Férie
Mercredi 3 juin 2026
Tous les textes, sans date : temporal et sanctoral
Messe (Domine) du 1ᵉʳ Dim. ap. Pent. : Or. pro Papa. Préf. commune.
Commentaires
Présentation
Présentation
Jusqu’au XIVᵉ siècle, le dimanche qui suivait la Pentecôte voyait revenir le vert liturgique : c’était la conclusion logique, les Quatre-Temps de Pentecôte avaient célébré le printemps et l’été approchant, la nature commence à donner ses fruits : il est donc temps de reprendre ses outils et qui de planter, qui d’arroser, qui de moissonner car le temps de l’Église répandant la nouvelle de l’Évangile et récoltant les fruits de la mission est enfin venu.
Lors de la messe du 1ᵉʳ dimanche après la Pentecôte, saint Jean prend des accents poignants pour nous rappeler que « Dieu est Amour, celui qui demeure dans l’Amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui » [1] ; Notre-Seigneur, dans l’évangile, nous demande d’être miséricordieux, comme notre Père des cieux est miséricordieux et énonce la parabole de la paille et de la poutre [2] : le « Temps liturgique de l’Église » commençait par ces lectures dont le but était de rappeler au chrétien que dans l’attente de la venue glorieuse du Christ, la charité devait être la clef de la conduite quotidienne du fidèle devant Dieu [3], « la religion pure et sans tache », comme l’a enseigné saint Jacques le 5ᵉ dimanche après Pâques [4].
La messe du 1ᵉʳ Dimanche après la Pentecôte, étant remplacée le Dimanche par celle de la Très Sainte Trinité, devait être célébrée un des trois premiers jours de la semaine non empêché par une fête du rite double (rubriques avant 1960). Aujourd’hui, on ne la reprend en semaine qu’en cas de Férie.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Dom Guéranger ne traite pas de cette Messe, il précise seulement dans son commentaire de la Fête de la Trinité qu’on fait Mémoire Du dimanche.
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
« Optabas de Pentecosten. »
« In nativitate Sanctorum. »
Nous avons parlé précédemment du motif pour lequel, à l’origine, il n’y avait pas de station ce matin. Hors de Rome cependant, dans les monastères et partout où l’on ne célébrait pas les vigiles nocturnes selon le rit papal, il n’y avait pas de raison pour que ce dimanche fût aliturgique, aussi la messe suivante fut-elle accueillie de très bonne heure dans l’Antiphonaire grégorien, quoique parfois quelques calendriers romains mentionnent au contraire la fête orientale de tous les Saints. Quand, par la suite, grâce à l’octave de la Pentecôte, la liturgie romaine déplaça de quelques semaines les jeûnes solennels des Quatre-Temps d’été, ce premier dimanche, avec ou sans la fête de tous les Saints, rentra dans le cycle stationnal à l’égal de toutes les autres solennités dominicales, et la messe correspondante fut accueillie favorablement, même dans les églises de la Ville. Au XIVᵉ siècle, la fête de la Très Sainte Trinité réussit toutefois à supplanter de nouveau la messe de ce premier dimanche après la Pentecôte, laquelle messe est célébrée seulement désormais si des offices fériaux se présentent durant la semaine.
L’antienne pour l’entrée du célébrant est tirée du psaume 12 qui exprime bien l’attitude d’une âme mise à l’épreuve par le Seigneur, affligée par les ténèbres intérieures, les désolations et les cruelles attaques de l’adversaire. Mais l’âme ne manque pas ,à la confiance qu’elle place en son Dieu, et elle élève le cri de l’espérance : « J’ai confiance, ô Seigneur, dans votre bonté ; bien plus, même sous la poursuite de la tempête j’ai déjà, grâce à l’espérance, un avant-goût des joies de votre secours, et j’élève un chant au Seigneur qui récompensera ma foi. »
Dans la collecte on reprend la même pensée qu’à l’introït. La nature humaine, blessée par le péché, ne peut rien ; toutefois elle espère tout de Dieu, qui, à cause de son intime union avec l’humanité de Jésus, est devenu notre force. Que la grâce divine descende donc du Chef mystique du corps de l’Église et se répande à travers les membres, afin que ceux-ci agissent désormais conformément au bon plaisir de Dieu :
L’épître de saint Jean (I, IV, 8-21) traite de la charité que Dieu nous a montrée en nous donnant son propre Fils. La charité est la vertu universelle, dont l’objet est Dieu et tout ce qui lui appartient, c’est-à-dire le prochain. La charité envers le prochain est la preuve définitive de l’amour envers Dieu. Celui qui aime Dieu le sert de grand cœur, comme un fils dévoué ; tandis que celui qui le sert par crainte ressemble à un esclave travaillant pour éviter la punition. Il n’est donc pas parfait dans la charité, et en cet état il ne peut se promettre certainement ce pardon entier des péchés accordé à celui qui, comme Madeleine, aime et aime beaucoup, pour qu’on lui pardonne beaucoup.
Le répons-graduel provient du psaume 40 et poursuit le thème auquel il a déjà été fait allusion dans l’introït : « Je dis : Seigneur, ayez pitié. Je crains, et cela est le fruit de mon péché. J’ai agi selon la faiblesse de ma nature, et j’en subis les conséquences. Vous, agissez selon votre nature, et dans votre miséricorde effacez le mal de ma faute. Seigneur, quand même dans la balance de votre justice, le petit nombre de mes bonnes œuvres ne serait pas emporté par le poids des mauvaises, souvenez-vous que moi aussi, actuellement malade et défait, j’ai autrefois usé de compassion envers mon semblable, pauvre et malheureux, recouvert des livrées de la misère. »
Le verset alléluiatique provient du psaume 5 et semble continuer le gémissement du répons précédent : « Écoutez mes paroles, Seigneur, prêtez l’oreille au cri que m’arrache le déchirement de mes maux ».
La lecture évangélique (Luc., VI, 36-42) insiste sur le sujet de la charité fraternelle déjà développé dans l’Épître. La mesure de la charité dont nous devons user envers le prochain est celle-là même dont nous usons envers nous. Dieu n’emploiera pas deux poids et deux mesures, il nous traitera comme nous aurons traité nos semblables. Que personne ne se fasse d’illusions à cet égard. La foi chrétienne se prouve surtout par les œuvres de charité, et, comme l’observe fort bien saint Jean, est-il possible que quelqu’un aime vraiment le Dieu invisible s’il n’éprouve aucun amour envers son image vivante et visible qui se trouve dans le prochain ? Il y a plus ; précisément parce que la misère et le malheur peuvent émouvoir davantage le cœur compatissant, Dieu n’ayant besoin de rien a disposé que notre prochain se trouve en une quantité de misères et de nécessités, afin d’attendrir notre cœur et de nous fournir l’occasion de donner à Dieu, qui se cache lui-même dans la personne des pauvres.
L’antienne accompagnant le chant à exécuter durant la présentation par les fidèles des offrandes pour le Sacrifice, provient du psaume 5 et insiste pour que Dieu accueille nos prières. Pourquoi cela ? Dieu pourrait-il rejeter la prière de ses fils ? Non certes, mais parfois ces fils, abusant de la grâce divine, ne méritent plus que Dieu leur accorde quelque faveur spéciale. En ce cas, avant de demander la grâce désirée, il faut que ces fils indignes se concilient l’affection de leur père. Nous figurons-nous un coupable qui, tandis qu’il va se présenter au juge pour être condamné à la peine méritée, aurait l’impudence de demander au contraire d’insignes faveurs ?
La prière de propitiation doit donc précéder celle d’impétration. C’est en ce sens que l’Église, en une belle collecte que nous réciterons dans dix semaines, nous parle de grâces que la prière n’a pas la présomption d’implorer, mais qu’elle confie entièrement à la compatissante bonté de Dieu.
A cette nécessité, de nous concilier d’abord la faveur de la Divinité offensée, afin d’en obtenir ensuite des bienfaits particuliers, est justement ordonné le Sacrifice eucharistique, offert par l’Église tant pour les vivants que pour les défunts. Par les mérites du Sang de la Rédemption, la justice de Dieu, offensée par le pécheur, s’apaise, et Dieu daigne accueillir les prières pour le coupable repentant et pénitent.
La prière que l’on fait à Dieu est donc toujours accueillie par Lui ; mais, selon l’ordre qu’il a établi, elle aura, quand c’est nécessaire, d’abord une efficacité propitiatoire, pour pouvoir ensuite obtenir ce qui est directement demandé. Qui non placet, non placat. Parfois peut-être, quand nous nous fatiguons de la longue attente de certaines grâces, pensons-nous trop peu aux relations qui existent entre le fruit propitiatoire et le fruit impétratoire de la prière. Pourtant l’esprit de l’Église est tout différent, et cela frappe spécialement à l’égard des suffrages pour les défunts.
Bien qu’un seul Sacrifice eucharistique soit plus que suffisant pour purifier une âme et même toutes les âmes du Purgatoire, cependant l’Église recommande au contraire de multiplier les suffrages et les messes en leur faveur, précisément parce que, ignorant en quelle mesure la justice divine applique ces suffrages aux âmes pour lesquelles nous intercédons, c’est faire œuvre très utile que d’offrir d’abord à Dieu le fruit propitiatoire de nos prières, afin que, apaisé, il fasse enfin part à ces âmes du fruit satisfactoire et propitiatoire de nos suffrages.
La pratique de l’Église est appuyée en outre par les révélations faites à quelques saints. Dans celles de sainte Gertrude, par exemple, il est souvent question d’âmes de défunts, d’abord comme ensevelies en de très épaisses ténèbres, et privées de l’efficacité de tout suffrage. La Sainte prie, leur applique la sainte Messe, les mérites du Cœur de Jésus, et voici que ces mêmes âmes lui apparaissent, toutes joyeuses et vêtues dignement. Elles ne sont pourtant pas encore élevées à la Vision béatifique, mais, grâce aux offrandes de la Sainte, elles sont seulement admises à participer aux fruits des suffrages de l’Église, ce dont elles lui témoignent une vive reconnaissance.
La collecte servant de prélude à l’anaphore consécratoire a un caractère général. On y supplie le Seigneur d’accueillir favorablement notre oblation — et c’est là le caractère de sacrifice de la sainte Messe affirmé si nettement par les antiques formules liturgiques, contre les audacieuses négations des protestants et des hérétiques modernistes. Le secours ou subsidium perpétuel que l’on y demande n’est pas simplement l’aide de la grâce mais comprend aussi son ultérieure transformation dans les splendeurs de la gloire, laquelle est vraiment indéfectible et perpétuelle.
L’antienne pour la Communion est tirée du psaume 9. L’angoisse sous le poids de laquelle l’âme, au début, s’était approchée de l’autel de Dieu, a disparu. Par les mérites du Sacrifice, Dieu se montre de nouveau à elle apaisé et favorable. Il la reçoit, la rétablit en sa grâce, et dans la sainte Communion il l’approche de son cœur. C’est pourquoi l’âme fidèle éclate en un chant de reconnaissance et s’écrie : « Je narrerai à tous les merveilles que vous, ô Dieu, avez opérées à mon égard. Je serai heureux, je me réjouirai en vous — non pas en moi, car je n’en ai pas sujet — et je chanterai des hymnes à votre nom. »
La collecte d’action de grâces est brève et incisive : « Comblés, Seigneur, de si grands biens (tous les fruits de la sainte Communion, lesquels, à leur tour, comme autant de semences, produiront d’autres fruits dans la gloire éternelle, la résurrection finale des corps, une spéciale conformité de notre humanité glorifiée à celle de Jésus, etc.), que nous remplisse aussi un sentiment de tendre reconnaissance, afin que notre vie soit pratiquement, au moyen des œuvres, une eucharistie continuelle, c’est-à-dire une action de grâces ininterrompue. »
Au moment de la mort, la pensée qui réconforta davantage plusieurs saints fut celle d’avoir toujours été très miséricordieux vis-à-vis du prochain ; d’où ils concluaient à bon droit que le divin Juge ne traiterait pas leur propre cause avec une moindre miséricorde.
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Le dimanche de la miséricorde.
Quand nous célébrons cette messe, nous nous rendons compte immédiatement que nous sommes dans un temps ordinaire. Pendant le temps pascal, chaque chant se terminait par : Alléluia. On ne le fait plus. Nous chantons de nouveau le Graduel à la messe. Comme on le sait, les deux lectures sont généralement séparées par deux chants : le Graduel qui est un écho de l’Épître, et l’Alléluia qui prélude à l’Évangile. Le Graduel est considéré, dans le symbolisme de la liturgie, comme un chant de prière et de pénitence. C’est pourquoi, pendant le temps pascal, on l’omet et on le remplace par une double antienne d’Alléluia. Nous reprenons maintenant les deux chants et nous voulons signifier, par là, que le temps ordinaire est mêlé de sérieux et de joie, de pénitence et de louange.
La messe (Domine in tua). — Après une longue interruption, nous voyons de nouveau le prêtre s’avancer à l’autel avec un ornement vert. Cette couleur semble étrangère à la liturgie classique [11]. L’histoire de la liturgie ne connaît pas, d’ailleurs, de raison symbolique. Mais il ne nous est pas interdit, maintenant que l’usage est introduit, de lui donner une interprétation symbolique. Le vert est la couleur de l’olive, de l’olivier, qui nous rappelle le Christ, l’Oint.
Le vert est aussi la couleur de la moisson qui pousse. Or, le temps après la Pentecôte est symboliquement le temps de la croissance du royaume de Dieu sur la terre, le temps entre l’Ascension du Seigneur et son retour, le temps de la joyeuse espérance et de la fin prochaine.
Ce dimanche s’appelait, dans l’ancien temps, le « dimanche de la miséricorde ». Le beau texte de la messe est traversé par cette pensée : Miséricorde et amour. Nous avons largement éprouvé la miséricorde de Dieu par la grâce de la Rédemption. « L’amour de Dieu envers nous s’est manifesté en ce que Dieu a envoyé son Fils dans le monde, afin que nous vivions par lui » (Ép.). Nous avons éprouvé sa miséricorde par le pardon (Intr.). Nous devons maintenant manifester, à notre tour, de la miséricorde envers nos frères par la charité, la compassion et le pardon. « Soyez miséricordieux parce que votre Père des cieux est miséricordieux. Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; pardonnez et il vous sera pardonné » (Évang.). « Si Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres » (Ép.).
L’union entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain est très bien exprimée : « Si quelqu’un dit : j’aime Dieu, et hait son frère, celui-là est un menteur. Car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? Nous avons ce commandement de Dieu : Celui qui aime Dieu doit aussi aimer son frère ».
Ainsi donc, dans cette messe, l’Église insiste sur le commandement principal du christianisme, l’amour de Dieu et du prochain ; elle le fait dans une forme claire et belle. Cette messe est comme une inscription magnifique sur la porte d’entrée des dimanches après la Pentecôte. Le Graduel forme une heureuse transition entre les deux lectures : miséricorde de Dieu et miséricorde de l’homme.
Office du jour
Office du jour
Office
Avant la réforme du bréviaire sous Jean XXIII, les dimanches empêchés par une fête du Seigneur étaient commémorés à l’Office (aux Vêpres, à Laudes, et à Matines où on lisait à Matines comme 9ᵉ leçon le début du 3ᵉ nocturne des Matines du dimanche empêché). Cet usage ayant été supprimé en 1960, le 1ᵉʳ dimanche après la Pentecôte a aujourd’hui entièrement disparu du bréviaire.
AUX PREMIÈRES VÊPRES avant 1960.
1ʳᵉˢ Vêpres de la Trinité, avec mémoire du Dimanche.
| Ant. Lóquere, Dómine, quia audit servus tuus. | Ant. Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur écoute [5]. |
| V/. Vespertína orátio ascéndat ad te, Dómine. | V/. Que la prière du soir s’élève vers vous, Seigneur. |
| R/. Et descéndat super nos misericórdia tua. | R/. Et que votre miséricorde descende sur nous. |
| Oratio | Prière |
| Deus, in te sperántium fortitúdo, adésto propítius invocatiónibus nostris : et, quia sine te nihil potest mortális infírmitas, præsta auxílium grátiæ tuæ ; ut, in exsequéndis mandátis tuis, et voluntáte tibi et actióne placeámus. Per Dóminum. | O Dieu, vous êtes la force de ceux qui espèrent en vous, soyez propice à nos demandes : et puisque la faiblesse de l’homme ne peut rien sans vous, donnez-nous le secours de votre grâce ; afin que fidèles à observer vos commandements, nous puissions vous plaire de volonté et d’action. |
A MATINES avant 1960.
Matines de la Trinité, avec 9ᵉ leçon du Dimanche.
| Lectio ix ante 1960 | 9ᵉ leçon avant 1960 |
| Léctio sancti Evangélii secundum Lucam. | Lecture du saint Évangile selon saint Luc. |
| Cap. 6, 36-42. | |
| In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Estóte misericórdes, sicut et Pater vester miséricors est. Et réliqua. | En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Et le reste. |
| Homilía sancti Augustíni Epíscopi. | Homélie de saint Augustin, Évêque. |
| Sermo 15 in Evang. Matthæi de verbis Dómini, post initium | |
| Duo sunt ópera misericórdiæ, quæ nos líberant, quæ bréviter ipse Dóminus pósuit in Evangélio : Dimíttite, et dimittétur vobis : date, et dábitur vobis. Dimíttite, et dimittétur vobis, ad ignoscéndum pértinet : Date, et dábitur vobis, ad præstándum benefícium pértinet. Quod ait de ignoscéndo, et tu vis tibi ignósci quod peccas, et habes álium, cui tu possis ignóscere. Rursus, quod pértinet ad tribuéndum benefícium, petit te mendícus, et tu es Dei mendícus. Omnes enim quando orámus, mendíci Dei sumus : ante iánuam magni Patrisfamílias stamus, immo et prostérnimur, súpplices ingemíscimus, áliquid voléntes accípere ; et ipsum áliquid ipse Deus est. Quid a te petit mendícus ? Panem. Et tu quid petis a Deo, nisi Christum, qui dicit : Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi ? Ignósci vobis vultis ? ignóscite : Remíttite, et remittétur vobis. Accípere vultis ? date, et dábitur vobis. | Il y a deux œuvres de miséricorde qui délivrent les âmes et que le Seigneur nous propose brièvement dans l’Évangile : « Remettez et il vous sera remis, donnez et il vous sera donné. » Cette parole, « remettez et il vous sera remis » regarde le pardon des offenses ; cette autre, « donnez et il vous sera donné » regarde l’obligation de faire du bien au prochain. Pour ce qui concerne le pardon, d’une part, tu désires que ton péché te soit pardonné, et d’une autre part, tu as à pardonner à ton prochain. Et pour ce qui regarde le devoir de la bienfaisance, un mendiant te demande l’aumône, et tu es toi-même le mendiant de Dieu. Tous en effet, nous sommes, lorsque nous prions, les mendiants de Dieu ; nous nous tenons à la porte de ce père de famille grand et puissant, nous nous y prosternons, nous gémissons dans nos supplications, nous voulons recevoir un don : et ce don, c’est Dieu lui-même. Que te demande le mendiant ? Du pain. Et toi, que demandes-tu à Dieu, sinon le Christ qui a dit : « Je suis le pain vivant, qui suis descendu du ciel » [6]. Voulez-vous qu’il vous soit pardonné ? Remettez et il vous sera remis. Voulez-vous recevoir ? Donnez et l’on vous donnera. |
A LAUDES avant 1960.
Laudes de la Trinité, avec mémoire du Dimanche.
| Ant. Estóte ergo misericórdes, sicut et Pater vester miséricors est, dicit Dóminus. | Ant. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux, dit le Seigneur [7]. |
| V/. Dóminus regnávit, decórem índuit. | V/. Le Seigneur a établi son règne, il a été revêtu de gloire [8]. |
| R/. Induit Dóminus fortitúdinem, et præcínxit se virtúte. | R/. Le Seigneur a été revêtu de force, et il s’est ceint. |
| Oratio | Prière |
| Oratio | Prière |
| Deus, in te sperántium fortitúdo, adésto propítius invocatiónibus nostris : et, quia sine te nihil potest mortális infírmitas, præsta auxílium grátiæ tuæ ; ut, in exsequéndis mandátis tuis, et voluntáte tibi et actióne placeámus. Per Dóminum. | O Dieu, vous êtes la force de ceux qui espèrent en vous, soyez propice à nos demandes : et puisque la faiblesse de l’homme ne peut rien sans vous, donnez-nous le secours de votre grâce ; afin que fidèles à observer vos commandements, nous puissions vous plaire de volonté et d’action. |
AUX DEUXIÈMES VÊPRES avant 1960.
2ndes Vêpres de la Trinité, avec mémoire du Dimanche.
| Ant. Nolíte iudicáre, ut non iudicémini : in quo enim iudício iudicavéritis, iudicabímini, dicit Dóminus. | Ant. Ne jugez point et vous ne serez point jugés ; car vous serez jugés, dit le Seigneur, selon que vous aurez jugé les autres [9]. |
| V/. Dirigátur, Dómine, orátio mea. | V/. Seigneur, que ma prière soit dirigée [10]. |
| R/. Sicut incénsum in conspéctu tuo. | R/. Comme un encens en votre présence.. |
| Oratio | Prière |
| Deus, in te sperántium fortitúdo, adésto propítius invocatiónibus nostris : et, quia sine te nihil potest mortális infírmitas, præsta auxílium grátiæ tuæ ; ut, in exsequéndis mandátis tuis, et voluntáte tibi et actióne placeámus. Per Dóminum. | O Dieu, vous êtes la force de ceux qui espèrent en vous, soyez propice à nos demandes : et puisque la faiblesse de l’homme ne peut rien sans vous, donnez-nous le secours de votre grâce ; afin que fidèles à observer vos commandements, nous puissions vous plaire de volonté et d’action. |
¶ Cette messe doit être dite les jours de férie de cette semaine.
¶ Hæc Missa dicenda est diebus ferialibus huius hebdomadæ.
¶ Non dicitur Glória in excélsis. · ¶ On ne dit pas le Glória in excélsis.