fait du divin Cœur le roi et le centre de tous les cœurs.

C’est par l’Eucharistie surtout, qui est à la fois sacrifice et sacrement, que renonçant de plus en plus à notre égoïsme nous nous ouvrons toujours davantage à la charité dont le Sacré-Cœur est le foyer brûlant et débordant. « A ceci, dit saint Jean, nous avons connu l’amour : c’est qu’il a donné sa vie pour nous. Nous devons donc à notre tour donner aussi notre vie pour nos frères » [47].

But final du drame rédempteur : l’apothéose céleste dont la liturgie est l’annonce, la préparation et le prélude ici-bas.

C’est en union avec le Sacré-Cœur, uni substantiellement au Verbe de Dieu, que les anges et les saints glorifient Dieu dans le ciel, et qu’ici-bas nous rendons au Père, notamment à la sainte messe, tout honneur et toute gloire.

Nous préludons par là à l’action de grâces et à la louange toute d’amour que, dans les effusions de l’Esprit-Saint, tous les élus ne cesseront d’adresser durant l’éternité, à la très Sainte Trinité pour le don ineffable qu’elle nous a fait du Sacré-Cœur, source de vie et de sainteté, propitiation pour nos péchés, source de toute consolation, notre vie et notre résurrection.

La fête de ce divin Cœur nous prépare donc à la béatitude céleste, elle en est comme un avant-goût. « Seigneur Jésus, demande l’Église dans la Postcommunion, que vos mystères sacrés suscitent en nous une ferveur divine, qui, nous faisant goûter la suavité de votre cœur très aimant, nous apprenne à mépriser les choses de la terre et à aimer celles du ciel ».

Notre engagement personnel et communautaire dans la célébration liturgique de la fête du Sacré-Cœur.

Pour bénéficier pleinement de cette fête en nous pénétrant de son esprit, faisons nôtres ces belles formules de la messe.

Collecte : « Dieu, qui dans le cœur de votre Fils, blessé par nos péchés, nous prodiguez avec miséricorde des trésors infinis de charité, faites qu’en lui rendant le fervent hommage de notre amour, nous lui offrions aussi nos devoirs de juste réparation ».

Secrète : « Considérez, Seigneur, l’amour ineffable du cœur de votre Fils bien-aimé, afin que notre offrande vous soit agréable et nous obtienne l’expiation de nos péchés ».

Préface : « II est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, qui avez voulu que votre Fils unique, suspendu à la croix, fût transpercé de la lance du soldat afin que son Cœur ouvert, sanctuaire des libéralités divines, épanchât sur nous des torrents de miséricorde et de grâce, et qu’embrasé pour nous d’un amour qui ne se dénient jamais, il fût pour les âmes ferventes le lieu du repos et s’ouvrit aux pénitents en refuge de salut ».

[1] Pour rappel :
Octaves de Iᵉʳ ordre : Pâques et Pentecôte, ne le cèdent à aucune fête ;
Octaves de IInd ordre : Épiphanie, Fête-Dieu, ne cèdent que devant les fêtes de Iʳᵉ classe ;
Octaves de IIIᵉ ordre : Noël, Ascension, Sacré-Cœur, cèdent devant les fêtes doubles ;
Octaves Communes : Immaculée Conception, Assomption, St Jean-Baptiste, Patronage de St Joseph, Sts Pierre et Paul, Toussaint, Dédicace et Titulaire d’une église, Dédicace et Titulaire de l’église Cathédrale, Patrons principaux du lieu, Fêtes de Iʳᵉ classe avec Octave…
Octaves Simples : Nativité de la Sᵗᵉ Vierge, St Jean Apôtre, St Etienne, Sts Innocents, Fêtes de IIᵉ classe avec Octave.

[2] Ps. 32, 11. Les desseins de bonté du Cœur du Christ sont immuables et fidèles comme ceux de Dieu. Tel est le sens de cette Antienne comprise d’après le sens du verset du Psaume dont elle est extraite.

[3] Ps. 35, 9-10.

[4] Ps. 40, 10.

[5] Matth. 11, 29.

[6] Jer. 32, 40.

[7] Jer. 32, 41.

[8] Ps. 54, 13.

[9] Ps. 54, 14-15.

[10] Ps. 54, 13.

[11] Eph. 2, 5.

[12] Eph. 2, 4.

[13] Eph. 2, 7.

[14] Ps. 46, 8-9.

[15] Ps. 60, 2. Vous m’avez rend fermeté et sécurité. Cela a été vrai du Sacré-Cœur vivant sur terre et c’est encore vrai du cœur de ses fidèles.

[16] Ps. 93, 19.

[17] Ps. 40, 4.

[18] Coloss., II, 3.

[19] Gen., II, 14.

[20] Ps. 144, 18.

[21] Ps. 144, 8.

[22] Léon XIII, 25 mai 1899.

[23] Matth. 11, 25.

[24] Matth. 11, 26.

[25] Ps. 85, 9-10

[26] Ps. 96, 11 & 13.

[27] Ps. 97, 5.

[28] Ps. 107, 3-4.

[29] Ps. 110, 4.

[30] Zach. 12, 10.

[31] Jn 19, 34.

[32] Jn. 12, 32.

[33] Jn. 12, 33.

[34] Jn 19, 35.

[35] Ex. 12, 46.

[36] Ephes. 5, 1-2.

[37] Jn. 19, 35.

[38] La Croisade Liturgique à l’École et au Foyer, avril-mai-juin 1957, pp. 394-399.

[39] Jn. 15, 13.

[40] Ex. 12, 46 ; Nombr. 9, 12.

[41] Zach. 12, 9-10 ; 13, 1.

[42] 1 Rom. 3, 25 ; 1 Jn. 1, 7 ; Ap. 1, 7.

[43] Jn. 7, 38-39.

[44] Jn. 3, 5.

[45] Job 11, 8-9.

[46] Ephes. 3, 8-19.

[47] 1 Jn. 3, 16.

Office du jour

Office

A MATINES

A LAUDES.

Comme au jour de la Fête.

AUX DEUXIÈMES VÊPRES.

Les 1ʳᵉˢ Vêpres du Dimanche dans l’Octave.

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