Commun des Fêtes de la bienheureuse Vierge Marie
Commentaires
Présentation
Présentation
Commun du bréviaire romain pour les Fêtes de la Sᵗᵉ Vierge : les éléments de ce Commun sont utilisés soit entièrement soit partiellement quand une fête de la Sᵗᵉ Vierge ne possède pas d’office propre où un office complet.
Dom Pius Parsch, Le bréviaire expliqué
Dom Pius Parsch, Le bréviaire expliqué
Outre le propre du temps, le bréviaire renferme un propre des saints. Cette partie contient tous les textes propres des fêtes des saints. Et nous connaissons tous l’ampleur de cette section. En règle générale, on n’y trouve que la légende du saint et l’oraison propre ; quelques saints ont davantage de textes propres et enfin certains ont tout leur office propre ; les antiennes et les répons sont alors empruntés à la vie du saint en question, on y trouve des perles de la prière liturgique. Mais ces offices particuliers sont rares, la plupart des fêtes de saints prennent leur textes au commun, Depuis la réforme de Pie X. la psalmodie est prise au psautier hebdomadaire. Comme le commun des saints occupe une grande place dans la récitation du bréviaire, nous allons dire quelques mots sur son contenu et sa signification. Les saints sont répartis en plusieurs groupes, d’après leur état et leur sexe : les apôtres, les martyrs (avec trois subdivisions : un martyr, plusieurs martyrs, martyrs du temps pascal), les confesseurs pontifes, les abbés, les confesseurs (docteurs de l’Église), les vierges et les saintes femmes. On y ajoute la dédicace d’une église et le commun de la Sainte Vierge.
…
Et maintenant encore un mot sur l’office de la Sainte Vierge. Marie se tient à la tête de tous les saints. On ne peut donc pas parler d’un commun dans le sens de réunion d’un groupe de saints ; la position de Marie est unique, elle ne peut être insérée dans aucun groupe ; au contraire, elle est au-dessus de tous les groupes comme Reine des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges, ainsi que le disent les litanies de Lorette. Cet office est un commun en ce sens qu’il réunit les textes sur Marie, tandis que dans les fêtes de la Sainte Vierge nous ne considérons et célébrons que certains côtés. Nous voyons dès lors toute l’importance du commun pour bien comprendre les autres offices en l’honneur de Marie ; nous saisirons mieux les idées des fêtes séparées, si nous avons compris les grandes idées générales du commun.
Quelles sont donc les idées fondamentales du commun de la Sainte Vierge ? La réponse la plus courte nous est fournie par l’invitatoire des matines : « Sainte Marie, Mère de Dieu, Vierge, intercédez pour nous. » Nous y trouvons résumée toute la grandeur de Marie :
1° Sainte Marie, sa sainteté personnelle ;
2° Mère de Dieu, sa plus haute dignité et la raison la plus profonde de tous ses privilèges ;
3° Vierge, la liturgie lui donne ce nom de préférence, car il est la distinction unique, qu’elle ne partage avec personne, d’être Vierge et Mère à la fois ;
4° Médiatrice : c’est le motif de la grande confiance de la chrétienté envers le « Secours des chrétiens ». Voilà les idées fondamentales du commun de la Sainte Vierge et tous les éléments de l’office se ramènent à elles.
L’office mariai (c’est-à-dire le commun des fêtes de la Sainte Vierge), et les diverses fêtes de Marie sont très imagés ; la liturgie sait nous présenter Notre Dame sous des images et des symboles variés. Mais il y a trois images qui se présentent très souvent et qui ont besoin d’une appréciation particulière : Marie parait sous les traits d’une Épouse, de la Sagesse et de la ville de Jérusalem.
1° L’Épouse : L’office mariai contient de nombreux passages du Cantique des Cantiques. C’est un des trois ouvrages de la Sainte Écriture qui se présentent sous le nom de Salomon ; au sens littéral il chante les relations amoureuses du roi Salomon avec une bergère. Les points principaux de l’action sont les suivants : le désir ardent de l’un et de l’autre pour une union matrimoniale, diverses tentatives pour l’obtenir ; des chants et des dialogues où ils affirment leur inclination réciproque, les grands obstacles qui s’opposent à leur union. Mais le sens littéral n’est que l’enveloppe sous laquelle se cache un noyau de profondes et saintes vérités. Le Cantique décrit sous cette image l’amour de Dieu pour son peuple et au sens chrétien l’amour du Christ pour son Église, l’amour du Christ pour l’âme unie à Dieu. Cette image du fiancé et de la fiancée et du mariage est très courante dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament. Dieu est « marié » avec le peuple juif, il se nomme un Dieu « jaloux » ; l’idolâtrie était regardée comme un « adultère » dans l’Ancien Testament. Le Christ et saint Paul après lui ont encore exploité plus à fond cette image du mariage ; saint Jean Baptiste présente le Christ à Israël comme un fiancé et le Sauveur lui-même se nomme l’Époux de l’Église [85]. Ce que le christianisme nous offre de plus haut est donc contenu dans cette image : l’union du Christ et de l’âme qui a atteint chez les saints son plus grand développement. Maintenant nous comprenons pourquoi cette image et en particulier le Cantique des Cantiques sont si volontiers employés dans l’office marial ; c’est en Marie que précisément cette union d’amour avec Dieu, avec le Christ a trouvé la plus grande intimité imaginable, car la Très Sainte Vierge n’est pas seulement la plus sainte et la plus parfaite créature de Dieu, mais elle a eu avec Dieu une union unique, puisque durant neuf mois elle a porté dans son sein le Fils de Dieu.
2° La Sagesse : Marie est comparée à la Sagesse divine. Dans les Livres Sapientiaux, la Sagesse divine est personnifiée, tantôt sous les traits d’un enfant qui joue devant son père, l’accompagne lors de la création, tantôt sous l’aspect d’une messagère divine qui enseigne aux hommes la sagesse et la vertu, la vraie religion. Par ce nom de Sagesse, la Sainte Écriture entend tout d’abord l’attribut divin, la Sagesse de Dieu avec laquelle il a tout créé et disposé dans l’univers, ensuite les idées éternelles que Dieu a mises plus ou moins complètement dans les créatures ; les Pères de l’Église voient dans cette Sagesse personnifiée le Fils de Dieu, « par qui Dieu a créé le monde ». La Sainte Écriture pense aussi à la sagesse créée, la vertu de sagesse que Dieu a donnée au peuple juif par la religion qu’il lui a révélée. Le concept de sagesse est beaucoup plus vaste dans la Sainte Écriture que dans l’usage courant de notre langue ; il signifie : philosophie, vertu, sainteté, de même que folie et péché sont mis en équivalence. Or la liturgie aime à rapporter à Marie ces passages sur la « Sagesse ». Comment cela ? Les créatures sont des images de la divine Sagesse ; et plus elles sont parfaites, plus elles reflètent la beauté, la sagesse et la sainteté de Dieu. Marie, la plus parfaite image de Dieu, est donc, pour ainsi dire, la « Sagesse » même. C’est pour cela que de toute éternité fut prise la décision divine de réaliser l’incarnation du Fils de Dieu par Marie ; Marie a donc été réellement de toute éternité avec ses perfections devant la face de Dieu. Enfin elle a possédé la sagesse créée, c’est-à-dire la sainteté et la vertu au plus haut degré, si bien que dans ce sens aussi, on peut la nommer la « Sagesse ».
3° Jérusalem : Marie enfin parait sous l’image de Jérusalem ou de Sion (la citadelle de cette ville) ; le motif est lumineux : Jérusalem avait entre toutes les villes une situation unique, c’était la ville où Dieu avait dressé son trône, c’était la ville choisie et aimée de Dieu. Une image hautement appropriée à Marie. A Jérusalem se trouvait le temple, la demeure du Très-Haut. Marie, le temple vivant de Dieu. Jérusalem, la mère des nations où se dirigent tous les peuples, les païens aussi — Marie, la Mère de la chrétienté. Jérusalem assiégée et attaquée — Marie, la Mère des douleurs. Jérusalem, la plus chère et la plus aimée des Juifs — Marie, la plus aimée, après Dieu, par tous les chrétiens.
Invitatoire, Sainte Marie, Mère de Dieu et Vierge, * Intercédez pour nous., Hymne
Invitatorium · Sancta María, Dei Génetrix Virgo, * Intercéde pro nobis. · Hymnus
Colunt, adórant, prǽdicant,
Trinam regéntem máchinam,
Claustrum Maríæ báiulat.
vénèrent, adorent, annoncent,
Celui qui régit ce triple monde,
Marie le porte caché dans son sein [17].
Desérviunt per témpora,
Perfúsa cæli grátia,
Gestant puéllæ víscera.
servent en tout temps,
est porté par les entrailles d’une jeune vierge,
toute pénétrée de la grâce céleste.
Cuius, supérnus Artifex
Mundum pugíllo cóntinens,
Ventris sub arca clausus est.
dans l’arche [18] de son sein,
renferme l’Artisan suprême
qui tient le monde dans sa main.
Fœcúnda Sancto Spíritu,
Desiderátus géntibus
Cuius per alvum fusus est.
féconde par le Saint-Esprit,
et son sein donne au monde
le désiré des nations.
Qui natus es de Vírgine,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sǽcula.
Amen.
qui êtes né de la Vierge,
ainsi qu’au Père et à l’Esprit nourricier,
dans les siècles éternels.
Ainsi soit-il.
Office du jour
Aux 1ʳᵉˢ Vêpres.
| Ant. 1 Dum esset Rex * in accúbitu suo, nardus mea dedit odórem suavitátis. | Ant. 1 Pendant que le Roi * se reposait, mon nard [1] a exhalé une suave odeur [2]. |
| Ant. 2 Læva eius * sub cápite meo, et déxtera illíus amplexábitur me. | Ant. 2 Sa main gauche [3] * est sous ma tête ; et sa droite m’embrassera [4]. |
| Ant. 3 Nigra sum, * sed formósa, fíliæ Ierúsalem ; ídeo diléxit me Rex, et introdúxit me in cubículum suum. | Ant. 3 Je suis noire [5], * mais je suis belle, filles de Jérusalem : c’est pour quoi le Roi m’a aimée et m’a introduite dans le lieu de son repos [6]. |
| Ant. 4 Iam hiems tránsiit, * imber ábiit et recéssit : surge, amíca mea, et veni. | Ant. 4 Déjà l’hiver est passé, * la pluie a cessé, elle s’est retirée [7], levez- vous, mon amie, et venez [8]. |
| Ant. 5 Speciósa * facta es et suávis in delíciis tuis, sancta Dei Génitrix. | Ant. 5 Toute belle * vous avez été faite, Sainte Mère de Dieu, et vous êtes pleine de douceur au milieu de vos délices [9]. |
| Capitulum Eccli. 24. 14. | Capitule |
| Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. | Dès le commencement et avant tous les siècles, j’ai été créée, et dans la suite des âges je ne cesserai point d’être ; et, dans la demeure sainte, j’ai exercé devant lui mon ministère [10]. |
| Hymnus | Hymne |
| Prima stropha sequentis Hymni dicitur flexis genibus. | La première strophe de l’Hymne suivante est dite à genoux. |
| Ave, maris stella, Dei Mater alma, Atque semper Virgo, Felix cæli porta. | Salut, étoile de la mer, Mère de Dieu féconde, Salut, ô toujours Vierge, Porte heureuse du ciel ! |
| Sumens illud Ave Gabriélis ore, Funda nos in pace, Mutans Hevæ nomen. | Vous qui de Gabriel Avez reçu l’Ave, Fondez-nous dans la paix, Changeant le nom d’Ève [11]. |
| Solve vincla reis, Profer lumen cæcis, Mala nostra pelle, Bona cuncta posce. | Délivrez les captifs, Éclairez les aveugles, Chassez loin tous nos maux, Demandez tous les biens. |
| Monstra te esse matrem, Sumat per te preces, Qui pro nobis natus Tulit esse tuus. | Montrez en vous la Mère, Vous-même offrez nos vœux Au Dieu qui, né pour nous, Voulut naître de vous. |
| Virgo singuláris, Inter omnes mitis, Nos, culpis solútos, Mites fac et castos. | O Vierge incomparable, Vierge douce entre toutes, Affranchis du péché, Rendez-nous doux et chastes |
| Vitam præsta puram, Iter para tutum, Ut, vidéntes Iesum, Semper collætémur. | Donnez une vie pure, Préparez un chemin sûr [12], Pour que voyant Jésus Notre liesse soit éternelle. |
| Sit laus Deo Patri, Summo Christo decus, Spirítui Sancto, Tribus honor unus. Amen. | Louange à Dieu le Père, Gloire au Christ souverain, Louange au Saint-Esprit, Aux trois un seul hommage. Amen. |
| V/. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta. | V/. Rendez-moi digne de vous louer, Vierge sainte [13]. |
| R/. Da mihi virtútem contra hostes tuos. | R/. Donnez-moi de la force contre vos ennemis [14]. |
| Ad Magnificat Ant. Sancta María, * succúrre míseris, iuva pusillánimes, réfove flébiles, ora pro pópulo, intérveni pro clero, intercéde pro devóto femíneo sexu : séntiant omnes tuum iuvámen, quicúmque célebrant tuam sanctam festivitátem [15]. | Ant. au Magnificat Sainte Marie, * secourez les malheureux, venez en aide aux faibles, consolez les affligés, priez pour tout le peuple, intervenez en faveur du clergé [16], intercédez pour les femmes consacrées par vœu : qu’ils éprouvent tous votre assistance, ceux qui célèbrent votre sainte fête. |
| Oratio | Prière |
| Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum. | Seigneur notre Dieu, accordez, s’il vous plaît, à nous vos serviteurs, de jouir d’une perpétuelle santé de l’âme et du corps : et grâce à la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent, puis de goûter les joies éternelles. |
A Laudes.
| Ant. 1 Dum esset Rex * in accúbitu suo, nardus mea dedit odórem suavitátis. | Ant. 1 Pendant que le Roi * se reposait, mon nard [56] a exhalé une suave odeur [57]. |
| Ant. 2 Læva eius * sub cápite meo, et déxtera illíus amplexábitur me. | Ant. 2 Sa main gauche [58] * est sous ma tête ; et sa droite m’embrassera [59]. |
| Ant. 3 Nigra sum, * sed formósa, fíliæ Ierúsalem ; ídeo diléxit me Rex, et introdúxit me in cubículum suum. | Ant. 3 Je suis noire [60], * mais je suis belle, filles de Jérusalem : c’est pour quoi le Roi m’a aimée et m’a introduite dans le lieu de son repos [61]. |
| Ant. 4 Iam hiems tránsiit, * imber ábiit et recéssit : surge, amíca mea, et veni. | Ant. 4 Déjà l’hiver est passé, * la pluie a cessé, elle s’est retirée [62], levez- vous, mon amie, et venez [63]. |
| Ant. 5 Speciósa * facta es et suávis in delíciis tuis, sancta Dei Génitrix. | Ant. 5 Toute belle * vous avez été faite, Sainte Mère de Dieu, et vous êtes pleine de douceur au milieu de vos délices [64]. |
| Capitulum Eccli. 24. 14. | Capitule |
| Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. | Dès le commencement et avant tous les siècles, j’ai été créée, et dans la suite des âges je ne cesserai point d’être ; et, dans la demeure sainte, j’ai exercé devant lui mon ministère [65]. |
| Hymnus | Hymne |
| O gloriósa vírginum, Sublímis inter sídera, Qui te creávit, párvulum Lacténte nutris úbere. | O la plus glorieuse des vierges, élevée au-dessus des astres, vous nourrissez du lait de votre sein Celui qui vous a créée, devenu petit enfant. |
| Quod Heva tristis ábstulit, Tu reddis almo gérmine : Intrent ut astra flébiles, Cæli reclúdis cárdines. | Vous nous rendez par votre auguste Fils, ce dont Ève nous avait malheureusement privés : vous ouvrez les portes du ciel pour y faire entrer ceux qui pleurent. |
| Tu Regis alti iánua Et aula lucis fúlgida : Vitam datam per Vírginem, Gentes redémptæ, pláudite. | Vous êtes la porte du grand Roi, et son palais, éclatant de lumière : Nations rachetées, célébrez toutes la vie qui nous est donnée par cette Vierge. |
| Iesu tibi sit glória, Qui natus es de Vírgine, Cum Patre, et almo Spíritu, In sempitérna sǽcula. Amen. | O Jésus, gloire à vous qui êtes né de la Vierge, ainsi qu’au Père et à l’Esprit nourricier, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il. |
| V/. Diffúsa est grátia in lábiis tuis. | V/. La grâce [66] est répandue sur vos lèvres [67]. |
| R/. Proptérea benedíxit te Deus in ætérnum. | R/. C’est pourquoi Dieu vous a bénie pour l’éternité. |
| Ad Bened. Ant. Beáta es, * María, quæ credidísti : perficiéntur in te, quæ dicta sunt tibi a Dómino, allelúia. | Ant. au Benedictus Vous êtes bienheureuse, * Marie, vous qui avez cru : car ce qui vous a été dit par le Seigneur s’accomplira en vous, alléluia [68]. |
| Oratio | Prière |
| Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum. | Seigneur notre Dieu, accordez, s’il vous plaît, à nous vos serviteurs, de jouir d’une perpétuelle santé de l’âme et du corps : et grâce à la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent, puis de goûter les joies éternelles. |
Aux 2ᵉˢ Vêpres.
| Ant. 1 Dum esset Rex * in accúbitu suo, nardus mea dedit odórem suavitátis. | Ant. 1 Pendant que le Roi * se reposait, mon nard [69] a exhalé une suave odeur [70]. |
| Ant. 2 Læva eius * sub cápite meo, et déxtera illíus amplexábitur me. | Ant. 2 Sa main gauche [71] * est sous ma tête ; et sa droite m’embrassera [72]. |
| Ant. 3 Nigra sum, * sed formósa, fíliæ Ierúsalem ; ídeo diléxit me Rex, et introdúxit me in cubículum suum. | Ant. 3 Je suis noire [73], * mais je suis belle, filles de Jérusalem : c’est pour quoi le Roi m’a aimée et m’a introduite dans le lieu de son repos [74]. |
| Ant. 4 Iam hiems tránsiit, * imber ábiit et recéssit : surge, amíca mea, et veni. | Ant. 4 Déjà l’hiver est passé, * la pluie a cessé, elle s’est retirée [75], levez- vous, mon amie, et venez [76]. |
| Ant. 5 Speciósa * facta es et suávis in delíciis tuis, sancta Dei Génitrix. | Ant. 5 Toute belle * vous avez été faite, Sainte Mère de Dieu, et vous êtes pleine de douceur au milieu de vos délices [77]. |
| Capitulum Eccli. 24. 14. | Capitule |
| Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. | Dès le commencement et avant tous les siècles, j’ai été créée, et dans la suite des âges je ne cesserai point d’être ; et, dans la demeure sainte, j’ai exercé devant lui mon ministère [78]. |
| Capitulum Eccli. 24. 14. | Capitule |
| Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. | Dès le commencement et avant tous les siècles, j’ai été créée, et dans la suite des âges je ne cesserai point d’être ; et, dans la demeure sainte, j’ai exercé devant lui mon ministère [79]. |
| Hymnus | Hymne |
| Prima stropha sequentis Hymni dicitur flexis genibus. | La première strophe de l’Hymne suivante est dite à genoux. |
| Ave, maris stella, Dei Mater alma, Atque semper Virgo, Felix cæli porta. | Salut, étoile de la mer, Mère de Dieu féconde, Salut, ô toujours Vierge, Porte heureuse du ciel ! |
| Sumens illud Ave Gabriélis ore, Funda nos in pace, Mutans Hevæ nomen. | Vous qui de Gabriel Avez reçu l’Ave, Fondez-nous dans la paix, Changeant le nom d’Ève [80]. |
| Solve vincla reis, Profer lumen cæcis, Mala nostra pelle, Bona cuncta posce. | Délivrez les captifs, Éclairez les aveugles, Chassez loin tous nos maux, Demandez tous les biens. |
| Monstra te esse matrem, Sumat per te preces, Qui pro nobis natus Tulit esse tuus. | Montrez en vous la Mère, Vous-même offrez nos vœux Au Dieu qui, né pour nous, Voulut naître de vous. |
| Virgo singuláris, Inter omnes mitis, Nos, culpis solútos, Mites fac et castos. | O Vierge incomparable, Vierge douce entre toutes, Affranchis du péché, Rendez-nous doux et chastes |
| Vitam præsta puram, Iter para tutum, Ut, vidéntes Iesum, Semper collætémur. | Donnez une vie pure, Préparez un chemin sûr [81], Pour que voyant Jésus Notre liesse soit éternelle. |
| Sit laus Deo Patri, Summo Christo decus, Spirítui Sancto, Tribus honor unus. Amen. | Louange à Dieu le Père, Gloire au Christ souverain, Louange au Saint-Esprit, Aux trois un seul hommage. Amen. |
| V/. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta. | V/. Rendez-moi digne de vous louer, Vierge sainte [82]. |
| R/. Da mihi virtútem contra hostes tuos. | R/. Donnez-moi de la force contre vos ennemis [83]. |
| Ad Magnificat Ant. Beátam me dicent * omnes generatiónes, quia ancíllam húmilem respéxit Deus. | Ant. au Magnificat Elles me diront bienheureuse, * toutes les générations, parce que Dieu a regardé son humble servante [84]. |
| Oratio | Prière |
| Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum. | Seigneur notre Dieu, accordez, s’il vous plaît, à nous vos serviteurs, de jouir d’une perpétuelle santé de l’âme et du corps : et grâce à la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent, puis de goûter les joies éternelles. |